MÉCANISME DE LA CIRCULATION. — EXPLICATION DES PHÉNOMÈNES DU POULS
Mécanisme de la circulation.
Le sang veineux de toute réconomie, réuni dans les deux veines caves supérieure et inférieure v, c, s etv^ c, i (pl. 111, fig. 1), est versé dans l'oreillette droite o, d {id.); de là, il se rend dans la pompe droite ou ventricule droit v, d [id.)^ en vertu de la dilatation de cette cavité et de la contraction de l'oreillette. Cette pompe exerce sur le sang une pression qui ferme la valvule placée entre l'oreillette et le ventricule, et ouvre celle de l'artère pulmonaire a, p (pl. III, fig. 2).
Le sang est ainsi poussé librement vers les poumons.
Porté, par les divisions capillaires de l'artère pulmonaire, dans l'intérieur du poumon, le sang subit l'influence de l'air amené par les bronches, et, toujours sous l'action des contractions de la pompe droite, il revient rapidement dans les veines pulmonaires?;', p' {id., fig. 3). Celles-ci se rendent à l'oreillette gauche du cœur o, g (pl. III et IV), où elles se résument en quatre gros troncs. La contraction de l'oreillette gauche et la dilatation de la pompe gauche font passer le sang de l'oreillette dans le ventricule v, g [id,]. Cette pompe alors se contracte, la valvule placée entre l'oreillette et le ventricule gauche se ferme, celle de l'aorte s'ouvre et laisse passer le sang qui entre dans ce vaisseau, a, o, au travers duquel l'action du cœur le pousse constamment.
Il résulte de cette disposition que l'oreillette et le ventricule droit sont, dans leur action, indépendants de roreillette et du ventricule gauches, et que le cœur présente ainsi un organe double (pl. lll, fig. 4) dont chaque moitié a des usages différents.
C'est dans l'oreillette droite o, d (pl. III, fig. 4) que viennent s'ouvrir les deux gros troncs veineux, connus sous le nom de veines caves supérieure et inféi ieure {v, c, s, c, i,) qui ramènent de tous les points du corps le produit des diverses ab-