Aulard, Actes du Comité de Salut publie, t. XI, p
4. Jeanbon, au Comité de Salut public, 9 ventôse, 10, 11 ventôse (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XI, p. 444, 463, 482).
5. Jeanbon à Billaud et Ruamps AF11 210, au Comité de Salut public, 15 ventôse (AF11 298, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XI, p. 558).
6. BB# 47, fol. 11; Jeanbon au Comité de Salut publie, 14 ventôse (Aulard, t. XT, p. 540); AFu 210; Savary, t. III, p. 349; Puisaye, Mémoires, t. Il, pp. 499-525; Aulard, t. XI, p.: 539, et lettre du Comité de Salut public, du 10 ventôse, ci-dessus, sur l'indiserétion de Le Carpentier ; BB‘ 37, fol. 174.
7. Voici cette lettre du 10 ventôse : en tête la mention « pièce secrète ». « Le Comité de Salut public vous envoie, pour la suite de l’expédition sur l’île de Wight à
Jeanbon, cependant, a profité de ce répit pour: hâter les travaux et le recrutement des marins, pour faire venir sur l’escadre les canonniers du régiment d'artillerie de:marine envoyés un mois avant à Vannes et Châteauneuf, et, à sa demande, le Comité de Salut public généralise cette mesure pour tous les soldats et officiers ayant appai-tenu naguère à ce régiment ‘. Le 18 ventôse (8 mars), les deux divisions Thévenard et Doré repartent de Brest, avis en est donné par signaux à Cancale où elles arrivent le 21 ?, et Jeanbon se propose d'envoyer deux frégates et une corvette entre Ouessant et les Sorlingues, pour éclairer la route que lui-même va prendre avec la flotte‘.
Soudain, le 19, le temps devient affreux, les frégates de la division Duchesne et les transports qu’elles doivent escorter sont bloqués par les Anglais en rade de Cherbourg; les chouans organisés par Puisaye se répandent dans les campagnes dégarnies de troupes, ils percent jusque dans le Morbihan où éclate le soulèvement cité plus haut *. Jeanbon, sur le point de s'éloigner de Brest avec l’escadre, est obligé de faire parlir pour Vannes 400 hommes, il réclame des secours à Rossignol pour comprimer le Morbihan et rassurer Brest; Rossignol, qui ne veut pas diminuer les effectifs concentrés en vue de l’expédition, envoie à Saint-André les iroupes de Rennes, et Puisaye en profite pour menacer cette dernière ville *. Il paraît maintenant impossible de défendre cent vingt lieues de côtes, faire la chasse aux chouans, surveiller les départements bretons et fournir un corps de débarquement pour Jersey avec, pour toutes ressources, une armée épuisée par la dernière campagne contre les Vendéens, et qui n’a reçu comme renforts que des paysans de première réquisition ‘. D'autre part, risquer l’éscadre de Brest dans
considérer l'état des esprits, l’ardeur des troupes et les moyens d'assurer la conservation des îles de Jersey et de Guernesey et pense qu'il serait utile de ne faire sur l'ile de Wight, si tout est bien disposé, qu’une invasion subite pour effrayer Londres, car vous ne pouvez faire un établissement permanent.
« Ce qui oblige le Comité de Salut publie à vous écrire dans cette disposition, c’est la lettre qu'il vient de recevoir aujourd'hui de Jeanbon qui réclame du Comité et du ministre de la marine, des approvisionnements de tout genre. » Suit le passage que nous citons dans notre récit, puis : « Le secret bien gardé contribuera sans doute au succès; mais Le Carpentier a été indiscret dans sa lettre à la Convention. Heureusement, des journaux annoncent qu’un de vous (Billaud-Varenne) est parti pour l’armée du Nord, ce qui dépayse un peu les hommes à conjectures. » De la main de Barère, signé : B. Barère, Saint-Just, Collot d’Herbois, C. A. Prieur (collection Maurice Loir).
1. Dxvi, n° 1. Arch. nat., Reg. II d’arrêtés des Représentants du peuple ; 19 ventôse, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XI, p. 603.
2. BB3 51, fol. 455, BB“ 86, fol. 11, BB? 61, fol. 43 et fol. 63, Jeanbon au ministre, 19 ventôse. Voy. sur Doré et ses équipages jugés par Ruamps, Aulard, t. XII, p. 25.