Russie
ou du Canada, il est à peu près de I. Daris les syénites à corindon du Canada, il est de à. Nous ne possédons aucune analyse de pegmatite et de syénite à corindon de l'Inde, mais l'analyse du feldspath seul, qui est au moins de composition très analc, ue à celle de la roche, corindon déduit, montre que la potasse est à la soude dans le rapport de 1 à 5. Le rapport de l'Al:Os, total à la somme des autres bases: CaO, Na:0, K:0 est de I ou très légèrement supérieur à I. Ce sont des nombres qui correspondent parfaitement, d'après la loi de Morozewicz que nous avons déjà exposée, à la dissolution de l’alumine dans les magmas et à sa cristallisation sous forme de corindon. Parmi les alcalis, c'est la soude qui domine généralement, et aide ainsi à la mise en solution de l’alumine. Il y a habituellement un excès de magnésie et d'oxyde ferreux par rapport à ce que permettrait (0-5) la loi de Morozewicz, mais ces oxydes ont aidé à la formation des quelques cristaux de biotite et de magnétite que renferme la roche. On pourrait alors s'attendre à ce que cet excès de magnésie et d'oxyde ferreux donne naissance à du spinelle qui accompagnerait le corindon, mais le spinelie est plutôt rare comme compagnon du corindon canadien. Il n'est donc pas improbable, comme le fait remarquer {olland, que la loi de Morozewicz ne représente pas toute la vérité, car les roches à corindon contiennent, en certains endroits, de la magnétite er quantité bien suffisante pour absorber plus de 0-5 pour cent de FeO. S'il y a du Fe:O:, il se forme de la magnétite de préférence à l’hercynite (FeO, Al:0:), Holland signale qu'il a souvent trouvé ces deux minéraux en association, la magnétite étant enchassée dans l'hercynite, ce qui indiquerait que FeO, Fe:O; se formerait avant FeO, AlOs. Ce n'est cependant qu'en quelques endroits que la magnétite est abondante dans la syénite à corindon. En moyenne les analyses donnent moins de 0-5 pour cent de Feo.
La formation du corindon (au moins dans les conditions de l’expérience) ne dépend pas, d'après Morozewicz, de la basicité du magma, mais de la quantité d’alumine par rapport à la somme des autres bases, de sorte que le point de saturation d'un magma silicc-alumineux pur pour l'alumine peut se prédire avec une très grande approximation. Dans un magma d’anorthite pure, la limite maximum pour l’alumine est d'environ 36-5 pour cent; dans la néphéline, 32 pour cent; dans la bytownite, 33 pour cent; dans la labradorite 27-30 pour cent; dans la microperthite 19-22 pour cent; dans l'albite 19-5 pour cent, le tout environ. Il faut faire attention au fait que la valeur moléculaire de la soude doit être plus grande que celle de la potasse, car Morozewicz à trouvé que si l’alumine se dissout très bien dans un aluminosilicate de soude fondu, elle est insoluble dans un aluminosilisate de potasst l'introduction de soude dans ce dernier silicate accroit rapidement son pouvoir dissolvant, ce qui est évidemment une qualité essentielle pour
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permettre ensuite la séparation de l'alumine à l'état de corindon. À l'analyse, Holland trouve que le feldspath des environs de Sivamalaï, dans l'Inde, est un mélange d'albite et d'orthose. Comme ce mélange de feldspaths constitue la masse principale de la roche, il satisfait, en tant que magma, au:: conditions indiquées par Morozewicz et doit être saturé par une plus petite quantité d’alumine que le magma de néphéline. Cette remarque seule permet de comprendre qu’on trou,era moins de corindon dans une syénite à néphéline que dans une roche feldspathique, dans le cas où ces deux roches seraient semblablement saturées d’alumine. Il faut ajouter, de plus, que les conditions, en ce qui concerne la présence de la magnésie et de l'oxyde de fer, sont dépassées dans les types dominants de syénite à néphéline de Sivamalaï. La présence de quantités considérables de minéraux ferromagnésiens dans la syénite à néphéline et l'absence remarquable des mêmes minéraux dans la syénite à corindon associée suffisent à expliquer que cette dernière roche peut contenir de l’alumine libre tandis que la première n'en contenait pas.
On pourrait sans doute fournir des explications analogues de l'absence de corindon dans les gisements russes de syénite à néphéline, mais dans les deux cas on peut prédire avec une certaine sureté que des explorations plus étendues révéleront la présence du corindon tlans les deux pays dans des roches plus étroitement associées à la syénite à néphéline que la syénite sodique rouge. La découverte des premiers gisements de corindon dans la syénite à néphéline de la localité primitive du canton de Raglan, fut réellement fortuite, car ces affleurements avaient d’abord attiré l'attention par les magnifiques cristaux de sodalite qu'ils contenaient. Avant cette découverte l'étude détaillée du terrain n'avait fait qu'accentuer l'impression que toutes ces syénites avaient des origines très voisines: la découverte de corindon dans des conditions semblables et au sein de types rocheux divers apporta une nouvelle et forte preuve de la justesse de cette théorie. En étudiant avec soin les localités voisines, on se rendit bientôt compte qu'il y avait également du corindon dans les syénites à néphéline des autres localités de l'Ontario qu'on avaient examinées auparavant avec détail, mais sans s'occuper particulièrement de la question corindon. Bref, le résultat de ces recherches amena à conclure que la présence de syénite à néphéline dans un district est un indice très favorable de l'existence de corindon. On peut remarquer que la tendance très nette à la différenciation et par suite à la grande variété de types des roches à néphéline est un fait pétrographique bien connu maintenant, de sorte qu'on peut espérer trouver du corindon dans les affleurements de syénite à néphéline et de roches associées de l'Inde et de la Russie, et particulièrement dans des types rocheux qui ont une compositin mieux en accord avec la loi formulée par Morozewicz.