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PARTIE III. — FONCTIONS DE RELATION

maxiliaire supérieur m (id.). Vos de la pommette, les os du nez, etc. La mâchoire inférieure est composée d'un seul os m' {id,); cet os, ainsi que le maxillaire supérieur, présente un bord creusé de petits trous, que Ton nomme alvéoles, dans lesquels les dents se développent et sont maintenues (Pl. VÏII, m').

Les os de la face sont liés avec ceux du crâne par des prolongements qui jouissent d'une grande solidité. Pour bien comprendre le mécanisme de cette charpente osseuse, il convient de Texaminer de bas en haut, en faisant abstraction de la mâchoire inférieure qui en est isolée.

La mâchoire supérieure se compose inférieurement de l'arcade dentaire qui en constitue la base : les deux os susmaxillaires forment une voûte transversale et se servent réciproquement d'appui sur la ligne médiane.

Le crâne est une boite,osseuse;, ovoïde,pluslarge et plus élevée en arrière qu'en avant, enveloppe protectrice du cerveau et du cervelet c (pl. VII^ fig. 2). Il se compose d'une base que surmonte une voûte. Dans sa structure générale, il offre un os central, le sphénoïde, sur lequel viennent s'appuyer, en arcsboutants, une série d'os larges, aplatis et incurvés, qui se rejoignent supérieurement en inscrivant la voûte, et sont maintenus réunis par l'engrènement réciproque de leurs bords.

On peut regarder le crâne comme une enveloppe osseuse du cerveau. Avant son ossification complète, le crâne éprouve un retrait ou un développement proportionnel au retrait ou au développement du cerveau. Si le cerveau diminue, le vide est rempli par de la sérosité ; s'il augmente, cet organe éprouve une compression funeste.

Lorsque le crâne reçoit un choc ou subit une pression prolongée sur un point quelconque de sa voûte, au sommet, en avant, en arrière ou latéralement, le mouvement se propage dans tous les sens, se décompose dans les diverses articulations, et se transmet à la base de cette cavité.

On a comparé la jonction des os du crâne avec la disposition des diverses pièces d'une voûte. On sait que tout le secret de ces voûtes qui étonnent par leur peu d'épaisseur est, d'une part, dans la division de la poussée que produit le croisement

des arcs; d'autre part, dans les arcs-boutants, qui, en empêchant l'écartement des parties les plus élevées de la construction, opposent une résistance efficace à leur pression et à leur pesanteur.

En examinant les sutures des os du crâne^ on y retrouve les arêtes dont Tarchilecture tire un si grand parti dans l'établissement des voûtes à de très-grandes hauteurs. Dans nos églises, ces nervures en saillie s'appuient sur des retombées^ qui portent elles-mêmes sur les points les plus résistants do la bâtisse ; c'est aussi dans les os les plus solides et les mieux articulés que se terminent les sutures crâniennes : telle est la suture coronale qui s'arrête à l'os sphénoïde ; telle est encore la suture occipitale que bornent^ de chaque côté du crâne, les deux apophyses mastoïdes du temporal.

En examinant les dépendances du crâne, on est d'abord porté à penser que la résistance aurait dû être appliquée à la voûte sur laquelle agissent incessamment les corps extérieurs, tandis que la base est abritée par sa situation môme. Mais le mécanisme de cette structure fait que c'est précisément h la base que sont transmis en définitive tous les chocs venus du dehors ; aussi est-ce là que se trouvent réunies toutes les conditions de résistance et de solidité.

La base du crâne est à l'abri des corps extérieurs : la face, la colonne vertébrale et les muscles nombreux de la région cervicale postérieure, ainsi que des parties molles très-importantes, la protègent efficacement : aussi est-ce à la base du crâne que répondent les parties les plus importantes du cerveau, celles dont la lésion serait immédiatement mortelle ; et c'est également par cette base que sortent tous les nerfs crâniens, les veines vertébrales, et que pénètrent les artères du môme nom. De tous les animaux, l'homme est celui qui a le crâne le plus grand et la face la plus petite. Les proportions de la tête avec la taille varient avec l'âge : au deuxième mois de la vie embryonnaire, elle égale la moitié du corps; au neuvième mois, le quart; à trois ans, le cinquième; à trente ans, le huitième.

La poitrine est une cavité osseuse et cartilagineuse, élastique

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