Levot, p
5. Procès-verbal, t. XLIII, pp. 109, 150 ; Aulard, Jacobins, t. VI, p. 347; BB? 17, fol. 190, adhésion de la flotte; Procès- verbat, t. XLIT, p.295, t. XLIU, p. 169.
6. « Notes sur la suspension du tribunal. révolutionnaire de Brest », manuscrites, par Donzé-Verteuil (Arch. commun. Toulon, série D), Donzé-Verteuil au Comité de Salut public, 8 brumaire an IIL (BB 65, fol. 58).
7. Fol. 39 verso, et 40 verso, 42, 44 recto, Reg. du tribunal, Levot, p. 367 sqq. Sur l’affaire Belval, voy. Les crimes de l’ex- tribunal révolutionnatre de Brest. Voy. sur l’affaire de la Carmagnole, BB! 9, fol. 173-176. Levot dit que le tribunal a fonctionné jusqu’au 12 fructidor, mais sans prononcer de condamnation grave. Nous allons voir que c'est faux, que le 24 thermidor est prononcée la dernière condamnation.
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travail. Cette résolution fut prise le 26, de concert avec Prieur, à la
nouvelle que le tribunal de Paris, à l'instar duquel avait élé constitué celui de Brest, allait être profondément modifié, et « dans l’expectalive de la nouvelle: jurisprudence révolutionnaire annoncée dans les feuilles publiques ‘ ». Déjà Collot-d'Herboïis avait ordonné le 24, au nom du Comité de Salut public, l'arrestation de Ragmey, sans doute compromis par l'amitié de Robespierre, el les papiers du président du tribunal furent mis sous scellés à Brest le 30 ?. Mais l'examen en fut confié à Le Bars et Dessirier, les deux membres du Comité révolutionnaire les plus attachés au tribunal, et le Co-
mité révolutionnaire ainsi que le tribunal attesta le civisme de Rag-
mey *, Prieur lui-même témoigna n'avoir rien relevé contre l'inculpé. Muni de ces précieuses recommandations, Ragmey fut envoyé à
Paris, car, écrivit Prieur au Comité de Salut public, « un grand
nombre de parents de contre-révolutionnaires punis par le tribunal auraient triomphé de l'arrestation » de son président, Arrivé à Paris, Ragmey fut mis en liberté par le Comité de Sûreté générale *. Donzé-Verteuil, resté en fonctions à Brest, céda au courant d’indulgence qui se manifestait : il instruisit l'affaire de Dagorne, l’auteur des profanations commises à Quimper.
Déjà le bruit se répandait que le tribunal allait être supprimé. Jeanbon intervint alors. Du Port Îa } Montagne, il écrivit à Bréard le 4 fructidor, dans une leltre à laquelle nous avons fait allusion précédemment, que cette mesure porterait un coup funeste à notre puissance navale : QI est donc vrai que tes soins et les miens vont être perdus! et ce que nous avozs fait ensemble, ce que j'ai suivi seul pour la régénération de la marine va être anéanti sans retour! Tout va périr à Brest... Veut-on que nos marins ne soient que des lâches!.. les fripons et les poltrons redoutent le tribunal révolutionnaire ‘.» Vaine démarche, dans Brest s’agitaient les fédéralistes indigènes comprimés depuis un an, et beaucoup de montagnards de convictions peu solides se joignirent au parti de la réaction parce qu'il était celui de l'avenir. Les compagnies de canonniers de l’armée révolutionnaire élaient rentrées à Paris le 29 thermidor, et leur départ affaiblissait la démocratie brestoise ‘. Le 5 fructidor, la Société
1. « Notes sur la suspension du tribunal » de Donzé-Verteuil, déjà citées. Donzé- Verteuil au Comité de Salut public, 8 brumaire.
2. AF1 22. Prieur au Comité de Salut public, 5 fructidor (IVe Reg. de correspondance des Représentants du peuple, Arch. commun. Brest).
2. Prieur au Comité de Salut public, 5 fructidor, Levot, p. 373, Les crimes de l’ex-tribunal révolutionnaire (protestation du Comité révolutionnaire contre Le Bars et Dessirier).
4. Prieur au Comité de Salut public, 5 fructidor, Levot, p. 373, Les crimes de l'eæ-tribunal révolutionnaire, p. 82.
5. Analyse et citation qu’en donne le catalogue Ét. Charavay, c'est la lettre dont nous avons reproduit la conclusiôn p. 957 : « veille sur la marine, mon cher Bréard ».