PARTIE II. — MÉCANISME DE LA CIRCULATION
sorptions ; et c'est dans l'oreillette gauche, o, g, (id.) qu'est versé, par les quatre veines pulmonaires, le sang qui vient d'être révivifîé dans les poumons.
Le ventricule droit donne naissance à l'artère pulmonaire a, p (pl. III, fig. 1), qui porte aux poumons le fluide à sanguifier. L'artère aorte a, o (id,), naît de la partie supérieure et droite du ventricule gauche.
Cette grosse artère dont le tableau de la page 98 résume les divisions principales, remonte d'abord vers la base du cou ao (pl. II), puis se recourbe en bas, passe derrière le cœur, et descend verticalement au-d-evant de la colonne vertébrale jusqu'à la partie inférieure du ventre. Répétons, ici, qu'il se sépare de l'aorte un grand nombre de branches dont les principales sont les deux artères carotides, a, c, et a'^ d (pl. III, recto et verso) qui remontent sur les côtés du cou et distribuent le sang à la tête ; les artères des membres supérieurs, qui prennent le nom à'artères sous-clavières, aœillaires et brachiales (pl. III, «, b et a\ b'), suivant qu'elles passent sous la clavicule; qu'elles traversent le creux de l'aisselle ou qu'elles descendent le long du bras : Vartère cœliaque^ qui se rend à l'estomac, au foie et à la rate ; les artères mésentériques, qui se ramifient dans les intestins ; les artères rénales, qui pénètrent dans les reins r et r (pl. II), et les artères iliaques i {id,) qui terminent, en quelque sorte, l'aorte., et qui portent le sang aux membres inférieurs (K, p. 87).
Une différence remarquable existe entre les vaisseaux qui partent du ventricule gauche et ceux qui arrivent au ventricule droit. Les vaisseaux qui succèdent à l'aorte offrent souvent de très-fortes courbures, ce que l'on ne remarque pas pour ceux qui rapportent le sang au cœur. Les artères s'engagent très-souvent dans les canaux à parois osseuses, circonstance qui doit avoir une influence très-grande sur la circulation, puisque ces tuyaux perdent leur élasticité
Enfiny le liquide qui s'échappe du ventricule gauche pour aller porter la vie dans tous les points de l'économie, a acquis dans le poumon des qualités nutritives stimulantes qu'il ne possédait pas avant de traverser l'organe. Le contact de l'air
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augmente sa température, modifie sa viscosité ; l'exhalation et l'absorption changent sa composition ; de sorte qu'il arrive au côlé gauche du cœur avec des propriétés physiques toutes nouvelles qui influent sur la manière dont il doit circuler dans les artères.
En résumant ce qui vient d'êire dit, on voit que le sang qui arrive des différentes parties du corps par le système veineux, V, c, s, — Vj c, i (pl. III, fig. 4), pénètre d'abord dans l'oreillette droite du cœur, passe ensuite dans le ventricule du même côté, et se rend de là aux poumons par l'artère pulmonaire.
Après avoir traversé l'organe respiratoire, il revient au cœur par les veines pulmonaires qui s'ouvrent dans l'oreillette gauche de cet organe, v, p {id,). De l'oreillette gauche, le sang descend dans le ventricule gauche, et cette dernière cavité l'envoie dans les artères destinées à le porter vers toutes les parties du corps, d'où il revient, comme nous l'avons déjà dit, dans l'oreillette droite du cœur. Le redo et le verso des planches III et IV permettent de rétablir avec une grande fidélité les rapports du cœur avec les vaisseaux qui lui sont liés, et les rapports de ces mêmes vaisseaux avec les poumons.
Les organes figurés dans ces planches ont tous été reproduits ainsi sous leurs deux faces, de façon à donner à un dessin la propriété que possède seule la sculpture de montrer un objet sous tous ses aspects.
On doit voir, par ce qui vient d'être exposé, qu'en parcourant le cercle circulatoire, le sang traverse deux fois le cœur : à l'état de saîig veineux dans le côté droit, à l'état de saiig artériel dans le côté gauche. Néanmoins la circulation est complète, car les cavités veineuses et les cavités artérielles du cœur ne communiquent pas ensemble, et le sang veineux traverse en entier l'appareil respiratoire pour se transformer en sang artériel.
11 est facile de comprendre le mécanisme à l'aide duquel le sang se meut dans tous ces vaisseaux; les cavités du cœur se resserrent et s'agrandissent alternativement, et poussent