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MÉCANISME DE LA RESPIRATION

diaphragmatique, comme l'a fait remarquer M- Mandl, le larynx est immobile; l'inspiration, facile et sans effort, permet de prolonger longtemps, sans fatigue, les exercices du chant aussi bien que ceux de la gymnastique. Au contraire, les personnes qui respirent surtout par l'élévation des côtes supérieures se fatiguent et s'essouflent rapidement. C'est ce qu'on observe chez les femmes, lorsque le corset comprime la base de la poitrine, ou chez les chanteurs qui doivent à des principes erronés l'habitude de la respiration claviculaire. Dans ce dernier mode de respiration, le larynx s'abaisse par la contraction des muscles extrinsèques et ses fonctions deviennent pénibles ; de plus, l'effort de::^ muscles inspirateurs amène rapidement la fatigue, et l'inspiration, toujours incomplète, est aussi plus fréquente. La respiration diaphragmatique est celle des montagnards, des gymnastes, des chanteurs habiles ; l'instinct ou une éducation bien dirigée leur en a fait prendre l'habitude.

Les mouvements respiratoires ne sont pas complètement soumis à la volonté. Après l'inspiration, il n'est pas possible de suspendre longtemps le mouvement contraire et, quand l'expiration a eu lieu, le besoin d'inspirer se fait de nouveau sentir impérieusement. On ne peut, en un mot, retenir son haleine que pendant un espace de temps assez court, deux ou trois minutes au maximum, et les plongeurs les plus exercés ne dépassent pas cette limite.

Bruits respiratoires. A l'état normal et pendant la veille, la respiration a lieu sans bruit quand ses mouvements sont modérés, mais quand l'inspiration ou

l'expiration sont fortes et profondes, elles s'accompagnent du bruit que fait l'air en passant par les fosses nasales ou par la bouche. Pendant le sommeil, la colonne d'air se brisant sur le voile du palais produit le ronflement. Outre ces bruits qui sont extérieurs à la poitrine, il s'en produit d'autres par le passage de l'air dans les canaux bronchiques, et quand on applique Toreille aux parois de la poitrine chez une personne bien portante, on perçoit un bruit de souffle doux et régulier comme le rhythme de la respiration : c'est le murmure vésiculaire. Plusieurs causes morbides changent la nature de ce bruit, le suppriment ou en produisent d'autres. Ce sont autant de signes qui permettent au médecin d'apprécier l'état des organes respiratoires.

Fréquence de la respiration. Chez l'adulte au repos, la respiration a lieu généralement dix-huit fois par minute ; elle est plus fréquente chez l'enfant. On sait qu'elle devient très-actlve sous Tinfluence du mouvement et de toutes les causes d'excitation physique ou morale. L'attention que Ton donne à un travail difficile la retient au contraire, de sorte que bientôt il devient nécessaire de faire quelque larges inspirations, pour compenser Tinsulfisance de celles qui ont précédé. Cet effet d'un travail pénible ou d'une grande tension d'esprit doit être surveillé chez les enfants, dont la constitution s'altère rapidement sous l'influence d'une respiration incomplète.

Capacité des poumons. On estime que, chez l'homme de trente-cinq à quarante ans, la capacité des poumons

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