‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 39 sur 265 · LÈVRES. — JOUES · texte numérisé non relu

LÈVRES. — JOUES

Les lèvres, paroi antérieure de la bouche, sont formées essentiellement par Vorbimlalre des lèvres, muscle à fibres concentriques auquel viennent se rattacher la plupart des autres muscles de la face ; une peau trèsdense et intimement unie à l'orbiculaire, une couche de petites glandes salivaires, sous-jacentcs à ce muscle, et la membrane muqueuse complètent ces deux voiles mobiles, extensibles et contractiles. Les lèvres sont un organe de préhension et de succion ; elles s'opposent, surtout la lèvre inférieure, à l'issue de la salive, servent à l'articulation des sons et au jeu des instruments à vent; enfin elles prennent une grande part à l'expression de la physionomie. Abondamment pourvues de vaisseaux et de nerfs, les lèvres sont extrêmement sensibles, surtout à leurs bords, où la peau s'amincit, prend une teinte d'incarnat et se transforme graduellement en membrane muqueuse. Bien que l'orbiculaire les délimite en quelque sorte et leur constitue des fonctions et une région distinctes, les lèvres ne sont réellement que la partie antérieure des joues auxquelles les rattachent des rapports continuels de mouvements et de fonctions.

Les joues constituent les parties latérales de la face et les parois latérales de la bouche. Elles comprennent dans leur épaisseur des muscles destinés à l'accomplissement des fonctions complexes de la bouche. Un de ces muscles, spécial à la partie de la joue qui forme la paroi buccale, ramène par sa contraction les aliments entre les mâchoires et réagit contre la distension des joues par l'air. Son action dans le jeu des instruments à vent lui a fait donner le nom de buccinateur; il contribue en outre aux différentes expressions du visage en

attirant en arrière la commissure des lèvres, tandis que le grand et le petiî zygomaticjiie la relèvent. Le triangulaire des lèvres abaisse au contraire cette commissure ; enfin le masséter, muscle épais et d'une grande force, rapproche la mâchoire inférieure de la supérieure et concourt avec le muscle temporal ou crotapliyte^ à la mastication. La face interne des joues, revêtue par la membrane muqueuse, est parsemée de petits orifices, donnant passage à la salive que sécrètent un grand nombre de glandules analogues à celles des lèvres ; vers sa partie moyenne s'ouvre le canal de Sténon^ par lequel se déverse dans la bouche la salive que sécrète la glande parotide^ située comme son nom l'indique, au-devant de l'oreille, et la plus importante des glandes salivaires.

Les dents, implantées au bord alvéolaire des maxillaires supérieur et inférieur, forment deux arcades symétriques et, quand la bouche est fermée, circonscrivent dans sa cavité comme une enceinte intérieure. Elles sont au nombre de vingt chez l'enfant et de trentedeux chez l'adulte. On les distingue en huit incisives^ quatre canines et vingt molairec ; les quatre dernières molaires sont appelées dents de sagesse. Les dents se composent de trois parties distinctes : la pulpe, l'ivoire et l'émail. Des vaisseaux et des nerfs pénètrent dans la pulpe^ mais ne vont pas au delà ; Vivoire, qui enveloppe la pulpe, constitue la racine et la couronne des dents. On nomme collet de la dent le point où la couronne se joint à la racine ; cette dernière est revêtue extérieurement d'une couche de tissu osseux. Au collet commence la couronne que recouvre l'émail, tissu très-pauvre en substances animales et presque inorganique. Les dents

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