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. BB3 31 fol. 221 in-extenso; rapport Jeanbon, p. 10.
. Arch. nat, DxLu, n° 4, pièces justicatives du rapport Jeanbon, p. 52. . Pièces justificatives, rapport Jeanbon, p. 48.
. Ibid., p. 36,
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République et distribuerait la Constitution à bord de ses vaisseaux aussitôt qu’elle lui serait parvenue !, Trogoff, une fois la révolution sectionnaire opérée, en saluait le triomphe des salves d'artillerie de son escadre, refusait de recevoir la Constitution des mains de Baille et Beauvais sous prétexle que ce n’était pas là un mode de transmission officiel ?, faisait, le 17 juillet, avec ses états-majors visite aux sections. Le 18, il écrivait au ministre pour se féliciter de n’avoir pas fait sortir l’escadre et dire succinctement que les sections s'étaient ouvertes à Toulon, avaient investi Chaussegros et lui « de la plus
grande confiance », se reposaient sur leur civisme et leurs talents
pour prendre les mesures qu’ils jugeraient le plus utiles *.
Le 19 juillet, Trogoff, Chaussegros et Puissant se laissèrent entraîner à une manifestation plus nette : ils assistaient à la séance du Comité général où il fut délibéré qu’on désobéirait à l'arrêté du Comité de Salut public relatif à Marseille, ils ne protestèrent pas, ils ne soufflèrent pas mot au ministre de leur présence à cette réunion, el le 25 l'amiral déclarait à Dalbarade n'avoir pas reçu la Constitution “. Néanmoins, Trogoff embossait ses navires en rade pour résislier à une attaque possible des Anglais Ÿ, ce fut lui qui obligea le parlementaire de Hood à substituer au pavillon blanc le pavillon tricolore, le 21 il fit part de l'incident à Dalbarade, ajoutant « les équipages qui sont absolument dans la volonté du pure n’entendent pas de plaisanteries sur l’article du pavillon
Cette attitude des chefs de la marine est étrange : dans tous leurs actes, Trogoff, Puissant et Chaussegros semblent bien adhérer au mouvement des sections. Les salves d’artillerie de Trogoff ne constituent pas, quoi qu’en ait dit Jeanbon ’, un hommage à la contrerévolution toulonnaise, car à ce moment, l'amiral pouvait s’illusionner sur la signification de l'événement; le refus que l’amiral faisait aux Représentants du peuple de la Constitution, suivi de sa demande à Dalbarade de cette même Constitution, n’est pas non plus une preuve de sa duplicité : jusqu’à la fin du drame Trogoff se montrera très
formaliste et ne voudra de Paris que des communications officielles;
mais la présence des trois chefs de la marine au Comité général, le 19 juillet, les accable. On a prétendu que l'arrêté du Comité de Salut public du 8 était illégal, c’est faux *. On assure aussi que les trois chefs voulaient, Trogoff le fera entendre peu après, rester en bon accord avec Toulon dans l'intérêt du port et de l'escadre, qu'à
1. Guérin, p. 236. Rouvier, Histoire des marins français sous la République, p.104; Lauvergne, p. 207.
2. « Précis de ce qui s’est passé digne d’être remarqué en rade de Toulon, depuis le 17 mai 1793 jusqu’au 4 septembre, même année », anonyme, mais d'un marin du vaisseau l’Orion (Arch. nat. DxLu, ne 4).