‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 81 sur 265 · FONCTIONS DE L'IRIS. — ANGLE VISUEL · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE L'IRIS. — ANGLE VISUEL

vons dans l'œil un appareil de ce genre, un diaphragme intelligent ; pour ainsi dire, suivant l'expression de Longet, c'est l'iris, qui dilate ou resserre sa pupille de manière à mesurer la quantité de lumière nécessaire à la vision, et ne laisse passer que les rayons dirigés vers les parties centrales de la lentille cristalline. Dans l'obscurité, ou si l'œil regarde un objet peu éclairé, la pupille se dilate pour admettre la plus grande quantité possible des rayons réfractés par la cornée ; il en est de même quand on regarde un objet éloigné et dont, par conséquent, les rayons sont moins divergents; si l'objet devient plus lumineux ou s'il se rapproche, la pupille se resserre proportionnellement.

Centre optique; angle visuel; appréciation de la grandeur des objets. Les rayons partis de deux points d'un objet PH (fi g. 59) convergent vers le centre optique 0, placé dans l'œil un peu en arrière du cristallin, et font

Fig. 39.

•ainsi un angle POH, que Ton nomme Vangle visueL Du centre optique à la rétine ces rayons divergent en faisant un angle pOh égal au premier, et dont la base.

correspondant à la rétine, mesure la grandeur de l'image qu'ils y tracent. L'angle A^isuel nous donne donc une idée de la grandeur des objets et nous permet de les comparer ; mais pour que cette idée soit exacte, il faut qu'elle soit confirmée par la notion de la distance. En effet, plusieurs objets de grandeur inégale, PH, PU', PH'\ peuvent être placés à des distances telles. A, B, C, qu'ils sous-tendent le même angle visuel; nous devons donc apprécier leur distance relative pour juger de leur grandeur. Nous pouvons arriver encore à connaître leur grandeur si nous savons quelle est celle d'une partie quelconque de l'objet que nous voyons, ou d'un autre objet placé à distance égale. Ainsi, lorsque nous regardons une barque en mer, nous pouvons juger de ses dimensions si nous voyons les hommes qui la montent; la hauteur apparente d'une balustrade permet aussi de calculer approximativemunt celle du bâtiment dont elle fait partie.

Quand les termes de comparaison nous manquent, il est fort difficile d'éviter l'erreur dont souvent les causes même nous échappent. Ainsi le soleil et la lune, quand ils sont près de l'horizon, nous semblent présenter un diamètre plus grand que lorsqu'ils sont plus élevés dans le ciel. L'atmosphère, suivant qu'elle est pure ou chargée de brume, nous fait aussi paraître les objets plus rapprochés ou plus éloignés. C'est dans les montagnes surtout que ces illusions sont fréquentes et que le voyageur inexpérimenté doit peu compter sur l'exactitude de ses appréciations.

Bravais a signalé une erreur commune à tous ceux qui dessinent une côte très-accidentée, comme relief, ou un horizon de montagnes. En vérifiant mathémati-

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