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sur le calcaire voisin. 11 subdivise d'une façon précise les divers types de diorites par la présence et l'abondance relative de la hornblende brune et verte, du mica, de l'hypersthène et du quartz. Plus tard il discute le ‘’métamorphisme des micaschistes et des calcaires au contact des roches de la série Cortlandt.” Dans ce dernier travail il affirme que l'émeri doit provenir certainement de phénomènes de contact sur des matériaux préexistants et semble abandonner sa première hypothèse donnant comme origine une ségrégation magmatique.
James F. Kemp en 1883: décrit le prolongement de la série vers Rosetown, dans un territoire d'environ trois quarts de mille de long, à peu près à un mille à l’ouest de Stony point. Le massif est surtout de la diorite entourée de gneiss, et emprisonnant un petit morceau de marbre. Ce massif contient de l'émeri semblable à celui du massif principal.
Wm. H. Hobbs’ a décrit un prolongement de la série dans le Connecticut. Il existe en effet dans le voisinage de Prospect hill dans le canton de Litchfeld, deux massifs : scheux, dont le plus grand couvre un territoire d'environ 40 milles carrés et dont le plus petit ressemble au massif de Rosetown que Kemp avait précédemment décrit. Le premier diffère du massif principal par l'abondance plus grande d'un plagioclase plus basique, par l'absence d'émeri, et par la présence de chalcopyrite et de pyrrhotite que les gens du pays appellent “nickel mines.” Le travail le plus récent que l’on ait sur cette intéressante série est celui que le D' G. Sherburne Rogers’ a inclus dans sa thèse de doctorat de la Faculté de sciences pures de l’université Columbia, sous le titre de “Géologie de la série Cortlandt et de ses gisements d'émeri.” Alors que Dana s'occupe surtout des questions d'origine et Williams de classications en catégories pétrographiques, Rogers divise les produits de différenciation en grandes classes, reliées géologiquement aux affleurements et proportionnelles aux superficies de ces affleurements.
La série Cortlandt est considérée comme un complexe igné dont les relations géologiques ne peuvent pas être nettement définies. Elle est certainement postérieure au précambrien, et date probablement de la fin du paléozoïque. Dans ce complexe igné, le terme le plus important est la pyroxénite, y compris la pyroxénite à hornblende et olivine, attendu qu'elle couvre près d’un quart de toute la superficie. Cette pyroxénite passe, en se différentiant, à la péridotite, simplement par un accroissement de la quantité d'olivine. L'olivine constitue parfois les trois cinquièmes environ de toute la masse rocheuse. La variété que Williams a appelée “Cortlandite” est composée d'olivine et de hornblende. La hornblendite n'est pas fréquente; on n'en connait qu'en quatre petits affleurements.
* Amér. Journ Sc. 3ème Sér. Vol. XXXVI 1888, p. 247. ? Dédicace à l'occasion du septentenaire de la naissance de Harry Rosenbusch à Stuttgard, 1906, p. 25,
#Cont. Dept. Géol. Université Columbia Vol. XXI, n° 4; Ann. New-York Ac. Sc. Vol. XXI pp. 11:86, Planches III-IV et cartes; 15 mai, 1911.
La norite à biotite et augite (hypérite) est la plus importante de toutes les norites et par sa situation centrale elle donne l'impression d’être la norite fondamentale. Les autres termes importants de la iamille des norites sont la norite à biotite et la norite à hornblende. Les autres termr«s, comme la norite proprement dite, la norite quartzifère, la norite à augite, et la norite à olivine et augite sont relativement sans importance Le terme granitique de la série couvre une superficie d'environ 34 de milles carrés. La syénite a un petit développement superficiel et ses contours sont mal définis. La syénite à sodalite est un des types rocheux les plus intéressants parmi ceux qu'on a découverts et décrits. Elle forme un seul affleurement très peu étendu. Les diorites sont très développées dans la partie ouest du district. Le gabbro peut être considéré comme une roche intermédiaire entre la diorite et la syénite, mais à l'encontre de la dorite il n'a réellement aucune importance. Les dykes sont assez fréquents dans le district, mais ils sont généralement petits. Ils comprennent des pegmatites, aplites, dacites porphyritiques et divers types basiques: lamprophyres, horabler lite et serpentine (péridotite).
Rogers reconnait trois variétés d'émeri: (1) l'émeri pur; (2) l’émeri spinelle; (3) l'émeri feldspathique.
(1) L'émeri pur, d’une teinte noir rougeâtre caractéristique est rare. Le corindon, qui en est l'élément principal, ne peut s’y distinguer qu'au miscroscope. Il apparait en petits grains carrés chargés d'inclusions, probablement d'ilménite. La magnétite constitue à peu près un tiers du minerai; la spinelle est rare; on y a signalé de la biotite, mais en petite quantité.
(2) L'émeri spinelle est un mélange lourd, noir, finement grenu, où le corindon n'apparait sous forme de cristaux gris foncé que dans les meilleures variétés. En coupe mince, au microscope, il apparait comme formé d'un mélange de pléonaste, corindon et magnétite. Le pléonaste constitue la grande masse de la roche et se présente en grains irréguliers d'un beau vert, isotre::", très réfringents, contenant, en inclusions, de très fines aiguilles parallèles de magrétite. Le corindon s’y trouve en toutes proportions, il peut même y manquer totalement. Les grains de corindon qui atteignent parfois un pouce de diamètre, ont un contour prismatique et semblent avoir cristallisé en même temps que le corindon.
Les analyses des colonnes I et II du tableau ci-dessous, sont celles d'un pléonaste isolé de la magnétite et de l'ilménite par Rogers; la colonne III donne une analyse de Wolle (Am. jour. Sc. 48, 1860, 350,) densité 3-58.
