M2 LE CORPS HUMAIN
muqueuse, absorbent et portent dans le canal thoracique d'où il va se mêler au sang.
Absorption. Au moment où le chyle est formé, la digestion, proprement dite, peut être considérée comme accomplie ; cependant on rattache à celte fonction l'absorption du chyle qui doit encore se perfectionner, dans son parcours entre l'intestin grêle et les veines, avant de s'identifier au sang.
Une substance est absorbée lorsque, mise au contact d'une partie vivante, elle a passé dans les vaisseaux sanguins, lymphatiques ou chylifères. L'absorption consiste donc dans le passage d'une substance de l'extérieur à l'intérieur des vaisseaux.
Les corps ne sont absorbés qu'à l'état de solution ou à l'état gazeux, et le mécanisme de l'absorption paraît être analogue à celui de V endosmose, phénomène dont on doit la découverte à Dutrochet et qui résulte de la propriété qu'ont les tissus de laisser passer les corps liquides ou gazeux à travers leurs conduits capillaires, suivant certaines lois. Si, par exemple, on sépare au moyen d'une membrane, deux liquides miscibles, quoique différents de nature et de densité, il s'établit à travers la cloison membraneuse deux courants dirigés en sens inverse et de force inégale, tendant à mêler les deux liquides. Le courant fort est généralement produit par le liquide le moins dense, c'est ce qu'on nomme V endosmose., le courant faible est V exosmose. M. Béclard désigne sous le nom osmose la force qui détermine le courant prédominant, et considère le courant faible ou l'exosmose comme un phénomène de diffusion; c'est par ce mot que les physiciens expri-