‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 123 sur 265 · GLOTTE. — CORDES VOCALES · texte numérisé non relu

GLOTTE. — CORDES VOCALES

page 502); l'espace qu'ils laissent entre eux a été nommé glotte supérieure; il esl plus large que la glotte proprement dite, et sans rapport de forme avec elle, quand on l'examine à Faide du laryngoscope. Avant l'invention de cet instrument, le larynx était décrit par les anatomistes comme ils le voyaient à Tamplii théâtre, d'où le nom de glotte supérieure et l'assimilation de cet orifice à celui de la glotte.

Entre les cordes vocales proprement dites et les ligaments tliyro-aryténoïdiens supérieurs existe de cliaijue côté un enfoncement, ce sont les ventricules du larijjix; enfin, un peu au-dessus de ces ligaments est V ouverture supérieure du larynx surmontée, en avant, de l'épiglotte qui s'abaisse sur elle et la recouvre pendant la déglutition. L'espace compris entre la glotte et l'ouverture supérieure du larynx est ce qu'on nomme le vestibule de la glotte.

Parmi les auteurs qui ont étudié le larynx avant ces derniers temps, les uns donnent le nom de glotte à toute la région comprise entre le plan des cordes vocales inférieures et celui des cordes vocales supérieures, d'autres à la glotte supérieure, d'autres enfin à la glotte inférieure seulement : cette dernière opinion, communément adoptée depuis Bichat et Boyer, a été confirmée par l'examen laryngoscopique qui démontre l'exislcnce d'une seule glotte et d'une seule paire de cordes vocales.

Les parois du larynx sont tapissées à l'intérieur d'une membrane fibreuse, constituée en partie par du tissu jaune élastique. Cette membrane, qui forme les ligaments thyro-aryténoïdiens et aryténo-épiglottiques, est revêtue dans toute son étendue d'une membrane muqueuse qui, sur le bord li!)re des cordes vocales, est

Page 1