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2. Arch. du Finistère, Reg. I d’arrêtés des Représentants. Arch. commun. Brest ; AFu 102 et Reg. Ill de correspondance des Représentants. Brest, 2? brumaire.
3. Lettre déjà citée, 4 brumaire (AFir 294, Aulard, Actes du Comité de Sulult public, t. VIII, p. 14). Voy. Affaires étrang. fonds France, Reg! 332, fol. 69,197, correspondance de Cuny jeune. C’est probablement le frère de Cuny ainé en mission à Rochefort. Sur les quarante-cinq agents du ministre des affaires étrangères en mission à cette époque, voy. Sorel, op. vit., 8° partie, p. 534, et BB? 10, fol. 12, où l’on voit Desforgues transmettre leurs observations à Dalbarade,
l'extérieur du territoire. Guny et Collinet avaient-ils mission d’espionner les Représentants à Brest? Dans ce cas, de qui tenaient-ils cette mission ? Nous savons que Jeanbon attribuait leur envoi à d’autres personnages qu’à Desforgues, ces personnages, il ne les a jamais nommés, et nous ne voyons pas que le Comité de Salut public lui ait rien répondu sur cette affaire. Desforgues, à qui ses : agents tout penauds en référèrent,-garda lui aussi le silence ‘. Jeanbon fera allusion à cet incident dans son rapport à la Convention sur sa mission au mois de pluviôse, et nous y reviendrons avec lui, mais ce fait, joint à tout ce que nous venons de dire, montre combien, avec les apparences de la toute-puissance à Brest et dans la marine, le délégué du Comité de Salut public était tenu en échec.
Il était donc fort nécessaire que le séjour de Saint-André à Brest se prolongeât quelque temps el que ses pouvoirs sur la marine fussent augmentés. Au contraire, le 16 brumaire (6 novembre), le Comilé de Salut public lui ordonnail d'aller suivre les opérations des armées qui essayaient d'arrêter la marche des Vendéens sur Granville, et il le chargeait en même temps d’inspecter la côte du Cotentin au point de vue des facilités que les Anglais pourraient y ‘trouver pour une descente. Jeanbon reçut la dépêche le 22 (12 novembre). Il partit de suite, bien qu’épuisé par le travail déjà fourni. Il fit cependant observer au Comité qu’il restait encore des mesures à prendre à Brest et il demanda qu’on l'y rappelât le plus tôt possible. Il y laissait, à la vérité, Bréard dans lequel il avait toute confiance ?. ‘Mais Bréard, effrayé de la responsabilité qui lui incombait désormais, déclarait au Comité de Salut public sa propre insuffisance, et sollicitait son rappel si l’absence de Jeanbon devait durer : « la nature n’a pas également partagé tous les hommes, écrivait-il ingénuement, si vous voulez que la marine de la République soit utile à la patrie et qu’elle reprenne toute son activité, si vous voulez achever d’extirper les abus, si vous voulez en un mot sauver la patrie, que Jeanbon revienne ici promptement. — La mission nouvelle de Jeanbon
1. Cuny jeune à son ministre (AT. étrang., Fonds France, Reg. 325, fol. 148). Verteuil au même (ibid. Reg. 330, fol. 337). Du Chatellier (Brest et le Finistère sous la Terreur) n’a rien compris à cet incident. Les conflits sont constants d’ailleurs entre
les agents de Desforgues ou ceux du Conseil exécutif et les Représentants en mis-
sion : voy. Aff. étrang. fonds France. Reg. 333 les aventures de Régulus Le Clere incarcéré par Hentz et Florent Guiot à Bergues, voy. aussi Aulard, Actes du Comité de Salut public, passim et notamment, t. VII, p. 315. Cela déterminera un débat très vif à la Convention, le 27 frimaire, et des mesures contre ces agents.
2. Jeanbon au Comité de Salut public, 22 brumaire; Bréard au même, même date et minute du Comité en réponse (BB* 38 fol. 434, 437, 436, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VIIT, pp. 366-370). :