Jeanbon à Barère, 7 ventôse
2. Rapporté par Jeanbon au club de Lorient (D 9, fol. 170. Arch. commun. Lorient).
3. AFu102, Levot, p.223, Du Chatellier, Brest et le Finistère sous la Terreur, p.57.
4. Reg, I et IT d’arrêtés des Représentants. Nous avons déjà cité les principales nominations et destitutions. Embarquement des troupes d’artillerie de marine, AFyr 206; le Comité de Salut public décide de mettre ces troupes à la disposition du ministre de la marine (12 ventôse, Aulard, Actes du Comilé de Salut public, t2Xl/p%408)
5. Jeanbon au Comité de Salut public, 9 ventôse (AF1r 294, Aulard, Actes du Comilé de Salut public, t. XI, p. 444). Voy. Moniteur du 20 ventôse, t. XIX, p. 654.
6. Voy. Savary, Guerre des Vendéens et des Chouans, t. IT, Guerre : armée des côtes de Brest, AFir 210, Arch. nat. Ho La Vendée patriote, t. Hi}, pp. 465-471,
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magasins sont établis à Solidor (Saint-Servan), Paramé, Cancale !. Ruamps est à Port-Malo depuis le 30 pluviôse, Billaud-Varenne vient le rejoindre ?. Les deux Représentants escomptent si bien la prise de Jersey qu'ils se demandent s'ils ne pousseront pas jusqu’à l'île de Wight à.
Mais, à Brest, le vent tourne brusquement, les divisions Thévenard et Doré ne peuvent sortir de l’Iroise et doivent mouiller à Bertheaume, puis, au bout de trois jours, elles sont forcées de rentrer en rade, ayant laissé trois ancres à Bertheaume ‘. L’escadre, naturel- . lement, esl aussi réduite à l’immobilité, et l’équinoxe approche avec ses tempêtes. Jeanbon s’en désole, son lit était déjà à bord de Za Montagne, écrit-il à Ruamps et Billaud le 12, et au Comité de Salut public il expose l’imprudence qu'il y aurait à risquer une sortie : «il vous appartiendra de peser, dans votre sagesse, si le retard que les circonslances ont nécessité ne doit pas apporter quelque changement dans vos déterminations *. » De son côté, la division Gohet- Duchesne est retenue à Cherbourg par les vents contraires, et l’on a dû compléter ses équipages que décimait la maladie par des novices qui n'ont jamais été à la mer. On manque, d’ailleurs, de {ransports, les soldats du corps expéditionnaire sont indisciplinés, les armes et les vivres font défaut, la Bretagne dégarnie de troupes s’agite. Le Carpentier a laissé échapper des propos indiscrets, et, les Anglais, avertis de la sorte ou renseignés par Puisaye, sont sur leurs gardes, on voit leurs frégates rôder au large de la pointe de Barfleur f. Le Comité de Salut public écrit à Ruamps et Billaud une lettre assez réservée sur le projet de Wight : Jeanbon, leur ditil, a besoin d’approvisionnements de tout genre, «l’escadre de Brest ne doit pas quitter le vent de Brest d'après nos arrêtés dont vous avez connaissance, et si vous vous engagez jusqu'à Wight, l’escadre anglaise ne pourrait-elle pas vous cerner? Le point essentiel, c’est d'assurer le succès de la première opération ; vous ne devez pas la compromettre en l’approchant trop des flottes ennemies, sans avoir les plus grands moyens », et le Comité redoute les indiscrétions 7.
1. Voy. Savary, Guerres des Vendéens ét des Chouans, t. ÎT, Guerre : armée des côtes de Brest, AFn 210, Arch. nat, Chassin, La Vendée Patriote, t. II, pp. 465-471.
2. Ils s'intitulent : « Les Représentants du peuple près les armées de terre et de mer des côtes de Brest et de Cherbourg ».