‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 81 sur 889 · Rouvière, op. cûit., t. I, pp · texte numérisé non relu

Rouvière, op. cûit., t. I, pp

3. Fol. 1 verso. 1er Registre de délibér. du club. Arch. commun.

4. Notice sur un détenu de la Terreur, l’abhé Balthazard (L27. Arch. Tarn-et- Garonne).

5. Causée par Sébastien Olier, capitaine commandant la 1'e compagnie du 14 bataillon de la garde nationale (fol. 3 recto, reg. A de délibér. du club). Dès le 4 septembre, on avait pétitionné pour obtenir le remplacement de Touraine arrivé depuis quelques jours (fol. 2, 2e reg. de la municipalité). Le 22 septembre, le club écrit qu'on a répandu « dans l'esprit du peuple catholique que Touraine. .... lié avec les calvinistes devait l’exterminer, et un très grand nombre d'excellents citoyens... attend la mort comme la couronne du martyr ». (fol. 4, reg. A de délibér. du club).

6. Troubles causés par des cavaliers de Royal Pologne renforcés par des émeutiers que conduit un certain Marchant, dit le Toulousain et ex-tambour-major de la légion

rivée d’un nouveau détachement de ce dernier régiment, à neuf heures du soir, des fenêtres part la fusillade sur les patrouilles, on les accable de bouteilles, de chandeliers, de projectiles de toute nature ‘; jusqu’au 21, les altercations, duels et rixes entre soldals des deux corps se succèdent ?, la populace est toujours du côté des cavaliers ?. Les commissaires municipaux s’épuisent à ramener l’ordre ‘, sans la présence de Touraine les protestants émigreraient à nouveau ia fin d'octobre, la compagnie des dragons n’a pas osé se reformer , l'évêque assermenté de Toulouse, le Père Sermet, refuse par espril de conciliation de venir à Montauban où sa présence déchainerait à nouveau les fureurs religieuses 7, le mot de Constitution ne peut même pas s’élaler sur des enseignes ‘, et les commissaires municipaux prient Poncet-Delpech de retarder l’envoi du décret du 28 novembre ordonnant l'élection d’une nouvelle municipalité, tant ils redoutent de la voir composée de réactionnaires.

C'est dans une ville ainsi agitée que rentre Jeanbon; le 20 décembre, il a repris ses fonctions pastorales ?. Sans doute il avait compris que sa candidature au poste de desservant de l'Eglise réformée de Bordeaux n’avait aucune chance d'aboutir, et effectivement, le 13 janvier 1791, probablement sous l’action des mêmes inimitiés qui l'avaient fait échouer en 1778, elle fut définitivement écartée ‘. Du moins, il

de la garde nationale de Toulouse appelée légion de la Dalbade (p. 24, Livre Jaune, séance du club littéraire et patriotique de Toulouse du 16 octobre, L740 Arch. Haute- Garonne). Les commissaires municipaux réconcilient ensuite Royal Pologne et Touraine (p. 36, Livre Jaune).

1.19 octobre (L7#0, Arch. Haute-Garonne), 81 octobre (Journal national, n° 41). Journal de Bordeaux du 23 octobre.

2. La populace est du côté de Royal Pologne et des aristocrates, dit le Journal de Bordeaux. Encore le 8 janvier 1791 les commissaires municipaux écriront à Poncet- Delpech: « s peuple qui n’a pas encore ouvert ses deux yeux sur le fanatisme est fier et insolent.

3. Voy. bol. 5 recto, 8 recto, 29 verso, 31 recto, 2e Reg. de la municipalité.

4. Lettre du club du 12 octobre 1790, déjà citée, à Poncet, le priant d'empêcher le * départ du régiment de Touraine, les commissaires municipaux à Poncet, 27 octobre (série AA, carton 6). Le patriotisme de Touraine ne va pas d’ailleurs sans indiscipline vis-à-vis de ses officiers (Poncet à la municipalité, 10 octobre, ibid. ; fol. 12 et 13 recto du 1er reg. du club).

5. Le club du café national de Bordeaux au club de Montauban, 30 octobre 1790 (L115, Arch. Tarn-et-Garonne).

6. L115, Arch. Tarn-et-Garonne. D’après la Constitution civile du clergé, ess ; diocèse de Montauban était partagé entre ceux de Toulouse, Albi, Cahors (abbé Daux, Hist. de l'Eglise de Montauban, t. I). Voy. « Le Père Sermet à Montauban » par Fr. Galabert. Révolution française, t. XX XVI, pp. 396-405.

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