Villaret à Dalbarade, 11 prairial (BB‘ 37, fol
4. Dans le plan du major-général Delmotte, composé pour la cour martiale maritime en l'an [V et que nous reproduisons, c’est bien {e Montagnard qui est marqué en tête; ét tous les documents le confirment. Guérin, dans la reproduction qu’il donne de ce plan, substitue au Montagnard le vaisseau-amiral la Montagne, qu était placé au centre de la. ligne, ce qui rend toute l’action incompréhensible.
LA CROISIÈRE DE PRAIRIAL AN fl
CLS 348 ‘ourinui your)
‘SIOIUNU SO SUBP SIA SII SOI
SOTIOA 9p Sd409 oxjenb so Snos quoA np said snjd ne OTITEMeQ ep 21pIO uo oSI8 UE OOUIY
‘OIPIO 199 SUBP IWOUU,] Juenbeyje onSTer 9 ANS o[eIeq op a1pro ue OSTROUCIJ QUI ‘V
o o © o 9 e o e à Vélo.
d Bo o o © Re ee DR Le © © o © © o © La PdDd ED pd y “a ur + QE on. 07222 Tu - * mnt D dd Se =. 1 - FT « 2 Tue FNOESS Pl mi = s
comBat DU 10 PRAIRIAL (29 MAI) 819
rapproché des ne Sur l'observation que la ligne ennemie était composée de rois-ponts, Howe ayant renforcé son avant-garde, Bompard répondit, du môins il le raconte et nous pouvons le croire car il avait déjà donné des preuves de son courage : «nous en acquer-
-rons plus de gloire », et comme on lui faisait remarquer que le J'e-
mapes et la Corrention ne le suivaient pas : « C’est fâcheux, mais s'ils veulent se déshonorer je ne suis pas jaloux de les imiter; d’ailleurs, je suis l'ordre du général. » Effectivement, il attaqua l'ennemi avec une bravoure à laquelle le Représentant et l'amiral ont rendu hommage, et que n’imitèrent pas assez le Jemapes, le Républicain, la Convention. Il combattit vigoureusement, jusque vers 1 heure
de l’après-midi, l'avant-garde anglaise grossie de vaisseaux du centre. Pendant ce temps, Villaret restait hors de portée des Anglais avec le centre et l’arrière-garde de notre flotte.
Vers une heure, Howe renonça tout à coup à combattre notre avant-garde, heureusement pour le Montagnard qui se trouvait réduit à demander par signal une remorque. Le feu cessa sur ce point. Triomphants, les vaisseaux qui venaient d’être engagés signalèrent à Villaret que l'ennemi pliait. Villaret le crut ‘, Jeanbon assure dans son Journal que l'amiral comprit mieux les intentions de son adversaire, mais dans son rapport du 16 messidor il dit que l’ennemi plia effectivement. En réalité, Howe ne plia point, il fit volteface pour se porter sur notre arrière-garde et la couper. D’après la plupart des témoins, y compris Villaret et Saint-André, le vaisseau le Terrible, dans l’arrière-garde française, ayant démâté de son petit mât de hune, Howe voulut profiter de cette avarie; Troude dit simplement que Howe signala à ses capitaines de virer de bord. Troude ajoute, Guérin et M. Chevalier répètent après lui de l’aveu même des Anglais, que le signal fut mal compris, mal exécuté des capitaines anglais, M. Chevalier assure même que Howe dut virer de bord avec son propre vaisseau et se porter sur l’arrière-garde française pour que ses capitaines le suivissent.
Fût-ce le désarroi de la ligne anglaise qui décida Villaret à se porter sur elle avec son centre et son arrière-garde, pour croiser sa route et la couper, comme le pensent Troude et M. Chevalier ? Fût-ce simplement le mouvement de la ligne anglaise faisant volte-face et foncant sur notre arrière-garde qui rapprocha cette ligne de notre centre, comme le dit Villaret lui-même? Les deux armées, moins l'avant-garde française qui restait immobile au point où elle avait
: combattu, passèrent à contre-bord l’une de l’autre en suivant une
direction inverse, et se canonnèrent très violemment. Il y eut là un engagement fort vif dont Jeanbon ne parle pas : « La Montagne soutint son nom, et jamais volcan ne vomit un tourbillon de feu pareil. » Howe arriva à la hauteur de notre arrière-garde, qu’il rencontrait dans l’ordre suivant : Gasparin, Indomptable, Terrible, Impétueux, Tyrannicide. L'Anglais passa tout au long de ces bâtiments, les