‹ Le corindon, gisement, distribution, exploitation et usages [microforme]Chapitre 19 sur 131 · CARACTÈRES PHYSIQUES GÉNÉRAUX DE LA RÉGION · texte numérisé non relu

CARACTÈRES PHYSIQUES GÉNÉRAUX DE LA RÉGION

Dans son ensemble, au point de vue physique, la région des gisements de corindon peut être décrite comme un plateau rocheux accidenté ou ondulé, avec une légère pente générale vers le sud (voir planche 11). Elle fait partie de la lisièr: sud du grand Bouclier canadien qui s'étend presque sans discontinuité vers le nord, jusqu'à l'Océan Arctique. Comme toutes les régions précambiennes, c'est un Pays sauvage et rocheux et par suite, peu propice à la culture. La population agricole y est clairsemée et se cantonne généralement dans les districts à sous sol calcaire. Elle y mène une vie médiocre et même un peu précaire. De grandes étendues de terrain sont encore boisées surtout vers le nord; les parties bien défrichées sont particulièrement propres à faire des pacages. Ces caractères physiques différencient donc fortement cette région des régions du sud et de l'est, dont le sous sol est formé de calcaires ordoviciens, et qui offrent de grandes étendues plates et bien défrichées, couvertes de nombreuses et riches établissements agricoles.

Le territoire occupé par ces roches cristallines précambiennes représente une très ancienne pénéplaine qui émerge doucement du manteau de sédiments paléozoïques et qui remonte vers le nord par une pente continue et douce. Cette pente a été évaluée à 6 ou 8 pieds par mille, jusqu'au maximum de 1,500 pieds au-dessus du niveau de la mer, près de la limite septentrionale de la feuille d'Haliburton. Les collines sont très peu saillantes, les plus hautes se dressent rarement à plus de 500 pieds au-dessus du niveau moyen des vallées adjacantes. Mais ces collines et ces dépressions donnent au pays un aspect nettement onduleux. Ces vallonnements de la surface ne s'aperçoivent cependant pas quand on regarde le paysage d'un sommet un peu élevé: l'horizon est borné de tous côtés par une ligne uniformément horizontale, quelquefois interrompue par le bourgeonnement d'un monadnock de faible altitude. Un des caractères les plus frappants de ce plateau est la présence d'un nombre considérable de lacs de toutes dimensions et disséminés de place en place. Ces lacs sont remarquables à la fois par la complication de leurs contours et par l'abondance des tles qui les parsèment. À première vue, ces lacs semblent se distribuer et s'étaler sans aucune loi, mais un examen attentif révéle une certaine coordination de leurs contours et de leur structure. En fait c'est peut-être dans ces lacs qu’on trouve le meilleur exemple des relations intimes qui uniss.t la topographie à

DEDSS FEES:

SE SNSEs

es

la tectonique. La plupart des dépressions occupées par ces belles nappe d'eau douce sont de véritables bassins rocheux dont la configuratio! actuelle dépend directement du mode de décomposition des roches et di leur sensibilité à l'érosion. La distribution et l'étendue de beaucoup di ces lacs ont été également beaucoup influencées par l'arrivée irrégulièr: de matériaux de charriage. Un seul coup d'oeil sur les cartes géologique: qui accompagnent le mémoire sur la géologie générale du district montre l'influence remarquable que l'allure et la composition des roches sous: jacentes ont sur la position des lacs et sur la direction de déversoirs qu les relient dans le sud du district. Lacs et déversions suivent de trè: près la direction des bandes de calcaires de Grenville; au contraire dans le nord, les lacs se distribuent comme les pièces d'une délicate marquetterie à la surface des gneiss granitoïdes dont ils suivent générale. ment la foliation locale.

Dans le district embrassé par les feuilles Haliburton et Bancroft, sur une étendue de 4,200 milles carrés, on compte environ 525 lacs dont la superficie varie de quelques ares, ce sont alors de petits étangs, jusqu’à plus de 20 milles carrés, ce qui constitue de belles nappes d'eau. Ces lacs avec les cours d’eau et les déversoirs qui les unissent (ce sont souvent des chenaux rocheux, étroits et peu profonds) forment un système merveilleux de routes qui permettent de traverser la région dans tous sens en Canots sans faire de grands portages.

Le district s'égoutte par plusieurs grosses rivières bien connues. La plus grande partie du Nord et du Centre de la région envoie ses eaux dans la rivière Madawaska et dans sa branche sud-ouest, connue actuellement sous le nom de rivière d’York. De là ces eaux vont ensuite se jeter à Arnprior dans le lac des Chats, expansion de la rivière Ottawa. La partie haute de la rivière Mississippi, qui se jette également dans l'Ottawa, à peu près à trois milles de la Madawaska, reçoit également des eaux de certains lacs de la partie orientale du district. Les eaux du lac du sud et du sud ouest se déversent par plusieurs petits cours d’eau, dans la rivière Burnt et de là gagnent le lac Ontario par la rivière Trent. L'égouttement de la partie nord ouest de la feuille d'Haliburton se fait par la rivière Muskoka qui se jette dans la baie Georgienne du lac Huron. On voit donc qu'une grande partie du pays dans le centre de la feuille appartient aux hauts plateaux de l'Ontario Central.

contraire, e délicate t générale-

Bancroft, lacs dont rs, jusqu'à eau. Ces it souvent | système dans tous

connues.

e ses eaux > actuelleensuite se > Ottawa.

ent dans galement Les eaux tits cours la rivière aliburton ne du lac centre de

ht a

Page 1