‹ Le corps de WolffChapitre 7 sur 42 · Id. — Entwickelungs geschichte der Natter, 1839, p · texte numérisé non relu

Id. — Entwickelungs geschichte der Natter, 1839, p

mèuesne se passent pas de la même façon dans les deux sexes: chez la femme il se formerait à côté du canal du corps de Wolff une bandelette d'abord pleine qui se creuserait par la suite, s'ouvrirait en avant et deviendrait la trompe, tandis que le corps de Wolff et son canal disparaîtraient. Chez l'homme, cette bandelette d'existence temporaire et parfaitement inutile serait résorbée et le canal de Wolff en s' unissant au testicule, formerait directement le canal déférent.

J. MûUer', (1829) eut surtout le mérite de découvrir le corps de Wolff chez les Batraciens où il avait échappé aux recherches de Rathke à cause de sa situation très antérieure, immédiatement au-dessous des branchies et il montra ainsi que le développement de ces corps n'était pas en rapport avec la présence d'une allantoïde et d'un Amnios. Le premier, en outre, il a reconnu que chez le poulet, et Bischoff le reconnut un peu après chez le chien, les corps de Wolff consistent dès l'origine en une agglomération de petits canalicules ou de vésicules pédiculées situées en travers, mais il pensait à tort que ces vésicules se développent avant le canal excréteur longitudinal dans lequel elles viennent s'ouvrir et qui est désigné sous le nom de canal de Wolff H démontra aussi que ces organes se rapprochent beaucoup par leur structure des glandes tubiileuses et qu'ils fournissent réellement (comme Rathke l'avait supposé) une sécrétion qui va se rendre dans l'allantoïde.

Mais en ce qui concerne la destinée de ces corps de Wolff et de leur canal il repoussa l'opinion de Rathke qui faisait dériver l'épididyme des premiers et le canal déférent des seconds; et il pensa à tort que chez les mammifères, le canal

1. MuLLM. — Bildungsgewhiclite der Genitalien, 1830, p. 34 et 48.

- déférent est formé, aussi bien que l'oviducte, en partfe par la portion inférieure du canal de Wolff, en parlie par le canal qu'il a découvert et qui d'après lui, allait s'embrancher sur le canal de Wolff. — Chez les oiseaux il reconnaissait chez la femelle la formation de la trompe aux dépens du canal de la glande sexuelle (canal de Muller), tandis que chez le mâle, contriirement à ce qu'il admettait pour les mammifères, le canal déférent provenait exclusivement du canal de Wolff, le canal de Mùller n'existant pas d'après lui chez le mâle. — Les recherches modernes ont montré que ce canal y existe mais disparait complètement vers le onzième jour de l'incubation.

Mùller a eu d'ailleurs successivement sur ce sujet plusieurs opinions toutes partiellement fausses et Cosle lui attribue à tort l'opinion de Rathke qui est la vraie (Voy. Bischoff Développement de ï homme:, Mùller, Physiologie^ t. 2. 845).

Coste (1840) dans ses recherches sur le développement des corps de Wolff chez le fœtus de brebis [Annales françaises et étrangères d'anat. et de physiolog. t. W, p. 326 S ) chercha à établir que la masse qui doit former l'appareil génital n'a avec le corps de Wolff aucune relation directe, ni aucune communauté de substance et tout se réduit, selon lui, à une simple juxtaposition.

Chez les plus jeunes embryons de brebis qu'il ait examinés Coste constata l'indépendance complète entre le conduit excréteur du corps de Wolff et le conduit excréteur de l'organe génital, (canal de Mùller). Pour lui, tandis que le premier s'atrophie toujours le deuxième formera la trompe ou le canal déférent.

1. Coste. - Aussi dans Annales des sciences naturelles, t. XIII, 1840.

Bischotr (1842) au sujet du point véritablement important de la question, c'est-à dire la provenance de l'ëpididyme, et du canal déférent chez l'homme, partage les idées erronnées de Millier et de Coste. Mais au point de vue de la description morphologique son livre est un des meilleurs et des plus complets pour l'époque qui aient été pubhés.

Follin Thèse 1850, )a cherché à démontrer que le développement et la disparition des corps de Wolff se font en dehors des organes génitaux; qu'il n'y a entre eux que des rapports de voisinage mais sans que les uns servent à former les autres (ce qui est vrai pour l'ovaire et pour le testicule mais faux pour l'épididyme et le canal déférent). Comme Coste, il fait venir aussi, à tort, le canal déférent du canal de Millier.

A partir de 1850, l'impulsion nouvelle donnée aux études embryologiques^ et l'emploi de la méthode des coupes pratiquées en série sur des embryons et observées au microscope, substitué à la simple dissection et à l'examen à la loupe, devait définitivement éclaircir les points restés douteux dans l'élude des corps de Wolff. C'est ainsi que la doctrine de Ralhke a pu être définitivement établie et que la destinée réciproquement inverse du canal de Wolff et du canal de Millier, qui avait échappé à Miiller lui-même, — bien qu'il eût découvert le canal qui porte son nom^ — n'est plus contestée aujourd'hui par aucun embryogénisle : mais d'autres problèmes ont surgi, tels que celui de la provenance exacte aux dépens de tel ou tel feuillet blastodermique, celui du

1. BiscHopp. — Développement de l'homme et des mammifères dans Vencyctopédie anatomiijue, traduction .lourdan, 1843. ^ •2, RzxAK. — Entwickelungsgcchichte der Wirbelthiere, 1850-1855.

mode originel de formation et des processus ultérieurs de développement et de transformation du corps et du canal de Wolff, et d'autres encore qui sont actuellement l'objet des investigations les plus nombreuses et les plus variées, étendues à la fois aux différents groupes de vertébrés. C'est par l'étude du développement du canal de WolfT que nous allons entrer de plain pied dans le cœur même de notre sujet, et nous tâcherons de nous faire l'hislorien fidèle des diverses opinions qui ont été émises à cet égard, si nous ne pouvons pas nous eu faire le critique autorisé.

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