‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 13 sur 265 · FOLLICULES. ~ PORES · texte numérisé non relu

FOLLICULES. ~ PORES

de lacunes, et l'on voit par ce qui précède en quoi diffèrent et en quoi se rapprochent, sur cetle question, les doctrines anciennes et celles d'aujourd'hui.

L'épiderme est considéré par les anatomiste^ comme imperméable. Cependant l'expérience a démontré que la peau intacte laisse pénétrer dans l'organisme des liquides et des gaz. Si l'on n'admet pas que cette absorption ait lieu seulement par les orifices ouverts à la surface de l'épiderme, et si l'on pense qu'elle se fait par imbibition ou par endosmose, il faut reconnaîlre que l'épiderme est perméable, du moins dans certaines conditions. Quoi qu'il en soit, la peau n'absorbe pas également dans toute son étendue ; plus l'épiderme est épais, plus l'absorption est lente et difficile; enfin la peau, comme tous les tissus, absorbe certaines substances exclusivement à d'autres.

Nous aurons lieu de revenir sur ces phénomènes en parlant de l'absorption.

Après avoir enveloppé le corps, le peau se replie sur les ouvertures qui donnent accès dans les cavités, et, modifiant sa nature, devient, sous le nom de membrane muqueuse, une peau interne qui présente, comme nous le verrons plus loin, beaucoup d'analogie avec l'externe par sa structure, ses fonctions et le rapport intime qu'établissent entre les deux membranes l'influence réciproque de ces fonctions mêmes et leur solidarité.

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