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mêmes espérances !. Mais avec le changement du personnel gouvernementlal se produit le changement des méthodes : Niou ne veut plus d’armements dans les petits ports, contrairement au système de l’ancien régime approuvé par Sané et suivi par Jeanbon, et il néglige la construction des frégates pour faire des vaisseaux ?. Et le 19 fructidor, le Comité de Salut public prend un arrêté tout à fait malencontreux : à partir du 1* brumaire.an HI, dans tous les ports, sauf. le Port la Montagne, les distributions de vivres aux ouvriers ne seront plus assurées par les magasins de la marine, mais par les adminislrations de district. Comme celles-ci s’en inquiéteront peu ou seront incapables d’y satisfaire, le très considérable et très précieux personnel de travailleurs réuni par le Comité de Salut public monta-
gnard et par Jeanbon sera réduit à la famine et se dispersera *. A
Lorient d’ailleurs, la discipline, toujours si précaire, a disparu des chantiers *. Niou, à Nantes, à Lorient, dans les premières semaines de vendémiaire an III, active certainement les travaux et prend d'excellentes mesures, ‘identiques du reste à celles précédemment dictées par Saint-André *. Mais à Rochefort, la mission de Guezno et Topsent a cessé le 3 thermidor (21 juillet), et dès lors tout languit. A Brest, on ne s'occupe plus des vaisseaux désemparés au 13 prai-. rial, on n’ajoute rien aux réparations provisoires qu'on leur a fait subir à la rentrée de l’escadre, au moment où l’on pensait leur faire reprendre immédiatement la mer f. Dans certains ports, la construction des navires-est mal PR et une fois lancés, ils dérivent « comme un Hollandais ?
Tandis qu’au Havre les ur et le matériel qui proviennent des: prises, demeurent entassés dans les magasins ou dans la cale des bâti- -ments, au risque de s’avarier, ailleurs on manque de tout, la division de Cancale partant pour rallier Brest en fructidor, ne peut obtenir de vivres. L'exploitation des bois des Pyrénées est interrompue, les ouvriers sont congédiés faute de nourriture, et les charpentes destinées aux ports ne quittent pas la forêt parce qu'on manque de fourrages pour les bœufs et les chevaux des charroïis. Le matériel acheté aux Etats-Unis depuis le départ de Van Stabel ne vaut rien : quand il arrive en France on s'aperçoit que les Américains ont trompé à plaisir le gouvernement français. Les fonderies de Romilly ne donnent plus les cuivres nécessaires au doublage des carènes &, etc., ete.