Procès-verbal, t. LIV, p
3. Il est rappelé par le Comité de Salut public (AF*i1 139) Carnot l’annonce, d'ailleurs sur un ton amical, à Saliceti le 10 (AF11 204).
4. Li1 Arch. du Var et Supplément à la suite du recueil des arrétés de Jeanbon; BB* 85, fol. 113, fol. 115. Il envoie aussi la corvette la Badine, le brick l’Alerte à l'ouverture du détroit de Gibraltar pour lui annoncer l’approche de la division Renaudin, et deux frégates pour aller attendre le convoi anglais de Livourne sous les îles Baléares (BB? 85, fol. 115).
Seyne et couraient le pays sans permission !. Les troubles reprenaient de plus belle à Marseille le 14 pluviôse. A la suite se produisaient à Toulon de nouvelles bagarres aux cris de « Vive la Plaine » et de. « Vive la Montagne », et le 17 pluviôse (5 février), le Comité de Surveillance apprenait la rentrée par Saint-Tropez d’une bande de quarante-quatre émigrés ?. Dans cette population du Port la Montagne et dans cette armée navale, naguère unies d'origine, de sentiment, de volonté, les thermidoriens avaient déjà fait leur œuvre; et c'était maintenant, succédant au labeur silencieux et au respect de la loi, la rixe furieuse des contre-révolutionnaires et des démocrates, tandis que les égoïstes, les âmes faibles que ne retenait plus la voix. du Représentant, se dispersaient de tous côtés pour fuir les privalions ou pour se dérober à la perspective d’une rencontre avec l'ennemi. Jeanbon et Saliceti, désespérés de voir fondre leurs équipages, eurent recours à une dernière mesure, qu’explique leur détresse, mais qui était absolument contraire au droit des gens : ils enlevèrent pour les mettre sur les vaisseaux: de l’escadre les équipages des navires marchands de Gênes *. Le
Le 23 pluviôse (11 février), arriva Le Tourneur. Il écrivit au Comité de Salut public à propos de Jeanbon et de Saliceli : « Le premier s’exaspère infiniment de ce qu’il appelle votre insouciance et la fausselé de vos mesures... Ils ne sont pas d'accord sur l'expédition . Saliceti la regarde comme infaillible, mais l’autre est d’un avis tellement opposé qu’il regarde la victoire présumée comme une calamité, vu le défaut d’ approvisionnements. » Le 30 pluviôse, Le Tourneur ajoutait : «La marine et la terre, par une suite naturelle de cette dissonance et le défaut d'accord des Représentants, m'ont paru agir absolument en sens contraire. Jeanbon s’est éloigné de moi et ne m’a laissé d’autres renseignements que des cartons mal en ordre qu’il faudrait deux mois pour visiter #. » Jeanbon était déjà parti, Saliceti de même, ils avaient tous deux quitté le Port la Montagne le 27 pluviôse (15 février) ‘.
Jeanbon, une fois loin du Port la Montagne, son œuvre était définitivement condamnée, et de fait elle est aujourd’hui à peu près oubliée. Deux des historiens du Toulon révolutionnaire, Brun, Henry, lui ont accordé quelque estime. Pons, Lauvergne, héritiers des traditions thermidoriennes, l’ont méconnue. Ils ont même accusé Jeanbon de tyrannie, d’altrocités, sans rien préciser d’ailleurs ni appuyer leurs
1. Arrêté du 14 pluviôse, L 144, Arch. du Var et Supplément à lu suite du recueil des arrétés de Jeanbon; D 21, fol. 65 verso, Arch. commun. Toulon.
2. Procès-verbal, t. LV, pp. 14, 25, 108, t. LVI, p. 81 ; D 20, fol. 379 verso; Extrait du journal d'Espert, p. 187.
3. Arrêté du Comité de Salut public du 30 pluviôse cassant leur arrêté (Arch. commun. Toulon). Nous relevons encore un arrêté de Jeanbon du 21 pluviôse, il dispense de la réquisition certains employés de l’administration des vivres (D11, fol. 314 recto. Arch. commun. Toulon), un autre du 22 sans importance (BB? 85, fol. 120).