Moniteur, t. IV, pp
3. Dumas, t. 1, p. 471, Vieillard, pp. 37-49. A ces événements se rapporte la gravure fantaisiste, «les officiers municipaux de Montauban dépouillés de Pécharpe aux trois couleurs devant la milice citoyenne de Bordeaux » (Bibl. nat., collect. Hennin, n° 10719).
4. Rapport de Vieillard; Mathieu Dumas, t. I, pp. 468-475; Livre Jaune, p. 9 (Arch. commun. Montauban).
5. Arrêté de la municipalité de Toulouse du 19 mai 1790, « de donner asile, sûreté et protection aux citoyens de Montauban » (Arch. commun. Bordeaux ; discours au club de Montauban, le 13 octobre 1790 au fol. 9 recto, premier reg. de délibér. du club. Arch. commun). Arrêté de la municipalité de Bordeaux du 15 mai offrant un asile aux Montalbanais (rapport Vieillard). Réunion des officiers municipaux de diverses communes voisines de Montauban, à Albias, pour concerter la délivrance des dragons prisonniers (Mémoire contenant l'exposition de la conduite qu’a tenue Mare Antoine Sartre aîné, collect. Em. Forestié, écrit sur lequel nous reviendrons).
6. Froment a écrit qu'étant allé à Turin voir le comte d'Artois, celui-ci le chargea de former un parti royaliste dans Le Midi; à son retour, d'accord avec les
tuante, le comte de Toulouse-Lautrec, le vicomte de Mirabeau frère du grand orateur, étaient de la conspiration, l’un à-Toulouse et l’autre à Perpignan. En juin, éclatèrent des troubles à Toulouse, à Perpignan ‘, à Nîmes ?. Dans cette dernière ville ils aboutirent à des tueries effroyables, nous n’avons pas à nous en occuper, et nous aurons occasion de revenir sur les événements de Perpignan. Mais Jeanbon fut mêlé à ceux de Toulouse. Cent des proscrits de Montauban avaient été reçus avec élan le 31 mai dans la cité voisine *, les mêmes causes de divisions y armaient d’une part les bourgeois protestants et les révolutionnaires et, d’autre part, les vieilles familles nobles, les catholiques, les anciens parlementaires et les capitouls, Toulouse avait vu se dérouler le procès de Calas, et chaque année lon y célébrait par une procession solennelle l’anniversaire d’un massacre des protestants, commis en 1562. La défiance des patriotes s’en prit à M. de Toulouse-Lautrec *; accusé de recruter dans les
environs des fanatiques pour une Saint-Barthélemy nouvelle, il fut
nobles et les prêtres, il organisa la série des troubles politiques et religieux du Midi, faisant d’abord exclure les protestants des municipalités et corps administratifs au profit des catholiques royalistes (Précis de mes opérations pour la défense de la religion et de la royauté pendant le cours de la Révolution, in-8, octobre 1815). Effectivement, le Journal de Bordeaux mentionne trois voyages de Froment de Nîmes à Montauban après le 10 mai, et M. E. Daudet (Hist. des conspirations royalistes du Midi sous la Révolution, Paris, 1881, in-8, ch. 1 passim), Rouvière (Hist. de la Révolution française dans le dépurtement du Gard, t. I, pp. 74-191), font de Froment le principal agitateur du Midi. Pourtant d’Elbreil n’en dit rien et considère le mouvement de Montauban comme tout local. Nous avons démontré qu'il y avait des causes de conflits politiques et religieux à Montauban, mais le conflit était fatal dans
: tout le Midi entre catholiques et royalistes d’une part, protestants et patriotes de
l’autre, et il y avait déjà dans toute la region, avant le 10 mai, des menées concertées
par les catholiques. Jeanbon citera plus tard : « un des auteurs des maux de Nimes qui, par sa perfide correspondance avec Cieurac, avait aussi contribué à ceux de
Montauban » (lettre du 1% mars 1793 à la Société des Amis de la Répubiique de Montauban, collect. Em. Forestié). C’est, croyons-nous, la collision néfaste de Montauban qui a ébranlé tout le Midi. Avant, il y avait eu des rixes à Nîmes, après il y eut des massacres. L’effet du 10 mai fut immense, voy. la Correspondance secrète, éditée par de Lescure, 22 mai (t. IT, p. 446). Il y a eu beaucoup plus de sang versé à Nîmes, mais les protestants n’y auraient pas égorgé les catholiques avec autant de fureur s'ils n'avaient été édifiés sur ce que ceux-ci leur réservaient par l'affaire du 10 mai à Montauban.
1. Relation des troubles qui ont agité la ville de Perpignan donnée à la Société des Amis de la Constitution de Montauban, par MM. l’abbé Jeanbon et Gélis, députés à l’Assemblée nationale par les citoyens de Perpignan, 6 p., in-8, collect. Em. Forestié. 5