‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 771 sur 889 · D10, fol. 136-137, Arch. commun. Toulon · texte numérisé non relu

D10, fol. 136-137, Arch. commun. Toulon

6. Reg. de correspondance de la municipalité, D20, fol. 302 verso, 305-307, Arch. commun. Toulon; L 245 district, Arch. Bouches-du-Rhône ; voy. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X1, p. 686, arrêté du Comité de Salut public ordonnant un spectacle gratuit chaque décadi, dans les communes pourvues d'un théâtre (20 ventôse an Il); le théâtre est placé dans l’église de l'hôpital du Saint-Esprit, le temple de

Cette municipalité s'occupe avec zèle et intelligence de l’administration. Sa tâche, nous l’avons dit, est énorme dans la ville même, et il lui faut encore satisfaire aux réquisitions qui lui viennent du dehors et qui proviennent des Représentants à l’armée d'Italie, des Représentants à Marseille, etc. Les registres de ses délibérations prouvent qu’elle est à la hauteur de la situation ‘. Elle assure la propreté de la

commune, remédie à la disette, donne à tous au moins le pain quoti-

dien. Le Représentant la dirige et l’aide. Le 4 brumaire le rationnement est établi, Jeanbon procure des ressources à la commune par des prêts d'argent sur la caisse des domaines nationaux, et par des blés tirés des magasins militaires. C’est à lui à s’ingénier pour faire vivre la population, car il ne reçoit rien du gouvernement

central, c’est-à-dire de la Commission du commerce et des appro-

visionnements, quoique celle-ci ait une agence au Port la Montagne ?. Quant à l’ordre matériel et à la sûreté publique, Jeanbon le 4 fructidor a adopté des dispositions pour en faciliter le maintien. Si l'on veut séjourner au Port la Montagne, il faut montrer une carte de sûreté, c’est-à-dire un certificat attestant qu'on n’a point pris part à la trahison de Toulon, et c’est la municipalité qui délivre ce certificat *. Mais avec les ouvriers qui arrivent, pénètrent des individus étrangers aux travaux, des malveillants, sans compter les filles publiques et les gens sans aveu. Jeanbon, pour mettre le Comité de Surveillance à même d'aider efficacement la municipalité dans cette partie de sa tâche, épure ce Comité; il y fait entrer quatre fonctionnaires, ce faisant il viole une loi du 7 thermidor, mais « il y a pénurie de patriotes de confiance », et « il serait très difiicile de remplacer ces quatre citoyens ». Jeanbon établit ün contrôle sévère de tous les éléments de la population par des arrêtés du 23 et du 26 fructidor, les patrons génois qui contreviennent à ces dispositions de police sont incarcérés “. Dans son désir de fermer le Port la Montagne aux personnes suspectes, Jeanbon s'oppose même à l'entrée des parlementaires anglais, il veut dégoûter l’amiral Hood de lui en envoyer, el ceux qui se présentent il les retient longtemps sur rade, et les traite « de manière à ne pas les encourager à reve-

l'Être Suprême dans l’église’ Saint-Jean décorée de tableaux révolutionnaires par le peintre François Bohon (Z. Pons, Mémoires pour servir à l’histoire de la ville de Toulon, p. 378, note 1, Henry, Guide toulonnais, p. 141).

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