MASSACHUSETTS
On a trouvé du corindon près de Pelham dans le Massachusetts! dans une zone de biotite flanquée d'une part par un gneiss acide et d'autre part par une hartzburgite (ou saxonite) constituée par un mélange très frais d'olivine et d'enstatite. Ce massif basique a une forme lenticulaire et a à peu près 200 pieds de long et 40 pieds de large. La bande de biotite, de couleur bronzée, a généralement de 4 à 8 pouces d'épaisseur mais de temps en temps elle atteint quatre pieds. C'est dans cet élargissement qu'on a trouvé un corindon grisâtre, tacheté de bleu et accompagné d'une hornblende vert foncé et d’une actinote claire. Le corindon n'y est pas du tout abondant. Cet emballage, fait surtout de biotite, est sans aucun doute un produit de contact métamorphique, comme d’ailleurs le corindon qui est emprisonné.
Les gisements d'émeri de Chester, Massachussetts, ont fait l'objet d'une description détaillée qu'on trouve dans la monographie du Prof. B. K. Emerson sur la “Géologie du comté d'Old Hampshire, Mass,
1 Bull. ne 269, U.S.G-S. 1906, p. 130.
4 Geol Surv. Géorgie Bull. n° 2, Atlanta Géorgie 1894. # Mon. U.S.G-S. Vol. XXIX 1898, Bull, n° 269 U.S.G.S. 1906, pp. 52-54.
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comprenant les comtés de Franklin, Hampshire et Hampden.! Ils se trouvent dans une bande d'amphibolite qui s'étend d’une façon presque continue à travers tout l'État, parallèlement à la direction des schistes encaissants ‘“‘Rowe et Savoy”. Cette bande épaisse seulement de quelques perches en moyenne, atteint ? de mille de large aux environs de Chester, là où se rencontrent les gisements d'émeri. Les gisements euxmêmes se trouvent dans la moitié orientale de la bande, et sont séparés des schistes à séricite par une amphibolite souvent serpentinisée, large de 1 pouce à 18 pieds. On peut suivre ces gisements sur une longueur de près de 5 milles; les gisements qui apparaissent de place en place se relient les uns aux autres par des bandes continues de chlorite. La veine varie de quelques pieds à 12 pieds d'épaisseur; en moyenne elle se tient aux environs de 6 pieds. Le minerai présente tous les intermédiaires entre la magnétite presque pure et un mélange intime de magnétique et de corindon. Parfois le corindon a cristallisé en cristaux bleus et blancs ou en masses pesant jusqu’à une et deux livres. Le Prof. Emerson considère cœtte amphibolite comme une roche sédimentaire altérée, et explique ainsi la présence de gisements d'émeri “La veine d’émeri magnétifère fut primitivement un dépôt de limonite provenant du remplacement d’un calcaire dans lequel de l’alumine en solution s’est infiltrée et s’est déposée à l'état d'allophane et de gibbsite.”? Au contraire, Pratt admettrait plutôt, avec certaines bonnes raisons à l'appui, que l’amphibolite est d'origine ignée et que la magnétite et l'émeri furent les premiers minéraux a cristalliser dans le magma basique.®
L'émeri de Chester a été découvert en septembre 1864 par le D: H.S. Lucas, et fut immédiatement mis en exploitation. Six mines se sont créés: les mines Wright, Melvin, Old, Macia, Sackett et Snow. Jusqu'à ces dernières années la plus grande partie de l’émeri des États Unis provenaient des mines des environs de Chester, mais actuellement la plus grosse production est celle de Peekskill.