‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 448 sur 889 · W 311. Arch. nat · texte numérisé non relu

W 311. Arch. nat

4. Bréard et Tréhouart au Comité de Salut publie, le 4 octobre (13 vendémiaire), AF'r 278, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VII, p. 217. Bréard à Jeanbon, Brest, 14 frimaire : « tu dois te souvenir... qu'à ton arrivée Prieur.et toi avez été d'avis de faire partir une partie des prévenus » (Registre III de correspondance des Représentants. Arch. commun. de Brest). Prieur à Jeanbon et Bréard, Lorient, 19 brumaire (AFn 277). :

5. W 311. Arch. nat., Enouf, Lebourg, Leduc demandent le 2 frimaire à être interrogés. Voy. sur Duplessis-Grénedan, Rapport Jeanbon, pièces justificatives, p. 77, et le Registre III de correspondance des Représentants, sur Duplessis-Grénedan. Arch. commun., Brest, au 23 vendémiaire ; ibidem, Prieur à Jeanbon et Bréard, Lorient, 19 brumaire, déjà cité; W311. Arch. nat. Il semble aussi que Duplessis- Grénedan s’est emparé du cachet de la municipalité de la Roche-Sauveur pour authentiquer un certificat de civisme en sa faveur. Beaussard cependant ne l’attaque pas dans sa dénonciation (Rapport Jeanbon, pièces justificatives, p. 71). Plessis- Mauron, de Grénedan, Toussaint-Jean, lieutenant. de vaisseau du 18 novembre 1788, lieutenant de deuxième classe sur la liste de 1791, était né à Vannes en1765 (Levot, op. cil., p. 121, note ?, Biographie bretonne, Etat de 1790 et Liste de 1791).

bord » expliqua-t-il ; il est permis de penser avec l’accusateur public que « ces précautions jetaient la plus grande défiance dans son équipage ! »; c’est, d’ailleurs, la seule charge sérieuse qu’on ait relevée à Son actif, et à toule autre époque elle ne lui aurait pas valu une condamnation capitale. Il parut bien que Lebourg avait fomenté l’insurrection, puis qu'Enouf, Leduc et lui s'étaient renfermés dans leurs cabines à l'instant où l'équipage du Tourville hissait les huniers, au lieu de se rendre à leur poste. On ne prouva rien contre le souschef d'administration de Verneuil. Le 27 nivôse Duplessis-Gréne- ‘dan, Coëtnempren, de Verneuil furent condamnés à mort tandis que Lebourg était acquitté. Enouf probablement, Leduc nous en avons l'assurance, étaient décédés avant le jugement ?. - Ce verdict n’est pas un des moins déconcertants du tribunal révolutionnaire. De Verneuil était innocent, Coëtnempren ne méritait pas la mort, et, par contre, Lebourg paraît l'objet d’une indulgence peu motivée, peut-être avait-il donné aux terroristes parisiens des gages de dévouement comme il en donnera plus lard à ceux de Brest. Mais le châtiment paraît juste pour Duplessis-Grénedan, sa conduite rappelle les manœuvres de ce Lebret d’Imbert qui était rentré au service sur l’escadre de Toulon uniquement pour machiner plus à l’aise contre la République et la nation. Jeanbon est évidemment responsable en partie de la mort qui frappa de Verneuil. Ajoutons, d’ailleurs, qu’il n'avait contre les condamnés aucune haine particulière, et que le 29 germinal il fit donner à la veuve de Coëtnemprem, dépouillée de tous ses biens et chargée de famille, un secours provisoire de 500 livres *.

Qu'allait-on faire des inculpés retenus en prison à Brest? les juger le plus tôt possible, déclarait le Représentant dans son rapport, « car ceux qui n’ont mérité que des peines correctionnelles ne doivent pas languir dans les liens d’une longue détention, et l'humanité veut, à l'égard des coupables eux-mêmes, qu’on ne prolonge point les angoisses de leur sort ». Cependant il ne pouvait être question de les traduire devant un jury : il eut été pris parmi les marins de l’escadre el ceux-ci, en majorité, avaient participé à la révolte *. Jeanbon, d’autre part, nous l’avons dit, s’opposait à l'établissement d’un

1. Rapport Jeanbon, pièces justificatives, pp. 93-97. W, 311. Noter que Tréhouart cite son vaisseau comme un de ceux qui sont restés complètement dans le devoir (lettre du 25 septembre, déjà citée), Coëtnempren (ou Koëtnempren) de Kerdournan, Jean-Marie, né à Morlaix en 1764, sous-lieutenant de vaisseau du 1% mai 1786, lieutenant de troisième classe sur la listé de 1791 (Levot, p. 121, note 2, État de 1790 et Liste de 1791).

2. W, 311. De Verneuil était né à Brest en 1764. Ils sont condamnés comme « convaincus d’intelligences avec les ennemis extérieurs de la République tendant à protéger un convoi hollandais de plus de cent voiles pour les côtes d’Espagne et du Portugal, et à faciliter l’entrée des ennemis sur le territoire français en leur livrant les ports, magasins et arsenaux ». Enouf, sous-lieutenant du 1% mai 1786, ne comparait pas devant le tribunal, Leduc est mentionné décédé.

3. [Te Registre d’arrêtés des Représentants. Arch. commun. de Brest.

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