‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 4 sur 265 · SÉCRÉTIONS · texte numérisé non relu

SÉCRÉTIONS

TISSLS.

de milieu aux éléments qu'elles tiennent en suspension, sans que ces éléments leur soient propres, comme les hématies, par exemple, le sont au sang. Toutes renferment une ou plusieurs substances organiques, liquides, à la nature desquelles l'humeur sécrétée doit ses propriétés essentielles. Ces humeurs sont nombreuses et jouent dans l'économie des rôles très-distincts. Elles sont normales ou morbides suivant qu'elles doivent leur origine aux fonctions régulières des organes ou que la maladie détermine leur sécrétion . Parmi ces humeurs, nous nous bornerons à citer le lait, qui se rapproche du sang par son sérum et que rien ne peut remplacer dans l'alimentation de la première enfance ; les himeiirs aqueuse et hyalo'ide^ qui font partie de Foeil ; la synovie^ qui baigne et lubrifie les surfaces articulaires ; les lannes ; la salive, qui se rattache, comme nous le verrons plus loin, à la digestion, et dans laquelle Longet a démontré l'existence, à dose minime et par conséquent inoffensive, du sulfocyanure de potassium, un des poisons les plus violents. Dans le langage vulgaire, on donne exclusivement le nom d'humeur aux liquides purulents, produits morbides qui diffèrent à quelques égards suivant les conditions et les organes dans lesquels ils se forment ; c'est à tort qu'on leur réserve spécialement une dénomination qui appartient à tous les liquides organiques.

Indiquons seulement les produits médiats, parmi lesquels figure le chyme, pâte demi-liquide, élaborée par l'estomac pendant la digestion, et les excrétions dont Torganisme se débarrasse après les avoir séparées de presque tous les principes assimilables.

Les tissus sont les parties solides du corps, formés

d'éléments anatomiques enchevêtrés ou seulement juxtaposés. On distingue les tissus d'après les éléments qui leur sont propres, d'après leur texture, c'est-à-dire le mode d'arrangement de ces éléments et d'après leurs propriétés essentielles, qui sont ou physico-chimiques, comme la consistance, l'extensibilité, la rétractilité, l'élasticité, Thygrométricité ; ou organiques, comme les propriétés d'absorption, de sécrétion, de développement, de régénération, de contractilité et d'innervation. Ces propriétés sont variables, suivant les tissus, qui sont plus ou moins tenaces, plus ou moins extensibles, etc., ou particulières à certains tissus et indépendantes, car un tissu peut être rétractile et non extensible ou élastique, et vice versa. On appelle tissus constituants ceux qui, formés d'un élément fondamental, fibre, cellule, tube, composent essentiellement l'organisme, et tissus produits^ ceux qui, émanés des premiers, peuvent s'en détacher sans les détruire et ne sont que des parties accessoires ou de perfectionnement. Ces produits sont normaux ou morbides, suivant leur nature et leur masse. Parmi les tissus nombreux qui existent dans l'économie nous citerons les suivants :

Tissu osseux^ composé principalement d'un élément anatomique nomm.é ostéoplaste. Compacte dans certaines parties des os, spongieux dans d'autres, le tissu osseux est creusé de conduits ramifiés à l'infini, canalicules de Havers^ dans lesquels passent le sang et la substance médullaire.

Tissu cartilagineux et fibro-cartilagineux. Tissu cellulaire ou conjonctif, plus exactement nommé tissu larnineux, formé de fibres lamineuses, filaments longs, aplatis, onduleux, fasciculés, et de fibres apparte-

TISSUS OSSEUX, CELLULAIRE. H liant au tissu élastique. Sur presque tous les points de

Fig. A. Tissus osseux et cartilagineux vus au microscope. A Cellules du tissu cartilagineux.

B Coupe d'un canalicule de Havers, montrant la disposition des cellules

étoilées dans la masse d'un os.

C Cellules étoilées plus grossies.

face du corps et de ses cavités, ainsi qu'au pourtour

des organes , il est disposé en membranes enveloppantes.

Tissu adipeux, formé de cellules ou vésicules contenant la graisse. On ne le rencontre que dans le tissu cellulaire et sur les points où ce dernier est le moins dense. Ces deux tissus réunis sont communément désignés sous le nom de couche graisseuse, de graisse; ils sont néanmoins distincts, et l'amaigrissement ou l'augmentation d'embonpoint n'amènent aucun changement dans la masse du tissu cellulaire, mais seulement dans la graisse que renferment les cellules du lissu adipeux.

Tissu épiihélial, ayant pour élément anatomique des cellules ou des noyaux libres qui forment, par juxtaposition, soit une couche unique et très-mince, soit plu-

Fig. 5. - Fibres lamineusos sicurs COUCllCS SUpcrpOsécS. C'cst

dlrefor/eme".'''"" ^6 tissu quc sont essentiellement composés l'épiderme et l'épithélium, sorte d'épiderme interne.

Tissu musculaire. C'est celui qui constitue les muscles, c'est-à-dire la chair à proprement parler; il est composé d'éléments désignés sous le nom de fibres musculaires ; les unes fibres lisses ou fibres-celluleSjles £iuires fibrilles qui, par leur réunion, forment les faisceaux striés. Les fibrillessont l'élément fondamental du tissu musculaire ; leurs faisceaux primitifs et microscopiques se réunissent en faisceaux secondaires, visibles à l'œil nu et qui sont connus en anatomie descriptive sous le nom de fibres

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