PARTIE m. — FONCTIONS DE RELATION
férents, Celui qui est le plus près du métacarpe et le plus grand est appelé phalange; celui qui vient après, phalangine, et le troisième qui supporte l'ongle, phalangette.
Les bras détachés du tronc et libres peuvent exercer des mouvements étendus et sont terminés par une main, organe admirable de toucher et de préhension. «Qu'on suppute, dit BufTon, la superficie de la main et des cinq doigts, on la trouvera plus grande, à proportion, que celle de toute autre partie du corps, parce qu'il n'y en a aucune qui soit autant divisée. Ainsi, elle a d'ab.ord l'avantage de pouvoir présenter aux corps étrangers plus de superficie, ensuite ces doigts peuvent s'étendre, se raccourcir, se plier, se séparer, se joindre et s ajuster à toutes sortes de surfaces, autre avantage qui suffirait pour rendre cette partie l'oi gane de ce sentiment exact et précis, qui est nécessaire pour nous donner une idée de la forme des corps. »
Les membres inférieurs sont conformés à peu près de la même manière que les membres supérieurs ; la hanche représente l'épaule, la cuisse le bras, la jambe Tavant-bras, et le pied la main.
La cuisse est formée d'un seul os que l'on appelle fémur. Cet os s'articule, par son extrémité supérieure, avec l'os des hanches, par son extrémité inférieure avec les os de la jambe.
La jambe est formée de deux os. L'os placé en dedans est appelé tibia ; l'os placé en dehors, péroné ; au-devant de l'articulation des os de la jambe avec l'os de la cuisse est placé un petit os que l'on nommp rotule ; cet os est destiné à coasolider le genou (voy. la figure de la page 155).
Le piedj organe de sustentation, forme une base à double voûte, allongée en avant, et se compose de vingt-six os qui se partagent en trois groupes : le tarse, le métatarse et les orteils ; il diffère de la main principalement par la brièveté des doigts, leur peu de mobilité, et par la disposition du tarse. Le tarse est constitué par la réunion de sept os, le métatarse est composé de cinq os qui s'unissent et aux os du tarse et aux os des orteils ; les orteils sont composés chacun des phalanges que l'on nomme, comme à la main et pour les
mêmes os, phalanges, phalangines et phalangettes. Le pouce n'a que deux phalanges. Tous ces petits os sont unis entre eux par des surfaces articulaires dont le contact est assuré et maintenu par des ligaments fibreux.
Outre les os que nous venons d'énumérer, il y en a d'autres qu'on pourrait nommer accessoires, surnuméraires ; ce sont les os sésamoïdes et les os wormiens.
0:i désigne sous le nom de sésamoïdes de petits os dont le nombre est sujet à varier; placés dans certaines articulations des doigts et des orteils, ils se développent dans les tendons des muscles et en augmentent la force.
On appelle os wormiens de petits os surnuméraires qu'on rencontre quelquefois dans les sutures principales des os du crâne.
Il existe encore un os nommé hyoïde, auquel sont fixées, en partie, les fibres charnues qui constituent la langue; cet os est situé à la partie antérieure et moyenne du cou, entre la base de la langue et le larynx ; sa forme est celle d'un demicercle (pl. IV, fîg. 6, h).
L'assemblage des os que nous venons d'énuQiérer constitue le squelette. Nous avons vu qu'en général, ils étaient mobiles les uns sur les autres, à l'aide d'un contact que l'on nomme articulation. Mais tous les os du squelette ne jouissent pasà un degré pareil de cette mobilité ; il en est même dont les articulations sont tellement solides, qu'elles ne se prêtent à aucun déplacement, telles sont les articulations qui unissent entre eux les os du crâne et de la mâchoire supérieure. 11 est des os qui n'ont que des déplacements obscurs ou incomplets; cela se voit dans les articulations des vertèbres entre elles. Quant aux membres, ce sont les parties dont les os jouissent des mouvements les plus étendus.
Articulations.
Les os qui constituent le squelette sont unis entre eux par des articulations assujetties à l'aide de liens flexibles : ces articulations changent de nom suivant leurs formes et leurs