LE CORDON DE SAINT-FRANÇOIS
Le séraphique saiht François d'Assise, ayant embrassé la pauvreté, évangélique, ne voulut avoir pour vêtement qu'hhe grossière tunique, et pour ceinture qu’uns pauvre corde : cette corde était un symbole de péhitence, de pauvreté et de chasteté, Pr | :
Un jour, son ami saint Dominique lui demanda, en témoignage de lebnintime union, de lui donner sa corde ; et, jusqu’à la fin de sa vie, le bienheureux Dominique porta toujours, sous sa robe blanche de Frère- D: vôcheur, cette corde de saint François. Il fut ainsi,” en dehors de la famille franciscaine, le premier qui porta la corde de saint François d'Assise. Son exemple fut suivi d’une multitude de pieux fidèles, désireux de porter aïnsi une marque de leur amour envers saint François.
Le Cordon de Saint-François était, dès le quatorzième siècle, quatre-vingts ou cent ans à
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peine après la mort du patriarche d’Assise, une des dévotions populaires de la France. Les princes et les rois s’honoraient de le porter. Les ducs de Bretagne en ceignirent leurs armes. François Ier le substitua au Cordon de Saint-Michel ; et sa mère, la reine Louise de Savoie, l’introduisit dans le blason de sa maison. * °
Par une bulle en date: ‘aa 19 novembre 1585, le grand pape Sixte V, éniges a°ce pieux usage en une archiconfrérie, qui prit Jle’nom d’Archiconfrérie ‘w Cordon de Saint-Ff@igpis. Il l’enrichit de nombreuses indulgences, gt Jui accorda en outre une pleine et entière pâfticipation à toutes les faveurs spirituelles done jôuissaient les Frères- Mineurs.
L’Archiconfrérie du Cordn est une affiliation à la famille religieuse* fôñdée par le patriarche séraphique. Elle n’oblige à rien sous peine de péché, et apporte à tous.sesmembres des grâces vraiment merveilleuses.
Elle subsiste encore aujourd’hui, et tout le monde peut en faire parité, même les enfants, même les religieux et religieuses de n'importe quel ordre. — Saint Benott-Joseph Labre reçut le cordon à Assise même, sur le tombeau de saint François, le 20 novembre 1770.
Pour faire partie de l’Archiconfrérie, il suffit de