Levot, p
-5. AFn 102, Reg. II d’arrêtés des Représentants, Levot, p. 355; Dur 349, Arch. nat. . 6. Vautier remplace Dall Kéréon le 5 floréal (BB? 51, fol. 53). Vautier, Vauthier, ou Vaultier, officier marchand, puis de la Compagnie des Indes, au service de l'État dans la guerre d'Amérique, distingué à la bataille des Saintes, capitaine de brülot en 1782, chevalier de Saint-Louis en 1788, lieutenant de vaisseau en 1786, capitaine de 3° classe sur la liste de 1791 par nomination du roi en vertu du privilège royal, capitaine de 1e classe le 6 février 1793, commandant des armes à Cherbourg le 15 septembre 1793, contre-amiral le 26 brumaire an II (France maritime, 1. IV, p. 312, Etat de 1790
et Liste de 1791).
tion !. Sané est suppléé par Forfait jusqu'au 9 floréal, puis Forfait étant réclamé par les constructions en cours au Havre, Jeanbon remet en activité un ingénieur retraité, « le vieux et honnête Guignace », « vu l’urgence et le vide de cette classe d'hommes ins- « truits ? », et bien que Guignace soit noble. Pour parer aux effets du décret du 27 germinal qui exclut de toute fonction les ci-devant, le Représentant met en réquisition Vatrin, l'ingénieur La Fosse, puis tous les ingénieurs, ouvriers et employés qui sont nobles d’origine, tous les marins en service à Brest et sur l’escadre qui se trouvent dans les mêmes conditions, pourvu qu'ils aient obtenu un certificat de civisme. Le Comité de Salut public, le 22 floréal, étendra la mesure à tous les ingénieurs ÿ. Jeanbon lève de nouveaux contin-
gents d'ouvriers non classés. Il envoie aux travaux jusqu'aux soldats
des quatre compagnies de canonniers de l’armée révolutionnaire de Paris qui s'étaient engagés uniquement pour faire la guerre de Vendée, il écrit à leurs capitaines : « S'ils s’y refusaient, dites leur bien que celui-là n’est pas républicain qui refuse d’aller au poste où la patrie l’appelle, quel qu’il soit », s'ils s’obstinent ordre de les incarcérer *. Le Comité de Salut public, de son côté, met en réquisition: les entrepreneurs et ouvriers des manufactures de toile à voile qui sont d’origine noble .
Le 18 germinal, le Comité interdit l'accès des chantiers et arsenaux à quiconque n’y est pas employé . Le 6 floréal, les ouvriers ne montrant pas tous l’activité nécessaire, Jeanbon rédige un arrêté complétant celui qu’il avait publié en nivôse pour la police des chantiers et ateliers de Brest et de Lorient, et il étend. ce nouvel arrêté à tous les ports : pour tout maître ou contre maître qui aura manqué aux appels, trois jours de détention la première fois, la rétrogradation à la paie d’ouvrier et l'envoi pour six mois dans un port de moindre importance en cas de récidive; défense aux ouvriers de faire des fagots de vieux bois, sauf à certains jours,et de s’y mettre plus d’un quart d'heure avant le son de la cloche de sortie; défense aux bateliers. qui mettaient en communication Brest et Recouvrance, de faire passer les ouvriers avant les heures de SOrtie *. Le 13 floréal, un autre arrêté élablit pour les corvées de volon-
1. BB 51, fol. 399, IVe Reg. de correspondance des Représentants du peuple, 21 germinal.
. 8. Arrêté de Jeanbon du 9 floréal (Reg. IT d’arrêtés des Représentants du peuple), Jeanbon à Dalbarade, 10 floréal (IVe Reg. de correspondance.), Réponse à la dénonciation des citoyens de la commune de Brest, Guignace directeur des constructions avec rang de capitaine de vaisseau (État de 1790).
. 8. Reg. IL, d’arrêtés des Représentants du peuple, Dxvi, n° 1, Arch. nat.
4, AFir 102, AFur 296 ; IVe Reg. de correspondance des Représentants, 4 floréal.
5. 25 germinal (AF11 61, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XI, p. 580).
6. AF1 295, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XII, p. 435.
7. Certains ouvriers « sont d’un caractère inconstant, demandent sans cesse des,
congés qu’ils obtiennent au moins en partie et désertent les ateliers» (Jeanbon à Dalbarade, 27 germinal. Arch. commun. Brest). L'arrêté du 6 floréal est au Recueil des arrêtés. pris par le républicain Jeanbon. 11 complète un précédent du 13 nivôse voy..
ch. xv, p. 655 et note 3. Ajoutons que l'incapacité de Tribout à organiser le service
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taires employés aux chantiers un règlement qui punit les absences injustifiées, assure des gratifications à l'exactitude, des récompenses particulières à ceux qui, « dans ces travaux patriotiques, se seront. distingués par une assiduité et une ardeur marquée ! ».
Jeanbon ramasse du matériel de la côte d'Espagne à Coutances, emprunte de nouvelles ressources aux cargaisons des prises anglaises qui affluent, prescrit des achats considérables. Il fait exploiter les mines de charbon de Quimper et place celles de Carhaix et les gisements de plomb de Poullaouen mis en régie, sous la surveillance de ses agents. Le Roux développe l'extraction au charbonnage d’Isigny, et Jeanbon voudrait placer cette exploitation, comme les précédentes, entre les mains de l'État ?. Jeanbon installe à Brest une fonderie de gueuses pour le lest des vaisseaux, une poulierie, une forerie. « Indret pouvant couler plus qu’il ne peut forer, nous lui demanderons les canons pleins, et nous les forerons ici »; la roue hydraulique qui sert de moteur pour la poulierie sera employée aussi pour la forerie « d’après l’idée qui nous en a été présentée par Joseph Vatrin * ». L'établissement des fourneaux à réverbère est continué sous la direction de Forfait, durant le séjour que celui-ci fait à Brest, « travail immense » et de l'utilité duquel Forfait luimême commence à douter #.
Jeanbon presse particulièrement la construction des frégates portant du 18. C’est « en ce moment le plus grand service qu’on puisse rendre à la République », car le nombre en est insuffisant, beaucoup sont requises pour l’escorte des convois, la chaîne de protection des côtes, les missions particulières, et « nous avons le plus pressant besoin de bâtiments qu'on puisse envoyer. en croisière », Le Représentant voudrait aussi transformer les: plans dressés pour la construction de frégates portant six canons de 24, de façon à obtenir un autre type : des corvettes portant douze canons de 18. Il demande à détourner momentanément vers l’achèvement des frégates et corvettes tous les bras employés dans les ports secondaires à la confection de plus petits bâtiments, et il exécute ce projet pour Brest *. Aussi, au 1° floréal, les deux vaisseaux le Majestueux et le Caton,
d'ordre gêne les travaux : « hier on a empêché de sortir les ouvriers, attachés aux bâtiments civils et fortifications » (l’agent national du district à Tribout, 21 floréal. L13 fol. 34 verso, Arch. Finistère).