SON ATTITUDE À LA NOUVELLE DU 9 THERMIDOR
bon ajouta foi au verdict de la Convention. Combien d’autres, qu’il avait jugés fervents républicains, s'étaient trouvés ensuite démasqués, combien de compagnons de ses premières luttes politiques il avait dû réprouver! A l'exemple de Carnot, il demeurait invariablement attaché à la Convention, « seul pouvoir légitime et national ! ». Voilà pourquoi le 17 thermidor au soir, dans la Société populaire de Marseille, en cofñpagnie de son collègue Maignet, Jeanbon tint un discours dont le procès-verbal de la séance donne une analyse peu claire, mais dont le Représentant reproduisil évidemment les idées essentielles dans une proclamation qu’il lança le 19 « aux citoyens des communes maritimes de la Méditerranée ». « La liberté, déclarat-il, vient d’éprouver une nouvelle secousse...........,. Quelques hommes à l’aide d’une réputation colossale avaient osé concevoir
l’odieux projet d’asservir le peuple. Ils ont passé, ils ne sont plus,
et le peuple demeure immortel et toujours grand ....... RE :
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le courage de renverser les trônes ne s’abaissera pas au point de
devenir l’esclave méprisable de quelques conspirateurs dont l’hy-
pocrisie el la dissimulation ont fait pendant quelque temps tout
le mérite..... HET Aux yeux d’un grand peuple il n’est rien de
solide que la justice, rien de durable que l'amour sincère de la justice, et cet amour a toujours pour compagnes inséparables la modestie et la défiance de soi-même....... Souffrez que nous vous
proposions pour modèle ce peuple de Paris... on l'avait calomnié
auprès de vous, on vous avait dit qu’il voulait des maîtres, et l’on
désignait ces mêmes hommes dont il vient de creuser la tombe. Ils
ont élé sublimes, citoyeus, ces Parisiens généreux, lorsqu’au son du
tocsin qui les appelait au crime ils se sont ralliés autour de la Con-
SOMHOD ue. seeds ; Fa . Sans doute les malveillants
abuseront de cet événement, ils x vous diront en affectant le ton de la
sensibilité : à qui peut-on se fier désormais ? A qui peut-on se fier
citoyens? non à ce vain étalage de patriotisme qui en impose à
l'ignorance, mais à la justice et à la vérité, seules divinités du cœur
de l'homme de bien. Repoussez, citoyens, ces perfides insinualions
de l'aristocratie qui ne veut paraître s’apitoyer sur le-sort de la
République que pour égorger les Républicains. Pour vous, citoyens,
que la nature a placés sur les rivages d’une mer encore souillée des
crimes de vos ennemis intérieurs et extérieurs, songez à remplir vos
hautes destinées : c'est à vous qu’il appartient de rendre à la Médi-
terranée son lustre et sa pureté. Que vos ports retentissent du bruit
de vos instruments de construction, que les marins accourent en
foule sur les vaisseaux de la République... à
Qu'un concert unanime de volontés et d’ efforts chasse As der nos
parages ces pavillons étrangers. . :
La patrie sera sauvée, vous aurez la gloire d’ y avoir concouru, et le
pavillon national affermi par vos mains flottera avec orgueil sur ces