‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 40 sur 265 · DENTS. — PALAIS. — LANGUE · texte numérisé non relu

DENTS. — PALAIS. — LANGUE

ne sont pas des os ; bien que revêtues à leur racine de substance osseuse, elles ne présentent ni dans leurs parties essentielles, l'ivoire et l'émail, ni dans leur mode de développement et dans leurs conditions physiologiques aucun rapport avec le système osseux; on les considère comme analogues aux productions épidermiques telles que les ongles, les cheveux, etc., dont elles se rapprochent à beaucoup d'égards.

Palais. La voûte palatine, formée comme nous l'avons vu, par les os maxillaires supérieurs et les os palatins, est circonscrite en avant et latéralement par l'arcade dentaire supérieure. Elle est revêtue d'une membrane muqueuse épaisse, très-dure et présentant des ondulations transversales. En arrière, elle se continue avec une cloison musculo-membraneuse, le voile du palais, tapissé antérieurement par la muqueuse buccale, postérieurement par la pituitaire, et dont le bord inférieur libre et flottant, présente sur la ligne médiane un appendice, la luette.

Chacun de ses bords latéraux se continue avec la langue et le pharynx par deux replis qu'on nomme les j)iliers du voile du palais, et dans l'intervalle desquels sont logées, de chaque côté, les amygdales. A l'état de repos, le voile du palais ferme l'arrière-bouche ; en se relevant, il empêche les aliments, les boissons et la voix de passer dans les fosses nasales.

La langue est un corps charnu, symétrique, plus long que large, aplati de haut en bas, plus épais vers son milieu qu'à ses extrémités, plus large en arrière qu'en avant et arrondi sur ses bords. On nomme base de la langue son extrémité postérieure, et pointe ou sommet

son extrémité antérieure. La face supérieure ou dos de la langue et une partie de ses bords sont parsemés de papilles qu'on distingue en papilles coniques, fongiformes [fiuujus, champignon) et caliciformes. La face inférieure est libre dans son tiers antérieur, où l'on remarque un repli muqueux nommé le frein ou filet de la langue ; ses deux tiers postérieurs reçoivent les muscles qui fixent la langue aux parties voisines. La base ou racine de la langue se fixe à l'os hyoidej demi-cercle osseux, bifurqué à ses extrémités, placé entre la langue et le larynx, et qui, relié par des muscles à ces deux organes, les rend solidaires dans leurs mouvements d'élévation et d'abaissement.

La langue est formée de muscles dont les uns lui sont propres et les autres la rattachent à l'os hyoïde, à la mâchoire inférieure et à l'apophyse styloïde du temporal. Tous ces muscles entre-croisent leurs fibres d'une manière inextricable surtout vers la partie supérieure. Sur la ligne médiane et au centre de la langue, ils se fixent à une lame cartilagineuse, sorte de prolongement médiat de l'os hyoïde et qui donne à l'ensemble plus de solidité. La muqueuse buccale revêt la langue et présente à sa face dorsale une densité remarquable.

L'entre-croisement très-complexe des fibres musculaires de la langue lui permet les mouvements les plus variés. Elle peut s'élever ou s'abaisser, s'allonger ou se raccourcir en se. rétrécissant ou s'élargissant, amincir sa pointe, se courber en haut et en bas, se creuser en canal dans le sens de sa longueur ou de sa largeur, promener sa pointe et ses bords sur les parties de la bouche où la mastication disperse les aliments, enfin développer dans ses mouvements et dans ses changements de

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forme beaucoup de force et l'adresse la plus délicate.

La langue reçoit trois nerfs : le grand hypoglosse, qui lui donne le mouvement ; le nerf lingual et le glossopharyngien, qui sont les nerfs sensitifs du goût. Sous rinfluence du premier, elle prend part aux fonctions digestives et à l'articulation des sons ; douée par les autres d'une sensibilité spéciale, elle est l'organe principal du goût.

Le fond de la cavité buccale communique avec le pharynx, canal aux parois élastiques, formées démuselés et tapissées d'une membrane muqueuse. Le pharynx, qui s'étend de rarrière-bouche à l'œsophage, est comme le Ycstibule de ce dernier conduit, comme une sorte d'entonnoir qui , dans sa partie supérieure, se prête aux mouvements de la déglutition et concourt k la résonnance de la voix. Sa paroi antérieure est formée par le larynx dont l'orifice supérieur, surmonté de l'épiglotte, s'ouvre dans la cavité pharyngienne, en sorte que celle-ci n'est qu'un demi-canal complété en avant par le larynx.

Le pharynx se continue inférieurement avec Vœsophage^ tube formé de deux membranes dont l'externe est musculeuse et l'interne muqueuse. Extensible et très -contractile, l'œsophage descend entre la colonne vertébrale et la trachée-artère, qu'il déborde un peu à gauche ; parvenu dans le thorax, il suit le médiastin postérieur ; enfin il traverse le diaphragme et s'ouvre dans l'estomac.

Estomac, On a comparé la forme de Testomac à celle d'une cornemuse ; c'est une large poche, dilatation du tube digestif, placée transversalement à la partie supérieure de l'abdomen. Son extrémité gauche ou grosse

tuhérosité^ logée dans l'hypocondre, est arrondie et plus large que là droite, qui correspond à Fépigastre ; en haut il forme une courbe à concavité supérieure, c'est

Fig. 24. — Coupe transversale des cavités tboracique et abdo-minale.

A Cœur.

B B Poumons écartés pour

laisser voir le cœur.

C Diaphragme.

D Foie.

E Vésicule biliaire.

F Estomac.

G InlesHn grêle.

H Côlon transverse.

Idi petite courbure ; en bas une courbe à convexité inférieure, grande courbure. On nomme orifice cardiaque ou cardia l'ouverture par laquelle il communique avec Vœsophage^ et qui est placée à droite de la grosse tu-

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