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(3) L'émeri feldspathique ressemble à la variété spinelle et peut contenir une quantité considérable de plagioclase sans qu'on s’en aperçoive à l'œil nu. De la magnétite pure apparait parfois en trainées, et cette variété magnétifère a été autrefois exploitée comme minerai de fer. Un plagioclase basique peut former un tiers ou la moitié de toute la masse. Le corindon est habituellement incolore; les cristaux, de taille moyenne, s'accompagnent généralement de minéraux plus basiques. En certains endroits le corindon est d’un vert bleuâtre foncé et ressemble au glaucophane; il est ‘nrtement polychroïque en jaune grisâtre suivant E et en bleu verdâtre foncé suivant O. Le spinelle et la magnétite sont abondant; il y a aussi souvent de la sillimanite et de la fibrolite.
Ci-dessous nous donnons les analyses des trois variétés d'émeri
décrites par G. S. Rogers: I, émeri pur, mine Dalton; II émeri spinelle (première qualité), mine Buckbee; III, émeri feldspathique, Salt hill.
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1 Prover.ant sans doute en grande partie du mortier d'agate.
D'après ces analyses, la composition minéralogiques des trois variétés est la suivante:
Ainsi que le fait remarquer Rogers “D'après la composition de l'émeri de Cortlandt, c'est évidemment un minerai à basse teneur. La présence de spinelle, sillimanite, grenat, feldspath, quartz, etc., abaisse beaucoup son pouvoir abrasif et influe réellement sur sa dureté. Il convient à la fabrication de meule d'émeri par vitrification.” Pour beaucoup d'usages où une dureté extrême n'est pas nécessaire, la variété riche en spinelle donne un produit convenable, intermédiaire entre l’'émeri véritable et le grenat.
En résumé, on peut dire, en ce qui concerne le mode de gisement:
(1) L'émeri se rencontre généralement dans une région où les enclaves de micaschistes sont abondantes et souvent à moins d'une certaine de pieds de ces enclaves; les plus gros gisements (mines McCoy
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et Dalton) se trouvent à moins de 1,000 pieds de la lisière de la série Cortlandt.
(2) Le minerai est toujours en veines, poches ou lentilles à épontes nettes, mais les éléments qui le composent se rencontrent souvent dis. séminés dans les roches immédiatement voisines.
(3) Le minerai accompagne des roches anormales, contenant de la sillimanite, de la cordiérite, du grenat, du quartz ou de l'allanite, éléments qu'on ne trouve nulle part dans le district, sauf autourde certaines enclaves schisteuses; plus rarement il avoisine des roches qui seraient normales ci on en enlevait le spinelle disséminé. Il y a souvent beaucoup de biotite autour du minerai, phénomène fréquemment Caractéristique dans ces enclaves.
(4) Ces roches portent les traces d'efforts de cisaillement, de glissement et d'arrachements, ce qui est rare dans les autres parties du district, sauf autour de certaines inclusions schisteuses.
Rogers discute longuement l'origine de l'émeri et pèse la valeur des diverses preuves apportées en faveur soit de la différenciation magmatique, soit de l'absorption de matériaux sédimentaires. Bien qu'il croie possible que le corindon et la magnétite se soient séparés du magna à l'état d'éléments pyrogéniques primitifs, il est plutôt enclin à penser que ces minéraux proviennent de l'absorption de matériaux sédimentaires étrangers, et que des recherches plus détaillées en apporteront de fortes preuves. On obtiendrait ainsi un magma sursaturé par rapport au fer et à l'alumine qui donnerait naissance à l'émeri, suivant les lois de Morozewicz. Cette théorie se justifierait par les associations fréquentes, quoique un peu lointaines de l'émeri et des enclaves visibles de schistes,
rie exacte de minéraux qu'on trouve dans les régions périphériques du district et dans certaines enclaves dont la situation géologique est très claire, enfin par l'existence fréquente de gisements en bandes parallèles à des bandes de quartz, l’ensemble étant souvent plissé et ressemblant exactement à un schiste quartzifère noir. Cette théorie s'accorde assez exacte ère conception de Williams sur l’ Williams s’expri-
trict à norite, plus à l'est, et décrits longuement dans un précédent mémoire. Dans les deux cas l'origine est essentiellement la même.”
L'émeri a été exploité dans le district dès 1889 et plusieurs milliers onnes en ont été expédiées comme abrasif, Avant 1889, diverses tentatives avaient été faites pour exploiter le minerai comme minerai
l Am, Jour, Sc. 3ème Sér. Vol. XXXIIL, 1887, pp. 194-199,
de fer; mais il était trop chargé d'alumine et bloquait les hauts fourneaux. Toutes ces tentatives échouèrent. À l'heure actuelle on travaille aux carrières Dalton, à la mine McCoy et dans la partie sud-est du district, La compagnie Tanite Emery de Stroudsburg, Pennsylv. a exploité à ferme pendant plusieurs années la mine McCoy. Les mines Dalton et Buckbee ont été mises en exploitation par la Compagnie Keystone Emery de Frankport, Pensyiv. Les gisements ont des dimensions très variables, mais sont tous attaqués en carrière. A la mine McCoy, la grande carrière a à peu près 75 pieds de longueur par 40 pieds de largeur et 80 pieds de profondeur. Tout l'émeri est expédié en roche aux fabricants de matériaux de polissage qui le broient et le préparent. La concurence de l'émeri de Turquie et de l'ile Naxos est très vive, de sorte que l'industrie américaine décroit constamment. En 1908 les exploitations accusèrent une production de 690 tonnes américaines valant $8,860; en 1909, 892 tonnes vale 510,870; en 1910, 978 tonnes valant $11,736 et en 1911, 769 tonnes v $8,810.