‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 537 sur 889 · Moniteur, t. XIX, p · texte numérisé non relu

Moniteur, t. XIX, p

2. Reg. I d'arrêtés des Représentants. Arch. commun. Brest. Lettre de Hugues du 12 pluviôse au Comité de Salut public (Papiers inédits trouvés chez Robespierre, t. II, p. 229). Noter que le 3, Laignelot écrivait au Comité de Salut public avec une belle indignation contre les dévastations en Vendée (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X, p. 383). À ce moment Cuny jeune et Collinet sont rappelés de Brest (Aff. étrang. France. Reg. 333, fol. 188).

3. Laignelot, l'réhouart au Comité de Salut public, 1# pluviôse (Reg. III de correspondance des Représentants, Aulard, t. X, p. 338). Voy. L13, fol. 17 recto, Arch. Finistére, rapport de l’agent national du district de Brest : à Brest « il n’existe plus que quelques bigotes ».

4. Précis de la vie patriotique de Michel Roffin, capitaine au 1 bataillon du 2e régiment d'infanterie ci-devant Marine. Brest, 4 vendémiaire, an IL. impr. Gauchiet (Biblioth. du Port) et défense de Philippe dans sa brochure : Aux amis de la vérité (ibid.), Constitution du comité de Surveillance, 10 pluviôse (Reg. I d’arrêtés des Représentants). Les Comités de Surveillance des sections furent maintenus (Levot, p. 196). Les papiers du Comité sont perdus (ibid., p. 220 note).

Le délégué du Comité de Salut public à la marine s’occupait D de l'offensive à prendre sur les mers.

Dans les premiers jours du mois, tandis qu’il se rendail à Paris, ses collègues avaient rédigé plusieurs. arrêtés évidemment inspirés par lui: ordre de construire le phare de Penmarch, destitution de La Barre, chef principal de la marine du Havre qui avait refusé de répondre à ses demandes de renseignements. Barère avait aussi fait confirmer par décret dela Convention la nomination du contre-amiral Martin, désigné par Saint-André pour commander les forces navales de la Méditerranée !. D'autre part, le Comité, par une circulaire à tous les Représentants dans les départements maritimes, recommandait d'augmenter le stock d’approvisionnemeuts, de presser la fabrication du biscuit et « de ne disposer en aucun cas, ni pour aucun motif, pour un autre usage des vivres, blés, farines, munitions ou autres objets quelconques destinés pour le service des ports et armées navales... le devoir et l'intérêt des citoyens inactifs et paisibles sont de se soumettre à toutes les privations pour former et maintenir les forces qui garantissent leur vie, leur liberté, leur tranquillité ? ». Saint-Just, Lindet, Barère, surtout avaient été les rédacteurs de ces arrêtés. Rentré dans le Comité, Jeanbon, comme par le passé, eut des collaborateurs parmi ses collègues pour les affaires maritimes. Barère l'aida, Lindet s’occupa des subsistances et Prieur de la Côted'Or des armes destinées aux ports et escadres. Carnot étudia la création de ports à Ambleteuse, à la Rochelle *, et nous le retrouverons naturellement quand il faudra combiner les opérations des troupes et de la marine. D'autre part, Jeanbon contresigna nombre d’arrêtés de ses collègues sur les sujets les plus variés, notamment l'ordre d'arrêter, pour la troisième fois, Rouget de l'Isle #, et il libella plusieurs décisions relatives à Montauban. Le Comité de Marine continuait à vivre d’une vie obscure et malaisée à connaître, peut-être scindé de nouveau en Comité de Marine et Comité des Colonies, et probablement, nous en aurons des indices, toujours en désaccord avec Saint-André *. Mais, ainsi qu'’autrefois, le principal

1. Aulard, Actes du Comité de Salut pubile, t. X, pp. 374, 39; décret du 3 pluviôse (Procès-verbal, t. XXX, p. 8). Notons un décret du même jour établissant une école d’hydrographie à Saint-Jean-de-Luz (ibid.)et un ar rêté du Comité de Salut public du 4, règlementant la composition du pain des ouvriers des ports et marins (Aulard, t. X, p. 394).

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