PÉRICARDE. — ARTÈRES
du ventricule gauche sont beaucoup plus épaisses et plus résistantes que celles du ventricule droit.
Péricarde. On nomme ainsi l'enveloppe du cœur ; c'est un sac membraneux composé de deux feuillets dont l'externe est une membrane fibreuse et l'interne une séreuse. Cette dernière revêt la surface externe du cœur et se replie sur elle-même pour former, comme toutes les membranes du même ordre, un sac sans ouverture. Le cœur est donc enveloppé par le péricarde mais non contenu dans la cavité. On peut se faire une idée assez exacte de la disposition du péricarde autour du cœur en se rappelant une coiffure très-commode, mais très-vulgaire et devenue ridicule, le bonneî, de coton. Le péricarde entoure le cœur comme le bonnet de coton, replié sur lui-même dans sa profondeur, enveloppait la tète de nos pères.
Artères. On nomme ainsi les vaisseaux qui portent le sang du ventricule droit aux poumons et du ventricule gauche à tout l'organisme. Les premiers, ramifications de V artère pulmonaire^ contiennent du sang noir qui va s'oxygéner dans les poumons au contact de l'air. C'est au contraire du sang rouge qui coule dans Vaorte, tronc d'origine des artères qui se distribuent dans nos organes. Il y a donc deux sortes d'artères, les unes appartenant au système de l'artère pulmonaire ou de la petite circulation, les autres au système aortique ou de la circulation générale. Nous nous occuperons d'abord de ces dernières. Il sera question des autres à propos de la circulation.
Les anatomistcs de l'antiquité, trouvant les artères
vides après la mort, avaient cru ces vaisseaux destinés à contenir de l'air [aer^ air; terein^ contenir), d'où le nom qu'ils leur donnaient. Ils avaient appelé de même et avec plus de raison, trachée-artère, le conduit qui porte l'air dans les poumons.
Galien reconnut la présence du sang dans les artères ; mais il conserva le nom qu'on donnait à ces vaisseaux, comme on l'a fait depuis, quoiqu'il ne s'accorde pas avec leurs fonctions.
Les parois artérielles se composent de trois tuniques superposées. L'externe est fibro-celluleuse, vasculaire et très-résistante ; la moyenne, membrane propre ou élastique^ offre moins de résistance et s'altère dans sa texture sous l'influence de l'âge ou d'autres causes ; l'interne, extrêmement mince, est analogue à l'endocarde. Lorsqu'on applique une ligature sur une artère, la pression du fil rompt les tuniques moyennes et interne, l'externe résiste seule.
Les artères communiquent entre elles dans leur trajet, et surtout vers leurs extrémités, par de nombreuses anastomoses, c'est-à-dire qu'elles s'abouchent soit au moyen de rameaux intermédiaires, soit en formant des réseaux dont les mailles, arrondies en arcades, sont d'autant plus serrées que les rameaux artériels sont plus fins. Elles se terminent par des ramuscules innombrables et microscopiques, nommés vaisseaux capillaires et qui sont intermédiaires aux extrémités artérielles et veineuses.
Les parois des artères sont elles-mêmes alimentées, comme toutes les parties du corps, par des vaisseaux que l'on nomme vasavasonim^ vaisseaux des vaisseaux. Enfin, les artères sont enveloppées, dans leur trajet, de