‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 800 sur 889 · Arch. nat. F7 4563, nivôse, 8 et 9 pluviôse · texte numérisé non relu

Arch. nat. F7 4563, nivôse, 8 et 9 pluviôse

2. Procès-verbal, t. LIV, pp. 50 et 51 ; ibid., t. LIII, p. 57, épuration de l'administration départementale. Décret du 1e ventôse, ibid., t. LVI, pp. 5-6; le Comité révolutionnaire tint sa dernière séance le 30 ventôse (L 110, fol. 133, Arch. Tarn-et- Garonne).

3. Maire Périès-Labarthe, officiers municipaux, Pages, Montagne, Portal, Martres, P. Foissac, Caminel, Fresal, Bosquet, Brun, agent national, Sirac (Miscellanea Devals, 8 ventôse). Incidents au club, 6e Reg. du club, on-n'ose jeter dehors le buste de Marat et on applaudit une lettre qui est vraisemblablement de Jeanbon.

4, 2e Reg. correspondance du club.

5. Procès-verbal, t. LVI, p. 89, Buchez et Roux, t. XXX VI, p.209.

dans notre grand port de guerre de la Méditerranée ! Son retour exci-

tait chez ses concitoyens une extrême curiosité, on se deman- dait quelle serait son altitude au milieu des partis qui se disputaient Montauban. Allait-il se convertir à la réaction et imiter Poncet-Delpech ? Combien de conventionnels, autrefois montagnards, venaient de trouver leur chemin de Damas! On se souvenait que Jeanbon avait .Combattu les terroristes révoltés de Marseille, qu’il avait intercédé en . faveur de Pierre Sers : « Un reste d’idolâtrie pour Jeanbon, diront plus tard les thermidoriens, disposait à croire qu’il ne partageait pas l'opinion des êlres vils et corrompus dont la Société s'était purgée. .On attendait avec impatience son passage ; on espérait qu’il rétracterait hautement ses déclamations féroces auxquelles il avait pu être porté par le malheur des circonstances; on espérait qu’il prêcherait

la vertu dans un temps où ses principes avaient cessé d’être dange-

reux !. »

On fut bien vite fixé. Durant tout son séjour à Montauban Saint- André se tint renfermé chez lui. Il évita de donner publiquement des marques de sympathie au parti montagnard, il ne se rendit point à la Société populaire et au Temple de l'Élre Suprême où l’attendaient les ennemis de la Montagne. Mais, dans son domicile il reçut les chefs du parti démocrate, et ses relations avec la municipalité demeurèrent très cordiales comme par le passé ?. Probablement il pensa que s’afficher en compagnie des montagnards serait adopter vis-à-vis de la Convention une attitude factieuse, et que cependant il ne devait point laisser croire que ses sympathies n’allaient plus à la démocratie. La déconvenue des thermidoriens fut grande, et à peine le Représentant avait-il quitté Montauban pour rentrer à Paris, qu’un aristocrate déterminé, un renégat du protestantisme, autrefois compromis dans une affaire d’enrôlement pour l'étranger et à qui la municipalité venait de refuser un certificat de civisme, un certain Rauly Bonnefon, lança un factum où il accusait Jeanbon d’avoir organisé la Terreur à Montauban, et de vouloir dissimuler son passé. Il adressa ce pamphlet à Fréron, le digne chef des bandes de la jeunesse dorée à.

1. Adresse du elub à la Convention du 24 prairial an III (Recueil factice pour l'histoire de la Révolution à Montauban, déjà cité. Arch. commun).

2. Ibid. Lettres que lui écrit la municipalité le 23 et le 25 ventôse pour qu’il obtienne l'établissement à Montauban de l'école centrale du Lot (2° Reg. de correspondance de la municipalité). D'après le décret du ? ventôse, cette école a été placée à Cahors (Procès-verbal, t. LIX, p. 86).

3. Sur Rauly Bonnefon, voy. L 26 et 27, Arch. Tarn-et-Garonne et son mémoire intitulé : Mémoire adressé au citoyen Fréron, député à la Convention nationale, par le citoyen Rauly Bonnefon, habitant de la commune de Montauban. Rauly Bonnefon à l’Orateur du peuple, 28 ventôse an Ill, 16 p. in-8, collection Em. Forestié.

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