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LA SITUATION EN VENTÔSE DE L’AN IT

“Le one de Modaatan fut de retour à Paris le 25 ventôse (15 mars 1795) ‘.

L'Assemblée avail, quelques jours Ho mis en accusation

ses anciens collègues au Comilé de Salut public, Billaud-Varenne, Collot-d’'Herbois et Barère, ainsi que Vadier. Le 18 ventôse, elle avait

rappelé les Girondins mis hors la loi lors de l'insurrection fédéraliste ?. En votant celte mesure, les anciens Montagnards ralliés à la Plaine avaient cyniquement répudié leur participation au coup

d'État de 31 mai et à ses conséquences, et par suite ils s'étaient sans retour possible inféodés aux ennemis de leur ancienne cause ;

d'autre part, les vingt-deux Girondins qui bénéficiaient du décret vinrent renforcer les soixante-treize déjà réintégrés et grossirent la majorité thermidorienne. La Convention précipita donc le mouvement de réaction avec une violence inouïe. Par contre, Gracchus

Babœuf venait de formuler ses premières revendications commu-

nistes, et le peuple de Paris, qui,.sous le règne de la Terreur, était maître de la capitale et sûr tout au moins du pain quotidien, tandis que maintenant il se voyait en butte aux insolences de la jeunesse dorée et à la détresse, le peuple de Paris comprenait enfin que la majorilé thermidorienne avait conspiré la déchéance de la démocratie. Le 27 ventôse, le peuple, par l'organe de pétitionnaires admis à la barre, vint dire à la représentation nationale, « nous sommes à la veille de regretter tous les sacrifices que nous avons faits pour la Révolution * ».

Dans la marine, Bréard et Marec du Comité de Salut public, Rouyer et Blad, prédominants au Comité de marine, étaient sous l'influence de Granel, l’ancien député à la Législative, de Morard de Galles et de Kerguelen, élargis définitivement le 13 ventôse avec tous les autres marins impliqués dans les affaires de Quiberon ou de Toulon el réintégrés dans leurs grades *. Ils suivaient naturellement les uns et les autres la même politique de réaction que l’Assemblée. Dalbarade et son adjoint David, bien qu’anciens terroristes, faisaient chorus pour demeurer en fonctions. Tous s’accordaient à cette heure

pour rejeter sur le gouvernement montagnard la désorganisation

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