‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 59 sur 265 · POULS DANS L'AIR COMPRIMÉ · texte numérisé non relu

POULS DANS L'AIR COMPRIMÉ

cette dernière influence par la contraction des tissus qu'elle détermine. (Voy. page 129.)

On doit à Pravaz et à Tabarié des observations qui tendent à établir qu'une augmentation dans la pression atmosphérique diminue la fréquence du pouls. Ces deux auteurs ont vu le pouls tomber à 50 et même à 45 pulsations chez des sujets places dans un appareil à air comprimé, où la pression était portée à deux atmosphères et plus. Des résultats complètement opposés ont été observés par M. François dans les tubes à air comprimé dont on s'est servi pour la construction du pont de Kehl, en 1860. Ce médecin a vu constamment le pouls augmenter notablement de fréquence chez les ouvriers employés aux travaux, sous une pression d'environ deux atmosphères. D'autres observations, dues à M. Hermel, établissent que, dans l'air compriuié, le pouls est tantôt ralenti, tantôt accéléré jusqu'à 130 pulsations par minute. Mais les phénomènes observés chez les hommes qui travaillent dans l'air comprimé paraissent tenir à des causes complexes, parmi lesquelles on doit compter la viciation de cet air qui n'est pas renouvelé d'une manière suffisante.

Nous n'avons pas à nous occuper ici des causes nombreuses qui peuvent, dans l'état pathologique, influer sur la circulation.

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