‹ Le corps humainChapitre 139 sur 144 · MÉCANISME DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

MÉCANISME DE LA CIRCULATION

historique de la circulation. — Le cours du sang était inconnu aux anciens. Ils croyaient que les veines seules étaient chargées de distribuer le sang dans toutes les parties du corps et que les artères étaient destinées à y faire circuler Yesprit ou le pneuma (Wu[j.a, souffle) ; ils pensaient en outre que le sang dans les vaisseaux était animé d’un simple balancement, qu’ils comparaient au mouvement d’oscillation des flots de l’Épire.

Galien (131 ap. J.-C.) démontra le premier que les artères contiennent du sang pendant la vie et que ce liquide circule du cœur vers les extrémités ; mais il crut que la cloison interventriculaire était percée. André Vésale, en 1543, réfuta Terreur de Galien et prouva que les deux ventricules ne communiquaient pas directement entre eux. En 1553, Michel Servet, qui, à l’instigation de Calvin, fut condamné à être brûlé vif comme « sematteur d’hérésies », avait donné une description assez précise de la petite circulation, c’est-à-dire de la circulation pulmonaire ; il avait remarqué qu’en traversant les poumons le sang veineux se débarrassait de ses fuliginosités et devenait jaune ( flavus ), ou rutilant.

Quelques années plus tard, en 1559, Realdus Colombus, bien qu’ignorant les travaux de Servet, arrivait aux mêmes conclusions.

Puis, en 1593, André Gésalpin pressentit la circulation générale. Il reconnut que le sang passe des artères dans les veines par des anastomoses et revient au cœur.

Mais c’est à Harvey, médecin de Charles Ier, que revient l’honneur d’avoir découvert la circulation du sang; il la démontra, en 1628, dans son Exercitatio anatomica de motu cordis et sanguinis in ani malibus.

Cette découverte eut à son début le sort de toutes les vérités nouvelles ; elle rencontra beaucoup d’incrédules et même des détracteurs, dont les plus ardents furent Primerose à Montpellier, Riolan à Paris et Parisanus à Venise. Bossuet, qui était contemporain d’Harvey et qui n’ignorait sans doute pas sa découverte, n’en fait pas même mention dans son Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même . « Les

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esprits, dit-il, sont la partie la plus vive et la plus agitée du sang. C’est une espèce de vapeur extraordinairement subtile et mouvante, que la chaleur du cœur en fait élever et qui est portée promptement par certains vaisseaux au cerveau, où les esprits s’affinent davantage par leur propre agitation, par celle du cerveau même et par la nature des parties où ils passent, à peu près comme des liqueurs s’épurent et se clarifient dans les instruments par où on les coule. De là, ils entrent dans les nerfs, qu’ils tiennent tendus ; par les nerfs ils s’insinuent dans les muscles qu’ils font jouer, et mettent en action toutes les parties. »

Quarante ans plus tard, Fénelon, tout en adoptant la théorie d’Harvey, ne peut encore abandonner la doctrine des esprits animaux. « On trouve, dit l’archevêque de Cambrai, dans le corps humain des rameaux innombrables ; les uns portent le sang du centre aux extrémités et se nomment artères, les autres le rapportent des extrémités au centre et se nomment veines. Par ces divers rameaux coule le sang, liqueur douce, onctueuse et propre, par cette onction, à retenir les esprits les plus déliés, comme on conserve dans les corps gommeux les essences les plus subtiles et les plus spiritueuses. Ce sang arrose la chair, comme les fontaines et les rivières arrosent la terre. Après s’être filtré dans les chairs, il revient à sa source, plus lent et moins plein d’esprit, mais se renouvelle et se subtilise encore de nouveau dans cette source pour circuler sans fin. » ( Traité de Inexistence de Dieu.)

de li circulation ou sa\g ex général. — La circulation (de latus , porté ; circum, autour) comprend le transport du sang de l’appareil respiratoire dans tous les organes du corps et le retour du sang de ces organes à ce même appareil. Voici par quel mécanisme s’effectue la circulation.

Le sang veineux, affluant de toutes les régions du corps, arrive par les veines caves supérieure et inférieure dans l’oreillette droite ; de là il passe dans le ventricule correspondant qui le projette ensuite dans les poumons par l’artère pulmonaire.

En traversant les poumons, le sang se revivifie au contact de l’air et revient au cœur par les veines pulmonaires qui le conduisent à l’oreillette gauche, d’où il tombe dans le ventricule correspondant. Les contractions du ventricule gauche poussent alors le liquide sanguin dans l’aorte et de là dans tout le système artériel jusqu’aux capillaires, où il abandonne aux tissus de l’économie ses matériaux nutritifs. Enfin, des capillaires le sang revient au cœur par les veines que nous avons choisies pour point de départ de ce trajet circulaire. C’est donc avec raison que l’on a comparé le cœur à une pompe foulante qui s’alimente elle-même.

