Arch. commun. Toulon; Reg. D11, fol. 267 verso ibid
5. D11 fol. 274 verso; D21 ol: 62 verso; série D passim (Arch. commun. Toulon).
. 6. D20 fol. 361, 362, Saticeti à la Convention Nationale; arrêté des Représentants
Mais la fête anniversaire de la mort de Louis XVI qui tombe le 2 pluviôse, et que les Représentants ont renvoyée au décadi suivant, est marquée le 10 pluviôse (29 janvier 1795) par des désordres très graves. Un sous-chef d'administration de la marine est maltraité, traîné en prison par des montagnards forcenés; Labrouche, le secrétaire de Jeanbon, qui veut s’interposer est insulté, menacé, des individus armés de gros bâlons déroulent des farandoles à travers la ville en poussant des vociférations, une rixe a lieu sur l’escadre à bord du Sans Culotte et se termine par le meurtre d’un matelot. Exaspérés d’être attaqués jusque dans la cité qui est leur forteresse, les montagnards ne connaissent plus aucun frein. Six émeutiers sont traduits au tribunal militaire, et Jeanbon rend compte des faits au Comité de Salut public dans les termes suivants : « La cause première en est au milieu de vous. Quand la Convention s’agite, il est nécessaire que l’ébranlement se communique jusqu'aux extrémités de la République. Le Royalisme veut profiter de nos débats, le patriotisme s’en inquiète, les fripons attendent le désordre pour tomber sur leur proie, et l’ordre social tout entier est bouleversé. C'est un Royaliste qui, le premier, a osé jeter dans cette ville les brandons de la discorde, la tâche était digne de lui. Armé des.grands mots de justice et d'humanité, entremélés de ceux de {errorisme et de jacobinisme et de tant d’autres lieux communs moins ridicules encore que dangereux, il a dans un discours public excité le soupçon et provoqué la résistance. .:.,...... Le mouvement excité par cet homme s’est continué, même après son arrestation. Nous avons eu la douleur de voir pendant quelques jours deux partis animés l’un contre l’autre, el toujours prêts à en venir aux mains, les uns invoquant la Montagne, les autres la maudissant, et tous prêts à se déchirer. Persuadés que la vraie justice est celle qui rend à chacun ce qui lui est dû, nous n’avons eu égard à aucun parti, nous avons fait saisir quiconque a osé se permettre des actes de violence ou pousser des cris de ralliement que nous avons également défendus à tous, Le devoir de l’homme public n’est pas d'épouser les partis, mais de les dominer et de les contenir, c’est ce que nous avons fait, et ce que nous continuerons à faire encore ?. »
La Convention a déjà prononcé, naturellement en faveur des ther-
du 8 pluviôse, Arch. commun. Toulon, série D. Ritter et Saliceti au Comité de Salut public, 10 pluviôse (Guerre: armée d'Italie). Le 1er ventôse, Jacquey sera relâché (Arch. commun: Toulon).
1. Proclamation des Représentants du 3 pluviôse, déjà citée, renvoyant la fête du 2 pluviôse au 10; arrêté des Représentants du 1! ; compte rendu dé la fête par le général Mouret (Arch. commun. Toulon); le commandant des armes à Dalbarade (BB* 77, fol. 47). Dans le programme de la fête on lit « les artistes des théâtres et les citoyennes y attachées revêtus de blanc avec des ceintures tricolores chanteront des hymnes patriotiques », et « les emblèmes de la royauté seront brûlés par les Représentants du Peuple sur le feu sacré de la liberté que douze vestales garderont sur l’autel de la patrie » (D20, fol. 364 verso, Arch. commun.).
2. Les Représentants au Comité de Salut public, 12 pluviôse, autographe de Jeanbon (BB 8, fol. 114).