Foj-UN. — Recherches sur le corps de Wolit
riques. C'est pour cette raison que Wrisberg a désigné l'ensemble formé par la réunion des vaisseaux sanguins et des canalicules sous le nom de cor dus pampiniforme .
Fig. 13. — Organe de Rosenmuller (d'après Kobell).
I.a fornie, la longueur et le volume du corps de Rosenimûller sont lrè^ \ai iables avec l'âge. Chez l'enfant, il est formé id'un certain nombre de tubes plissés et paraissant appendus aau hile de l'ovaire. Ces tubes, disposés à peu près parai lèleiment, convergent vers une région centrale placée au-dessous «de l'ovaire et rappellent assez bien les vaisseaux efférents du ttesticule. On retrouve d'autres canalicules offr.int le même .volume et le même aspect eu dedans et en dehors de la partie agglomérée du corps de Rosenuiùller que nous venons de déicrire. Ces derniers ont des relations moins intimes avec Il'ovaire que les précédents.
On peut s'assurer par la dissection que les canaux passent lau-dessous de l'ovaire et ne se terminent pas dans cet or- ^ne. En somme, l'organe de Rosenmuller se compose de tubes aveugles à leur extrémité tournée vers l'ovaire, et
convergeant tous les uns vers les autres par leur autre extre'mité, vers un canal perpendiculaire à leur direction, qui n'est autre que le vestige du canal de Wolff.
Les canalicules se modifient sous l'influence du progrès de l'âge; ils augmentent de volume, se renflent en certains points et se rapprochent davantage les uns des autres. Leur nombre est en général de 18 à 20, quelquefois plus. Ils correspondent aux canalicules moyens du corps de Wolff. Ceux de l'extrémité supérieure n'atteignent pas le bile de l'ovaire et restent plus en dehors, ainsi que le renflement supérieur du canal excréteur. Ils doiment naissance à des dilatations vésiculaires. Le renflement supérieur du canal subit aussi quelquefois cette dilatation vésiculaire, qui constitue VHydatide de Morgagni.
Au troisième mois de la vie intra-utérine, d'après Foîlin, on trouve encore le reste du corps de Wolff qui fournira l'organe de Rosenmûller. Au quatrième mois, cet organe a 2 à 3 millimètres ; au sixième il a doublé, et vers le neuvième il a 8 à 9 millimètres d'étendue. Il continue à croître pendant l'enfance, et vers la puberté il est bien développé. Les canalicules t|ui le constituent sont fins, égaux en volume, très régulièrement flexueux. A un âge plus avancé, les canaux augmentent de volume, ils deviennent plus ojiaques et se renflent en divers points. Les flexuosités s'effacent et ils tendent à devenir rectilignes. A cette période, il n'est pas rare de voir plusieurs de ces canalicules s'accoler les uns aux autres. Enfin, dans la vieillesse, ils subissent un mouvement de retrait; la plupart sont oblitérés jusque dans le voisinage de l'ovaire, oij il reste une petite partie du canalicule conservée.
La structure de ces canalicules est assez simple. Chacun de ces conduits se compose d'une enveloppe lamineuse à fibres
très serrées longitudinales, épaisse et ne laissant subsister qu'une cavité étroite. Sur des pièces injectées, Follin a pu voir des vaisseaux sanguins pénétrer dans cette membrane conjonclive. Waideyer a vu que chez la femrïîe ces conduits sonl tapissés par une couche d'épithélium cilié. Sur la chienne, ces canalicules, surtout ceux qui s'enfoncent dans l'ovaire, sonl revêtus au contraire d'un é})ilhélium pavinienteux simple non cilié.
PAROOPHORE. {GRANULOSA)
Waideyer a donné le nom de Paroophoron à des traînées jaunâtres composées de petites masses cellulaires qu'on voit vers le hile de l'ovaire chez la chienne, chez la vache. Ces Irainées qui finissent par disparaître sont, comme l'organe de Giraldès, un résidu de la portion inférieure du corps de Wolff.
Dans l'intérieur même de l'ovaire existent des cordons cellulaires qui sonl rattachés également par plusieurs auteurs à l'épithélium des tubes wolffiens, lesquels s'insinuent dans l'ovaire comme ils le font dans le testicule (canaux droits rete tes lis).
Enfin Kôlliker rattache la membrane granuleuse des follicules de Graaf à ce même épilhélium. Mais M. Balbiani pense que Kolliker est tombé dans l'erreur. Il a vu distinctement en effet ces cellules de la granulosa provenir, comme l'ovule, de l'épithélium germinatif,