‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 79 sur 889 · Ce régiment portera en 1791 le n · texte numérisé non relu

Ce régiment portera en 1791 le n

5. Réponse du régiment de Touraine à la relation et au compte rendu par M. Riquetti le jeune à l’Assemblée nationale. », 87 pages in-8. (Recueil factice, Biblioth. de la Faculté de théologie de Montauban). Mathieu Dumas, t. [, p. 468. Journal national, t. I, n° 49. En passant à Toulouse, le régiment a été fêté par le elub (L7#0, Arch. Haute-Gar.). Noter que durant les derniers mois de 1790, les troubles sont très violents dans les districts de Gourdon et Lauzerte du Lot, troubles détérminés par la résistance de la noblesse à l’abolition des droits féodaux (Rapport de J. Godard et L. Robin, commissaires civils envoyés par le Roi dans le département du Lot en exécution du décret de l'Assemblée nationale du 13 décembre 1790. Paris, 1791, 139 pages in-8),

patriotes s'appuient aussi sur la garde nationale épurée du quatrième bataillon. En face d’eux, les aristocrates et catholiques exaltés conservent, dévoués à leur cause, les petits détaillants et-le peuple aigris chaque jour davantage par la misère,ils opposent au régiment de Touraine quelques-uns de ses propres officiers ‘, le commandant militaire d'Esparbès ?, et surtout les soldats du régiment de Royal Pologne, dont Dumas a fait venir des détachements en juin etjuillet?, :

que le décret du 26 juillet a envoyé au complet à Montauban *, qui a déjà vis-à-vis de Touraine les préventions des cavaliers à l'égard des fantassins *, et qu'ils attirent peu à peu à leur cause ‘ ; ils ont enfin le Journal national qui, depuis le 26 juin, s’est séparé décidément de Poncet-Delpech 5 pour mener une campagne des plus violentes contre les protestants et les révolutionnaires 7. A la fin d’août 1790, la lutte s'engage entre les deux clans de fanatiques, lutte d'autant plus implacable que l'ennemi, c’est le voisin, que toutes les querelles particulières viennent s’ajouter aux haines politiques et religieuses

à ce heurt incessant, à cette intimité des inimitiés la passion de l’espionnage se développe et la délation va fleurir. Les événements de Paris, les correspondances de l’Assemblée nationale et des clubs,

les récits des journaux viennent encore enflammer les esprits. Enfin. comme si ce n’était pas assez de la guerre que se font les factions

1. Teulières, Journal national, t.If,n° 41 (novembre 1790), Reg. B du club, fol. 79 recto,

8. Le club dénoncera d'Esparbès le 7 juin 1792 (Reg. B de corresp. du club; autres pièces, Arch. commun., série AA, carton 6).

3. Fol. 78, 79 recto. Premier reg. de la municipalité. Arch. commun., série AA, carton 6.

4. Son arrivée est annoncée le 25 novembre 1790 (fol. 26 recto, deuxième reg. de la municipalité).

5. Les commissaires municipaux à Poncet-Delpech 8 janvier 1791 (Arch. commun., série AA, carton 6).

6. Après le n° 49 (26 juin 1790), vient un n° 1 « suite du 26 juin », rédigé dans un esprit très réactionnaire. La rédaction a donc complètement changé et Teulières, pour bien indiquer, commence une série nouvelle de son Journal (t. IT, collect. Em. Forestié).

7. Voy. le n° 39 : « relation de la suppression du chapitre de Montpezat en Quercy », le n° 13 de la nouvelle série racontant les horreurs qui se commettent à Avignon depuis que ce pays n’est plus sous la bienfaisante domination du pape, le n° 17 contenant ces propos d’une paysanne qui vend des pêches à un noble : « Si Paris contenait les milliers de riches seigneurs et nobles qui n’y sont plus, toutes mes pêches seraient vendues depuis cinq heures ». Paroles qui devaient aller au cœur des petits commerçants montalbanais. Le n° 35 contient une lettre de Toulouse du 19 octobre 1790, déclarant que la nouvelle de l'armement des montagnards des Cévennes « a rétabli le calme en diminuant la trop grande effervescense des protestants qui seraient écrasés si ces gens-là descendaient des montagnes ». Le n° 47 rapporte que le général autrichien Binder a fait arrêter à Namur trois Français mêlés à la révolte brabançonne, « deux ont été pendus, le troisième qui n’avait que vingt et un ans a eu grâce de la vie, mais il a été fouetté ; et lorsqu'il eût reçu ce châtiment un officier lui adressa ces paroles : « j’ai ordre du général de vous signifier que vous pouvez maintenant retourner à Paris et dire à vos compatriotes, que c’est ainsi qu’on punit les factieux ». Cet article ne fait-il point pressentir le. manifeste de Brunswick ? Enfin, le n° 53 contient un « extrait d’une lettre de Troyes le 10 novembre. — On avait formé hier le projet de faire massacrer tous les chanoines de l’église royale et collégiale de Saint-E... de T..., cent cinquante protestants avec les émissaires de la propagande en ont tenté inutilement l'exécution ».

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