floréal AF11 102, 18 floréal (ibid
4. Réponse de Jeanbon à la dénonciation dés citoyens de la comnrune de Brest, arrêté du 19 floréal sur les élargissements à prononcer AFn 102; un autre du 18 ordonne à l’accusateur public de dresser trois listes des détenus, la troisième contenant les individus réputés suspects avec les motifs de leur arrestation et leurs réclamations (d’après un arrêté de Faure et Tréhouart du 8 vendémiaire an III. Arch, commun. Brest) ; arrêté du 17, renvoyant les municipaux de Lorient devant le parquet du tribunal révolutionnaire pour s'expliquer sur les arrestations qu'ils ont prononcées - (AFn 102).
5. AFn 195, Toutes ces mesures seront imputées comme des crimes à Jeanbon par
Le 22 floréal, « l'armée de la République est sur une ancre, les chaloupes sont embarquées, la communication avec la terre défendue ». Mais les vents sont toujours contraires, les avisos expédiés . par Villaret à la découverte ne sont pas rentrés, l’amiral et le Représentant ne savent où est passé l'ennemi !. À Cornic qui leur demande leurs instructions sur le moyen de rallier Brest, Jeanbon répond : « Nous avons ici un double objet à remplir, celui de sauver le convoi et de nous réunir à toi: le premier est le plus important, celui auquel nous devons tout subordonner. Toi {tu n’en as qu’un, celui de te réunir à nous. Tu dois donc faire ton soin principal de cet objet. Tu as besoin d’une grande prudence. Nos forces sont respectables : 25 vaisseaux de ligne, un vaisseau rasé et un nombre suffisant de frégales composent en ce moment l’armée de Brest; rien ne nous résisterait si les divisions de Cancale étaient avec nous, mais il faut les y amener sans les compromettre ?. » Villaret de son côté écrit à Cornic : « Mes mouvements sont assujettis aux nouvelles que je recevrai de mes chasseurs. Le but de ma sortie étant de protéger l’arrivage du convoi, je prendrai, si j'en suis le maître, un poste intermé- . diaire entre lui et l'ennemi, et je me tiendrai entre les Penmarchs et Belle-Isle ; mais comme je l’ai déjà observé, mes mouvements dépendront de ceuxde l’armée anglaise; peut-être serai-je obligé de rallier le convoi au large ; mais si elle n’est forte que de 33 à 34 vaisseaux, je me tiendrai dans les parages de Belle-Isle en manœuvrant de manière à éviter tout engagement sérieux jusqu'à ce que tu m’auras rallié ou que le convoi soit en sûreté *. »
Le 23, Jeanbon annonce au Comité de Salul public que les cutters le Courrier et la Surprise envoyés jusqu’à Plymouth n’ont pas vu la flotte anglaise : cetle nouvelle « donne lieu à deux questions dont l'une est plus inquiétante que l’autre ? La flotte anglaise est-elle rentrée dans ses ports, ou bien a-t-elle fait route au Sud et s’est-elle portée dans le golfe de Gascogne? » dans les deux cas la jonction avec la division de Cancale pourra s'effectuer, mais dans le second Van Stabel et son convoi sont bien exposés, « cependant les vents nous retiennent enchaînés el leur constance à nous contrarier est désolante *. » Le 24, on apprend que neuf bâtiments ennemis croisent sur la côte d’Âbrevach, deux corvettes qui les rencontrent ne leur échappent qu’à grand peine, Jeanbon s’en inquiète pour l’escadre de Cancale ÿ. C'est probablement la division Montagu qui lui
les thermidoriens (n° 55 des Annales républicaines de Brest. ADxvur, n° 39, Arch. nat., Quelques observations sur la réponse de Jeanbon à la dénonciation de la commune de Brest, Dur 349 ibid). Voy. chap. xxu.
1. Villaret à Cornic, 22 floréal (Arch. commun. Brest).Jeanbon à Cornie même date (BB: 61, fol. 44-45), et au Comité de Salut public (BB3 61, fol. 43).