VI. — Des lymphatiques
VAISSEAUX ET GA\GLIO\S LYMPHATIQUES. ADÉNITE.
— Toutes les parties du corps renferment, en nombre plus ou moins considérable, des vaisseaux dits lymphatiques , parce qu’ils sont destinés à charrier un liquide rosé, nommé lymphe . Ces vaisseaux aboutissent tous à deux troncs terminaux, le canal thoracique et la grande
Fig. 425. — Canal thoracique.
1, Section de la trachée et de l’œsophage. — 2. Côtes. — 3, Muscles sous-costaux. — 4, 5 Muscle psoas iliaque. — 6, Grande veine azygos. — 6 ", Petite veine azygos. — 7, Tronc veineux brachio-céphalique droit. — 8, Veine sous-clavière gauche. — 9, Artère carotide primitive droite. — 10, Grande veine lymphatique. — 11, Veine cave inférieure. — 12, Aorte. — 13, 13', Artères et veines iliaques primitives. — 14, Ganglions iliaques. — 15, Ganglions lombaires. — 16, Citerne de Pecquet. — 17, 18, 19, Canal thoracique.
veine lymphatique , qui déversent la lymphe dans le système veineux, à l’union de la jugulaire interne et de la sous-clavière (fig. 425).
La grande veine lymphatique est formée par les lymphatiques de la moitié droite de la tête, du cou et du membre supérieur. Le canal thoracique reçoit tous les autres lymphatiques du corps. Il longe la
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colonne vertébrale et présente à son origine, qui correspond à la seconde vertèbre lombaire, un renflement appelé citerne de Pecquet.
Nous avons vu que les vaisseaux lymphatiques des viscères abdominaux ont reçu le nom de chylifères > à cause du chyle qu’ils puisent dans les villosités intestinales.
Les vaisseaux lymphatiques, qui tirent leur origine de l’enveloppe cutanée (fig. 426), naissent d’un réseau superficiel dont l’excessive richesse explique la rapidité de l’absorption des virus déposés à la
surface de la peau. C’est, en effet, par cette voie que se font les inoculations du vaccin, de la rage, de la pustule maligne et du venin des serpents.
On rencontre sur le trajet des vaisseaux lymphatiques des petits renflements ou ganglions lymphatiques , qui abondent surtout dans le cou (fig. 410), l’aine (fig. 428), l’aisselle (fig. 427) et le mésentère (pl. III, J, 6). Les vaisseaux qui aboutissent à ces ganglions constituent les vaisseaux afférents , et ceux qui en sortent, les vaisseaux efférents (fig: 430).
Le volume des ganglions lymphatiques varie depuis la grosseur d’une tête d’épingle jusqu’à celle d’un haricot. Dans le cas d’engorgement inflammatoire ou adénite (âàvjv, glande), ils acquièrent un développement plus ou moins considérable. Dès qu’ils deviennent apparents, on les appellent communément des « glandes » ; leur suppuration chronique donne lieu aux « humeurs froides ou écrouelles » et leurs cicatrices aux «coutures ». Nous avons déjà dit que le carreau résultait de l’engorgement des ganglions mésentériques. L’inflammation des ganglions lymphatiques suit le plus souvent celle d’un point quul-
LE cor» PS HUMAIN.
conque de la région qui donne naissance aux vaisseaux lymphatiques afférents ; ainsi une écorchure des orteils ou des mains produit un engorgement ganglionnaire de l’aine ou de Faisselle du côté correspondant.
Les vaisseaux lymphatiques sont pourvus de valvules (fig. 429) ana-
Fig. 427. — Lymphatiques superficiels Fig. 428. — Lymphatiques superficiels du
du membre supérieur. membre inférieur (d’après M. Fort).
4, Ganglion sus-épitrochléen.
logues à celles des veines et tournées comme elles du côté du cœur ; de telle sorte que la lymphe se dirige librement vers le centre circulatoire, mais ne peut rétrograder vers les extrémités.