‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 391 sur 889 · Aulard, Jacobins, t. V, pp. 296-298 déjà cité · texte numérisé non relu

Aulard, Jacobins, t. V, pp. 296-298 déjà cité

7. Aulard, Jacobins, t. V, p. 312. Deshayes avait été proposé par le Mercure universel du 9 mai 1791 pour la place de ministre (AD vir, 42, Arch. nat.), puis au dire d'Escudier, destitué par Monge pour incivisme (D xLu, n° 4); dans sa réponse à Escudier le ministre dit que Deshayes lui avait été recommandé par un membre du Comité de Salut public et par les Jacobins (ibid.).

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remit à Couthon, membre du Comité, qui en fit part à Dalbarade. Le ministre répondit qu'il avait été impossible de faire sortir l’escadre contre un ennemi supérieur en nombre, que le travail d'épuration des états-majors démandait beaucoup de temps, et il couvrit son adjoint !. La Convention, de son côté, lui ordonna, le 23 juillet, de faire séance tenante un rapport sur la nomination des officiers appe-

lés au commandement des vaisseaux de Toulon. Mais, avec plus

d'adresse que de bonne foi, il rejeta tout sur son prédécesseur, etil couvril les nominations qu’il avait faites de la recommandation du contre-amiral Chaussegros ?. Ce plaidoyer équivalait, on le voit, à une déclaration de confiance dans Trogoff et Chaussegros, des lettres que le ministre adressait à la même date au commandant des armes confirment son estime pour tous deux *.

Quant au Comité de Salut public, il se concerta avec les Représentants du Var. Ceux-ci lui conseillèrent les moyens de douceur pour éviter de jeter les Toulonnais dans les bras des Anglais ‘. Il se rendit à leur avis, peut-être d’ailleurs ne connaissait-il pas encore l’arrêté du Comité des sections du 19 juillet. Jeanbon, qui, le 19 et le 24 juillet, avait fait adopter des mesures contre Marseille, lut, le 29 juillet, un rapport sur Toulon où il ne disait pas mot de l’escadre et concluait à voter simplement la mise en liberté des citoyens détenus, le rétablissement dans leur poste des administrateurs deslitués par les sections et la restitution de leurs armes, enfin l'annulation des arrêtés insurrectionnels; il terminait par la promesse que des secours en subsistances seraient donnés aux Toulonnais dès. que l’ordre serait rétabli *. Toutefois, les propos d’Escudier, les indices de projets de destruction des arsenaux par des affidés des Anglais déterminaient le même jour le Comité à mander indistinctement Trogoff, Puissant, Chaussegros et Saint-Julien, pour tirer d'eux des explications. La teneur de l’arrêté portait qu’il serait exécuté sur le champ ‘

Il n’en fut rien, il semble que le Comité de Salut public ait encore voulu réfléchir. Les Représentants du peuple près l’armée d’Italie, Barras et Fréron, échappés avec peine à Pignans aux mains des fédéralistes avaient eu les mêmes velléités d’indulgence, mais plus vite instruits du caractère des événements ils procédaient maintenant avec énergie *. Aussi Escudier répéta ses attaques contre

1. D xrr, n° 4. Sur un point Dalbarade déguise la vérité : il prétend avoir approvisionné le port de Toulon; or, d’une enquête qu'il a fait faire, il résulte que le mérite de cette mesure revient à Vincent sous le ministère de Monge (BB*, 30, fol. 195).

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