‹ Le Cornage Chronique Chez Le Cheval Et Son Traitement Chirurgical Par L'Opération De WilliamsChapitre 4 sur 15 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Exerçant dans une clientèle où la question du cornage chronique joue un rôle prépondérant, ce vice rédhibiloire étant, parmi tous les autres, celui qui importe le plus aux yeux du fermier beauceron, celui qui fait le principal objet de « l'attestation » (terme spécial usité en Beauce pour désigner l'examen d'un cheval avant ou après l'achat), il était naturel que tout traitement susceplible d'apporter la guérison ou, tout au moins, une amélioration sensible de cette affection nous inléressät au premier chef. C’est pourquoi dès les premières relations parues en France au sujet du traitement chirurgical du cornage chronique par l'opération de Williams (Note de M. V. Drouin dans le numéro du 1er décembre 1911 de la Revue générale de Médecine vétérinaire). nous n'avons pas hésilé à tenter cette opération, séduits par sa simplicité relative et ses résultats qui paraissaient de beaucoup supérieurs à ceux obtenus avec les méthodes précédentes. Nos premières opérations, en collaboration avec notre collègue et ami G. Cachemback, le très distingué vétérinaire de Chartres, datent du début de l’année 1913.

En 1915, envoyé comme chef de service dans un D. C. M. de la 10e Armée, nous avons trouvé là un champ d’expérience presque illimité. Nous le devons, du reste, à l’amabilité et à la bienveillance de M. le Vétérinaire principal de 1'° classe Alix, directeur du Service vétérinaire de la 109 Armée, à qui nous sommes heureux de témoigner ici, une fois de plus, notre projonde-et très affectueuse gralitude, Nous n'oublions pas non

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plus tout ce que nous devons à M. le Lieutenant-Colonel Inspecteur de Loisy et à notre ami le Vétérinaire aide-major Masselis dont la précieuse et très*éclairée collaboration ne nous fit jamais défaut. Nous lenons aussi à remercier tout particulièrement : M. l'Inspecteur général Drouin, ancien chef de travaux à l'Ecole vétérinaire d’Alfort, qui fut, croyons-nous, l’un des premiers en France à pratiquer l'opération de Williams, à en faire connaître la technique et aux travaux duquel nous avons fait de larges emprunts ; M. le professeur Hobday, du Collège Royal vétérinaire de Londres, qui a bien voulu, sur la recommandation de M. Drouin, nous adresser une partie des nombreuses relations qu’il a publiées sur l'opération américaine du cornage chronique, opération dont il est, à l'heure actuelle, l’incontestable « recordman ».

Depuis 1919, nous avons, chaque année, opéré, dans notre clientèle ou dans les clientèles environnantes, un certain nombre de corneurs et nous croyons pouvoir, dans ces conditions, donner notre modeste avis sur les résultats à attendre de l'opération de Williams. Ce sont ces résultats et les conclusions qui en découlent quant à l'avenir et aux indications de cette opération qui feront l’objet principal de ce travail.

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