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DISTINCTION DES CORPS DE LA NATURE

par une ligne médiane^ on ait, de chaqut^ côté, à peu près deux parties égales. Une texture contenant certains organes agissants et vivants, capables de servir à l'existence et à Taccroissement^ par un moyen quelconque dénutrition. Un corps augmentant,, grandissant^ se développant par intussusception^ c'est-à-dire trouvant, à l'aide de certains sucs nutritifs empruntés aux corps extérieurs, la substance nécessaire à sa croissance, et opérant des mouvements par lui-même et sans le concours d'une force étrangère.

Après avoir énuméré les différences que présentent, entre eux, les Corps inorganiques et les Êtres organisés, examinons, cà leur tour, les êtres organisés et voyons ce qui, dans cette CLASSE d'êtres, distingue les Animaux d'avec les Végétaux.

Ces deux groupes à'Ètres organisés se forment aux dépens de la terre et de l'air ou, en d'autres termes, aux dépens des Corps inorganiques.

L'air contient ou engendre les produits oxydés : i° V acide carbonique, Y eau, 2»^ l'acide azotique, 4" l'oxyde d'ammonium.

Les plantes, qui sont des appareils réducteurs, s'emparent des radicaux de ces produits ; Carbone, hydrogêne, azote, aînynoniaque.

Avec ces radicaux, elles façonnent toutes les m-atières organisables dont certains animaux s'emparent pour leur nutrition.

Les animaux, qui sont des appareils comburants, reproduisent l'acide carbonique^ l'eau, l'acide azotique^ l'oxyde d'ammonium qui retourne dans l'air^ pour reproduire de nouveau, et dans l'immensité des siècles, les mêmes phénomènes.

Ce que les uns donnent à l'air, les autres le lui reprennent ; etl'on a pu dire, dans un langage aussi exact qu'il est élégant, que, sous le rapport de leurs éléments vraiment inorganiques, les plantes et les animaux ne sont que de l'air condensé.

Quant aux fonctions destinées à l'entretien de la vie, les plantes et les animaux ont un grand nombre de points de contact. Les uns et les autres, en effet, empruntent au monde extérieur des matériaux qu'ils s'incorporent, qui, pénétrant

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dans leur structure, servent à la fois à la réparation de leurs pertes incessantes et à l'augmentation de leur individu.

Les plantes pompent dans le sein de la terre les sucs donj elle est pénétrée; ces sucs, dont l'eau fait la base, contiennent parfois des substances inorganiques assez variées. Ce sont ces sucs pompés par les racines, charriés par les vaisseaux, qui entrent dans la constitution végétale, qui, portés dans le parenchyme des feuilles, y subissent une transformation, sous l'influence de l'air atmosphérique, et deviennent le fluide réparateur et nourricier de la plante.

Les animaux introduisent dans leur appareil digestif des matières végétales, animales et même minérales que le travail digestif transforme en chyle. C'est ce chyle qui, porté dans l'appareil respiratoire, y subira des changements par l'action de l'air et deviendra du sang, seul fluide qui puisse servir à la nutrition et à la réparation de nos tissus.

Les faits établissent la dépendance mutuelle dans laquelle se trouvent les végétaux et les animaux. Les premiers ont précédé les seconds sur la terre; car il était indispensable qu'ils existassent pour faire subir aux corps inorganiques la transformation qui en fait des aliments pour les animaux. Aussi trouve-t -on, dans le sein de la terre, les débris organiques du règne végétal à des profondeurs où ne se rencontrent pas les débris d'animaux.

« Les végétaux et les animaux ont entre eux des rapports si intimes, dit M. de Candolle, quilssemblentformés sur unplan analogue; les uns et les autres sont composés de parties, les unes agissantes, les autres élaborées ; les unes plus ou moins solides, les autres généralement liquides; dans les deux Règnes on remarque, tant que la vie dure, une tendance énergique pour résister à la putréfaction; dans les deux Règnes, on trouve des composés particuliers que la synthèse chimique ne sait pas imiter: dans l'un et l'autre Règne les matières qui doivent servir à la nutrition passent, avant d'en être susceptibles, par une série de phénomènes analogues : dans tous les deux on distingue des sécrétions et des excrélions variées; dans les deux Règnes, les lois de la reproduction

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