‹ Le cordon séraphique [microforme]Chapitre 6 sur 27 · NS NS · texte numérisé non relu

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gieuse.—Quelques-uns mettent cinq nœuds, en souvenir des cinq plaies de Notre-Seigneur crucifié et des cinq stigmates de saint François.—On peut porter indifféremment le cordon sur la chemise ou par dessous. Quand il est usé ou sali, on le brûle, et on le remplace par un autre qui n’a pas besoin d’une nouvelle bénédiction.

2° Tout prêtre approuvé pour les confessions peut-il donner l’absolution générale en dehors du tribunal de la pénitence ?—Oui ; cela est certain désormais.

3° Peut-il la donner à d’autres qu’à ses pénitents, et à plusieurs fidèles à la fois ?—Oui; mais toujours d’une façon privée, dans une sacristie, par exemple, dans une petite chapelle, dans un appartement, etc. Pour avoir le droit de la donner en public, du haut de l’autel ou de la chaire, il faudrait en avoir reçu le pouvoir du Provincial des Frères-Mineurs.

4® En quoi l’absolution générale franciscaine diffère-t-elle de l’indulgence plénière ?—Comme nous l’avons indiqué plus haut (page 7 et auiv.), l’absolution générale ne remet pas seulement, comme l’indulgence plénière, les peines temporelles dues à nos péchés pardopnés, mais en outre, et ceci est très-considérable, elle nous retrempe, avec une puissance extraordinaire, dans la grâce

de notre baptême, dans la grâce qui fait les chrétiens et les Saints Elle renouvelle, en l’essence même de notre âme baptisée, les dons infus de la foi, de l'espérance et de la charité, nous unissant très-intimement, dans la mesure de nos dispositions à JÉsus-CHRiIsT, notre Seigneur et Sauveur, qui vit en nous, en l’unité de l’Esprit- Saint et du Père. Elle renouvelle en nous la grâce qui fait les chrétiens, non-seulement au point de vue général du pardon, mais encore au point de vue spécial et très-excellent de la parfaite sainteté et du parfait amour.

5© Pour avoir droit à l’absolution générale, faut-il se confesser le jour où on la reçoit ?—Oui, si l’on a le malheur de n’être pas en bon état de conscience.—Oui, s’il y à plus de huit (ou quinze) jours qu’on ne s’est confessé.—Autrement, eela n’est pas nécessaire.

6° Est-il nécessaire de communier ?— Non, cela n’est pas exigé ; mais c’est plus convenable.

7° Peut-on recevoir cette belle absolution la veille ?—Oui, à partir de midi; voir la MVotice page 10. |

8° L’Absolution générale peut-elle être appliquée aux âmes du purgatoire ?—Oui, quant à l’indulgence plénière qu’elle renferme ; non, quant à la restitution de l’innocence baptismale,

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qui est une faveur toute personnelle, aussi bien que la bénédiction papale. (Voir page 9.)

9® Si l’on n’a pas, ou si l’on ne peut pas lire l’Exaudiat et les prières qui le suivent, peut-on gagner les belles indulgences qui y sont attachées, en récitant à la place, les trois Pater et Ave Maria aux intentions du Saint-Père ?—Oui. Ceux qui ne peuvent pas lire sont considérés comme ceux qui ne savent pas lire.

10® Queiïes sont les conditions prescrites pour

gagner les indulgences du Cordon de Saint- François ?—Pour gagner les indulgences attachées à l’archiconfrérie du Cordon, il faut recevoir et porter le cordon, et remplir les autres conditions générales prescrites par les Souverains- Pontifes, et que tout le monde sait. (Voir page 3).

11° La récitation de six Pater, Ave et Gloria Patri, est-elle obligatoire ?—Non. La récitation ‘de six Pater, Ave et Gloria Patri n’est qu’un conseil de piété, aussi bien que la récitation de l’Exuudiat, après la communion, et n’est nullement nécessaire pour faire partie de l’archiconfrérie du Cordon. Porter le cordon est, sans doute, la seule condition requise pour être apte à gagner les magnifiques indulgences attachées à la récitation de ces prières; mais si on néglige de les réciter, il est évident qu’on ne gagne rien.

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12° Pour donner le cordon, est-il nécessaire de sc rendre à l’église et de se revêtir du surplis et de l’étole ?—Non; cependant quand on le peut, cela vaut mieux et c’est plus convenable.

13° La participation des Cordigères à toutes les faveurs spirituelles accordées aux trois (rdres de Saint-François est-elle certaine ?—Oui, Dans plusieurs Manuels ou Notices sur le Cordon franciscain, où il est question des indulgences spéciales que les Souverains-Pontifes y ont attachées, il n’est pas fait mention de la participation généra.e à toutes les faveurs spirituelles octroyées aux trois Ordres de Saint-François. Un doute s'étant élevé à cet égard, il y a quelques années, on a consulté les Supérieurs franciscains et Capucins, lesquels ont reconnu qu’en vertu de deux brefs apostoliques (Paul V., 23 mai 1606— Grégoire XV, 10 novembre 1622), cette participation générale est parfaitement certaine et authentique. Nous en trouvons une nouvelle preuve dans l’approbation officielle et explicite donnée à PBome, en 1866, À un sommaire des indulgences dont jouissent les confrères du Cordon séraphique.

Dernière question.—fÆComment des faveurs aussi merveilleuses peuvent-elles être gagnées à si bon compte, et en se ceignant simplement de cette pauvre petite corde ?—La question n’est pas dans la petite corde, mais dans la souveraine et

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indiscutable autorité du Vicaire de JÉSUS-CHRIST. Notre-Seigneur a déclaré que fout ce que saint Pierre lierait et délierait sur la terre, serait lié et délié dans les Cieux; saint Pierre, par le ministère de ses successeurs a accordé à la famille franciscaine et par extension aux confrères du Cordon séraphique, les grâces incomparables que nous venons de dire : donc, tous les enfants de saint François sont assurés d’en jouir devant Dreu et devant son Eglise. En outre, ce n’est point la pauvre petite corde qu’il faut regarder ici, bien qu’elle soit nécessaire, mais les mérites véritablement séraphiques de notre bienheureux Père saint François qui rejaillissent jusque sur chacun de nous, et non-seulement ceux de saint François, mais encore ceux de l’innombrabie phalange des Saints et des Saintes, des bienheureux et des bienheureuses de son Orüre, ainsi que les mérites quotidiens et chaque jour renouvelés de ces austères Frères-Mineurs, de Ces pauvres et saintes Clarisses, de ces pieux Tertiaires et Cordigères, qui dans tous les pays du monde, prient, font pénitence, servent et aiment JÉsus CHRIST avec tant de ferveur.

Ici comme presque toujours, il plaît à Dieu de faire tout de rier et de “ choisir ce qui n’est point pour confondre ce qui est,’ selon la parole du grand Apôtre.

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