La circulation d*u ventricule droit à l’oreillette gauche à travers les poumons représente la pelite circulation (fig. 431) ; celle du ventricule

gauche à l'oreillette droite, à travers tous les organes, est la grande circulation : la première préside à l’hématose et la seconde aux phénomènes de nutrition.

D’après les expériences de M. Hering, le sang ne met que trente

Fig. 431. — UoubJe circulation.

A, Ventricule gauche. — B, Ventricule droit. — C. Oreillette gauche. — D, Oreillette droite. — E, Artère aorte. — F, Veine cave. — G, Artère pulmonaire. — H, Veine pulmonaire.

secondes pour faire un tour complet de la circulation ; par conséquent, en vingt-quatre heures, un globule sanguin parcourt 2880 fois le double cercle circulatoire, ce qui représente une vitesse de sept lieues à l’heure. La rapidité avec laquelle la circulation s’effectue justifie la

Fig. 432- — Ventricule gauche au moment de Fig. 433. — — Ventricule gauche au moment de

la systole. 1, Valvule mitrale fermée. — 2, la diastole. 1, Valvule mitrale ouverte. — Valvutos sigmoïdes de l’aorte ouvertes. 2, Valvules sigmoïdes fermées.

dénomination de torrent circulatoire par laquelle on désigne habituellement le cours du sang dans le système vasculaire.

Nous étudierons successivement la circulation d*u sang dans les différents segments de l’appareil circulatoire, c’est-à-dire dans le cœur,

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dans les artères, dans les vaisseaux capillaires et dans les veines ; nous dirons ensuite quelques mots du mode de progression de la lymphe.

1° circulation iæ coæuK. — Les veines caves dé-

versent dans les oreillettes le sang de toutes les parties du corps. Dès que ces cavités sont remplies, leurs parois se contractent et le fluide nourricier passe dans les ventricules à travers les orifices auriculoventriculaires (fig. 433). Les cavités ventriculaires se laissent distendre par Fondée sanguine, puis leurs parois réagissent à leur tour et chassent le sang qu’elles renferment dans les artères pulmonaire et aorte. Les valvules sigmoïdes laissent alors passer librement le sang dans les vaisseaux ; mais elles s’abaissent aussitôt pour s’opposer à son retour dans les ventricules.

Les oreillettes et les ventricules continuent ainsi à se dilater et à se contracter alternativement jusqu’à la mort. C’est, paraît-il, l’oreillette droite qui se contracte la dernière.

mouvements ou coeur. — Le mouvement de contraction du cœur a été appelé systole (suc jtsXXsiv, resserrer), et celui de dilatation, diastole (oiacruéXXsiv, dilater).

La durée de ces mouvements peut être représentée par 1 pour la systole auriculaire, par 4 pour la systole ventriculaire et par 5 pour la diastole générale ou repos du cœur .

A chaque systole ventriculaire, la pointe du cœur subit un rnouve-

Systole auriculaire Systole ventriculaire Diastole générale

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ment de torsion qui la projette en avant contre les parois thoraciques et produit le choc du cœur.

M. Chauveau a essayé de représenter le rhythme des mouvements du cœur, pendant une révolution complète avec les signes de la durée musicale ; nous donnons à la page suivante la notation qu’il a adoptée.

A de rares exceptions près, les mouvements du cœur se succèdent régulièrement chez l’homme, leur rhythme ne se modifie que sous les influences morbides ; chez le chien, au contraire, ils sont toujours irréguliers.

Les battements cardiaques sont en moyenne de 72 par minute chez l’adulte ; chez les enfants, ils peuvent s’élever à 120, et, à la naissance, ils sont de 140.

Certaines personnes, et en général les habitants du Nord, comme les Lapons, présentent un ralentissement considérable dans la succession

des battements du cœur ; leur nombre descend fréquemment à 40 par minute. D’après Rochoux, Napoléon Ier offrait cette particularité.

La vitesse des battements du cœur parait être inversement proportionnelle à la hauteur de la taille. Ainsi le cœur du cheval donne 40 battements par minute, celui du chien 90 et celui des oiseaux plus de 300. Il est vrai que le cœur des papillons ne bat que 60 fois dans le même temps et celui des chenilles 36 fois seulement.

