‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 108 sur 265 · NEZ. — FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

NEZ. — FOSSES NASALES

fait suite une lame cartilagineuse qui divise en deux moitiés symétriques la cavité nasale et sépare les narines. Une peau fine enveloppe le nez en couvrant de petits muscles plus importants au point de vue delà physionomie que parleurs fonctions organiques.

Fosses nasales. On nomme ainsi deux cavités an fractueuses qui font suite à celles du nez; adossées sur h ligne médiane et bornées, en bas, par la voûte palatine, en haut, par la lame criblée de Tethmoïde, elles s'ouvrent, en arrière, au-dessus du gosier. Une cloison formée parla lame perpendiculaire de Tethmoïde, le vomer et un cartilage sépare les fosses nasales sur la ligne médiane ; le cartilage se prolonge, comme nous l'avons vu, dans la cavité nasale qu'il partage en deux. Sur la paroi externe des fosses nasales, on remarque des replis osseux, les cornets snpérieur, moyen et inférieur, séparés par des enfoncements ou 7néats. Les fosses nasales communiquent avec de nombreux sinus creusés dans l'épaisseur des os de la face et du crâne.

Toute la surface interne de l'appareil olfactif est tapissée d'une membrane muqueuse, la membrane pituitaire, organe immédiat de l'odorat. Cette membrane, repliée dans les anfractuosités nombreuses des cornets et des méats, présente une superficie d'autant plus grande aux impressions olfactives. Le nerf olfactif vient se ramifier danslapituitaire. Il pénètre dans les fosses nasales en traversant la lame criblée de l'ethmoïde et se distribue à leur partie supérieure seulement. Dans leur partie inférieure, la pituitaire ne reçoit que des filets nerveux venant delà cinquième paire, circonstance à remarquer au point de vue du mécanisme et du siège de l'olfaction.

Odeurs, Le physicien calcule la marche et Tintensilé de la lumière, il peut l'analyser, il sait de quel corps émane telle ou telle couleur, et si ce corps existe dans l'astre dont il observe les rayons; il démontre dans la vibration des corps l'origine des ondes sonores, et voit, dans la lumière comme dans le son, non des particules de matière traversant l'espace, mais un mouvement imprimé aux milieux qui l'enveloppent.

Quelques savants ont pensé que les odeurs résultaient aussi d'un mouvement vibratoire transmis à l'air ambiant par les molécules des substances odorantes, mais Fourcroy démontra l'origine des émanations odorantes dans la volatilité des matériaux immédiats des végétaux, et les odeurs sont généralement considérées aujourd'hui comme des corps existant par eux-mêmes, et non comme un résultat purement physique, comparable aux ondes lumineuses ou sonores ; ce sont des particules matérielles extrêmement ténues et volatilisées dans Tatmosphère. Ici la matière semble devenir insaisissable. Le chimiste peut bien extraire d'un corps l'huile essentielle qui lui donne son odeur, mais il ne peut isoler de cette huile son principe odorant, et jusqu'à présent il ne le connaît que par l'impression spéciale qu'en reçoit le nerf olfactif.

Rien ne donne une idée plus exacte de la divisibilité de la matière que la diffusion des odeurs. 5 centigrammes de musc placés dans une chambre y développent une odeur très-forte, pendant un temps assez long, sans perdre sensiblement de leur poids, et la boîte qui les a contenus en conserve presque indéfiniment le parfum. Haller rapporte que des papiers parfumés par un

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