Dzondi. — Supplementa ad Anatomiam
2. Okkn ei KiESKH. — Bcitr. i. vergi, Zool. Zoot. u. Phys., Bamberg, 1806.
delettes des masses polypiformes signalées par WolfT sur les côtés de la colonne vertébrale, se disposaient en lames, et que chacune de ces lames, en se recourbant, prenait la forme d'une sorte de gouttière qui finit, d'après lui, par se convertir en un caual complet de chaque côté ou en un tube ouvert à ses deux extrémités. Lorsque, d'après son hypotlièse, ces lubes persistent dans le dernier état, ils forment les oviductes des femelles; ils deviennent au contraire les canaux déférents lorsqu'ils se ferment à leur extrémité antérieure.
A son tour Ralhke ' (1825) étudia ces organes et eut le mérite d'étendre ses recherches non seulement aux mammifères et aux oiseaux, mais encore aux repules chez lesquels il retrouva les corps en question dans les ordres des Chélonieus, des Ophidiens et des Sauriens. N'ayant pu réussir à en découvrir la trace chez les Batraciens et les Poissons, animaux dépourvus d'amnios et d'allantoïde, il pensa que ces organes auxquels il imposa le premier le nom de corps de WoIff% devaient avoir une relation nécessaire avec l'amnios et l'allantoïde puisqu'ils n'existaient d'après lui que dans les trois classes d'animaux allantoïdiens, Rathke considéra ces corps de Wolff comme le terrain commun d'où proviennent les reins et les organes génitaux internes. Conduit en outre par l'analogie de couleur, de structure et de forme qui font ressembler ces organes aux reins proprements dits des Batraciens et des Poissons, il les considéra comme des organes sécréteurs transitoires ou comme une forme inférieure de l'appareil urinaire qui aurait les mêmes rapports avec les reins définitifs que ceux que
1. Rathke. — Beitràge z. Gesch. d. Thierwelt, 3« partie. Halle, 1825.
2. Synonymie. — II» ont aussi été nommés faux reins (Oken), corps de Wolff, rein» primitifs (Rathke), corps d'Oken, reins primordiaux (Jacobson).
présentent les branchies transitoires du télard avec les poumons c!e l'adulte chez les Batraciens. Au point de vue de leur structure, il y observa, le premier, de petits pelotons vasculaires qu'il compara aux glomërulesde Malpighides reins.
Enfin, il eut la gloire de reconnaître le premier leurs véritables rapports avec les organes génitaux internes. Il observa en effet que les corps de Wolff disparaissent complètement chez la femelle, tandis qu'ils persistent chez le mâle pour se convertir en épididyme, en s'unissant d'un côté avec le canal déférent et de l'autre avec le testicule. « J'ai reconnu, dit-il, « dans une lettre à J.MûlIer, que dans les cochons, les brebis et « les poules, uneparlie des faux reins se convertit en épididyme « pendant que le reste disparaît ; mais il m'a été impossible de « découvrirsilachosesepasseainsidansles Ophidiens, quoique « j'aie examiné un grand nombre de jeunes serpents ; chez tous, « les derniers vestiges des faux reins étaient si déliés qu'il ne a m'a pas été possible de voir si les vaisseaux propres de ce « résidu étaient ou non en connexion avec les conduits sémic( nifères du testicule. »
Quant aux canaux excréteurs du corps de Wolff, Ralhke émit sur ce point deux opinions dont la dernière mérite une considération particulière. Il pensa d'abord, en effet, que le canal déférent et la trompe se forment à part des conduits excréteurs des corps de Wolff aux dépens d'une bandelette développée le long de ces corps, et que chez le poulet màle le conduit excréteur du corps de Wolff disparaît vers le 10* jour de l'incubation. Mais plus tard,' ' il reconnut que les phéno-
1. Rathke. — Abhandl, z. : Entwick. des Menschen und der Thiere Meckel», Archiv,, 1832, p. 379.