‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 721 sur 889 · SON ATTITUDE À LA NOUVELLE DU 9 THERMIDOR · texte numérisé non relu

SON ATTITUDE À LA NOUVELLE DU 9 THERMIDOR

bon ajouta foi au verdict de la Convention. Combien d’autres, qu’il avait jugés fervents républicains, s'étaient trouvés ensuite démasqués, combien de compagnons de ses premières luttes politiques il avait dû réprouver! A l'exemple de Carnot, il demeurait invariablement attaché à la Convention, « seul pouvoir légitime et national ! ». Voilà pourquoi le 17 thermidor au soir, dans la Société populaire de Marseille, en cofñpagnie de son collègue Maignet, Jeanbon tint un discours dont le procès-verbal de la séance donne une analyse peu claire, mais dont le Représentant reproduisil évidemment les idées essentielles dans une proclamation qu’il lança le 19 « aux citoyens des communes maritimes de la Méditerranée ». « La liberté, déclarat-il, vient d’éprouver une nouvelle secousse...........,. Quelques hommes à l’aide d’une réputation colossale avaient osé concevoir

l’odieux projet d’asservir le peuple. Ils ont passé, ils ne sont plus,

et le peuple demeure immortel et toujours grand ....... RE :

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le courage de renverser les trônes ne s’abaissera pas au point de

devenir l’esclave méprisable de quelques conspirateurs dont l’hy-

pocrisie el la dissimulation ont fait pendant quelque temps tout

le mérite..... HET Aux yeux d’un grand peuple il n’est rien de

solide que la justice, rien de durable que l'amour sincère de la justice, et cet amour a toujours pour compagnes inséparables la modestie et la défiance de soi-même....... Souffrez que nous vous

proposions pour modèle ce peuple de Paris... on l'avait calomnié

auprès de vous, on vous avait dit qu’il voulait des maîtres, et l’on

désignait ces mêmes hommes dont il vient de creuser la tombe. Ils

ont élé sublimes, citoyeus, ces Parisiens généreux, lorsqu’au son du

tocsin qui les appelait au crime ils se sont ralliés autour de la Con-

SOMHOD ue. seeds ; Fa . Sans doute les malveillants

abuseront de cet événement, ils x vous diront en affectant le ton de la

sensibilité : à qui peut-on se fier désormais ? A qui peut-on se fier

citoyens? non à ce vain étalage de patriotisme qui en impose à

l'ignorance, mais à la justice et à la vérité, seules divinités du cœur

de l'homme de bien. Repoussez, citoyens, ces perfides insinualions

de l'aristocratie qui ne veut paraître s’apitoyer sur le-sort de la

République que pour égorger les Républicains. Pour vous, citoyens,

que la nature a placés sur les rivages d’une mer encore souillée des

crimes de vos ennemis intérieurs et extérieurs, songez à remplir vos

hautes destinées : c'est à vous qu’il appartient de rendre à la Médi-

terranée son lustre et sa pureté. Que vos ports retentissent du bruit

de vos instruments de construction, que les marins accourent en

foule sur les vaisseaux de la République... à

Qu'un concert unanime de volontés et d’ efforts chasse As der nos

parages ces pavillons étrangers. . :

La patrie sera sauvée, vous aurez la gloire d’ y avoir concouru, et le

pavillon national affermi par vos mains flottera avec orgueil sur ces

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