‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 156 sur 265 · ANIMAUX. PLANTES · texte numérisé non relu

ANIMAUX. PLANTES

borent au contact de l'air, qui se trouvant en contact avec Tair et

s'introduit par des stigmates ou la lumière, elle se combine et

pores respiratoires placés le long s'identifie avec la substance de la

du corps, et qui circule dans toutes plante, les parties de Tanimal.

D'autres animaux, parmi les Beaucoup de plantes sont abso-

zoophytes, ne se nourrissent que lument dans le même cas, et se

par une absorption des fluides, qui nourrissent plutôt par imbibition

s'opère par toute leur surface. que par l'absorption de leurs radicules.

Les animaux respirent; si on Les plantes respirent ; si on les

les plonge quelque temps dans un plonge quelque temps dans un gaz

gaz pur, ex(?epté l'oxygène, ils pé- pur, autre que l'acide carbonique

rissent asphyxies : ils respirent ou l'oxygène, elles meurent as-

de l'oxygène et exhalent de l'acide phyxiées : elles s'approprient le

carbonique. carbone et exhalent de l'oxygène.

Ce tableau comparatif entre les végétaux et les animaux fait croire, au premier coup d'œil, que ces êtres sont si étroitement unis^ dans les caractères essentiels de leur organisation, qu'il doit être impossible de les distinguer par un trait prononcé qui appartienne exclusivement aux uns ou aux autres. Mais, si les analogies de ces deux groupes d'êtres organisés se montrent surtout dans les espèces les moins parfaites, on peut aussi constater que les différences deviennent plus tranchées à mesure qu'on s'éloigne de ce point de départ. Le Régne végétal et le Règne animal forment, en quelque sorte, deux chaînes ascendantes partant Tune et l'autre d'un anneau commun, et s'écartant à mesure qu'elles s'élèvent.

Pour trouver une distinction absolue entre les animaux et les végétaux^ ce n'est donc pas seulement dans les divers actes do la vie qu'i] faut la chercher, c'est dans la composition chimique qui est propre à chacun de ces deux ordres d'êtres, et dans les modifications particulières de leur organisation.

Les animaux et les végétaux ont, les uns et les autres,, un tissu aréolaire ou composé de mailles; leur accroissement ou développement se fait par les parties étrangères qu'ils s'iii-

30 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'hOMME.

corporent ; ils ont une respiration des fluides nourriciers, avant que ces fluides soient employés à leur développement; une transpiration et des excrétions, ou une sortie continuelle des molécules qui ont fait partie du corps; la mort arrive par un effet de la vie et par l'obstruction qu'amc'nent lentement, dans les mailles du réseau, les matières étrangères qui s'y accumulent; ils reproduisent, chacun dans son espèce, des êtres semblables à eux et destinés à remplacer ceux que la mort a détruits ; enfin, leur composition chimique résulte d'une foule de substances qui ne sont retenues dans une sorte de combinaison que par l'action de la vie, et qui tendent à se disperser et se dispersent, en effet, dès que cet état a cessé.

Le tissu des végétaux est très-simple, et ce n^'est que dans les animaux les moins parfaits qu'on peut rencontrer une structure aussi élémentaire. Les diverses parties d'une môme plante sont tellement similaires qu'elles peuvent toutes se changer les unes dans les autres : c'est ainsi qu'on voit, dans certaines fleurs doubles, les étamines se changer en pétales, et dans les boutures, les branches devenir des racines; chaque portion de plante peut même devenir une plante entière.

Les animaux un peu élevés dans l'échelle ne présentent rien de pareil et leurs diverses parties ont des formes, des tissus et des éléments différents.

Le caractère le plus distinctif entre les végétaux et les a?nmaux se trouve dans la manière dont s'opère la nutrition.

Les plantes n'ont aucune grande cavité intérieure où puisse être déposée leur nourriture; elles l'absorbent par les pores de leur surface et surtout par leurs racines et par leurs feuilles. Les animaux en absorbent bien aussi une partie par leur surface; mais, destinés à changer de lieu, ils ne pouvaient avoir de racines, et se trouvaient par là privés d'une source de nourriture à la fois abondante et continue. Pour y suppléer il était nécessaire qu'ils pussent prendre, à la fois, et emporter partout avec eux la matière alimentaire, pour en absorber ensuite à loisir les sucs utiles. Ce but est atteint par l'existence de leur cavité intestinale, surface intérieure

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