D’autres influences, dont nous avons mentionné quelques-unes à l’étude de l’innervation cardiaque, peuvent faire varier la fréquence des battements du cœur ; ils sont, selon les circonstances, accélérés, ralentis ou même suspendus, comme dans la syncope.

bruits ou cœur. — En appliquant l’oreille sur la région du cœur, l’on entend deux bruits distincts, séparés par un silence trèscourt et qui se reproduisent à intervalles réguliers. Le premier bruit est sourd et s’entend surtout à la pointe ; il correspond à la systole des oreillettes et résulte de l’abaissement des valvules auriculo-ventriculaires. Le second bruit, dont le maximum s’entend à la base, est plus sec et il a été comparé par Laennec à un coup de fouet. Il est dû au claquement des valvules sigmoïdes de l’aorte et de l’artère pulmonaire, qui se redressent, pour s’opposer au reflux de l’ondée sanguine dans les ventricules. Ces bruits physiologiques subissent, dans les affections du cœur, des altérations d’intensité, de rhythme et de timbre qui, selon leurs caractères, sont désignées sous les noms de bruits de souffle, de lime, de râpe , de scie , etc. Le siège et le temps où s’observent ces bruits pathologiques varient avec la nature de la lésion.

s>e eæl syvcope. — La syncope est la perte subite du sentiment et du mouvement par suite d’une suspension plus ou moins prolongée de la circulation cérébrale (1). Elle sera donc provoquée par toûte cause qui suspend momentanément les mouvements du cœur. Quand la syncope survient à la suite d’une violente émotion morale ou d’une vive douleur physique, sa durée n’est que de quelques secondes ; après quoi on revient à la vie comme si l’on sortait d’un profond sommeil. La crise ne laisse, le plus souvent, après elle, aucune impression pénible ; parfois même on éprouve un sentiment délicieux : tel fut, d’après Rochoux, le cas de Montaigne. Il est rare qu’une syncope due à une cause morale se prolonge au point de déterminer la mort ; cependant, une trop grande frayeur et même une joie excessive ont quelquefois été mortelles. On sait tout le parti que madame de Girardin a su tirer de cette donnée physiologique dans sa comédie : La joie fait peur. Quant à la syncope qui accompagne les maladies organiques

(1) Aussi doit-on coucher et non asseoir, comme on le fait généralement, toute personne privée de connaissance, afin de faciliter le retour du sang au cerveau.

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du cœur, des poumons ou du cerveau, elle est d’un pronostic extrêmement fâcheux.

Dans quelques cas particuliers, la syncope produit des effets salutaires : ainsi, par suite du relâchement musculaire qu’elle détermine, elle facilite la réduction des luxations, tout en supprimant la douleur ; elle peut arrêter les hémorrhagies, en favorisant la formation d’un caillot obturateur dans le vaisseau blessé ; enfin, chez les noyés, comme nous l’avons déjà fait remarquer, elle retarde l’asphyxie.

Certaines personnes sont tellement impressionnables, que la cause la plus légère agit vivement sur leur système nerveux et suspend, par action réflexe, les mouvements du centre circulatoire.

On a vu des personnes s’évanouir même devant une rose artificielle. L’odeur du fromage faisait perdre connaissance au médecin Pierre d’Apono. Martin Serokius, qui était exposé au même inconvénient, a écrit sur ce sujet un traité curieux : De aversione casei (Sur l’aversion du fromage). Le duc d’Épernon tombait en syncope à la vue d’un levraut. Le maréchal d’Albret éprouvait le même effet dans un repas où l’on servait un marcassin. Il parait aussi que le chancelier Bacon perdait connaissance toutes les fois qu’il y avait éclipse de lune. La vue du sang est encore une cause fréquente de défaillance.

L’influence de l’imagination sur les mouvements du cœur est telle qu’elle a suffi, dans certains cas, pour déterminer une syncope mortelle. L’histoire suivante que M. Marion raconte dans son Optique en est un curieux exemple. « Un physicien célèbre ayant fait un ouvrage excellent sur les effets de l’imagination, voulut encore joindre l’expérience à la théorie ; à cet effet, il pria le ministre de permettre qu’il prouvât ce qu’il avançait sur un criminel condamné à mort ; le ministre y consentit et lui fit livrer un célèbre voleur né dans un rang distingué. Notre savant va le trouver et lui dit : « Monsieur, plusieurs personnes qui s’intéressent à votre famille ont obtenu du ministre, à force de démarches, que vous ne fussiez point exposé sur un échafaud aux regards de la populace ; il a donc commué votre peine : vous serez saigné aux quatre membres dans l’intérieur de votre prison, et vous ne sentirez pas les angoisses de la mort.

« Le criminel, sachant que son jugement avait été rendu la veille, se soumit à son sort, s’estimant heureux que son nom ne fût pas flétri. On le transporte dans l’endroit désigné, où tout était préparé à l’avance ; on lui bande les yeux, et au signal convenu, après l’avoir attaché sur une table, on le pique légèrement aux quatre membres. On avait disposé aux extrémités de la table quatre petites fontaines d’eau tiède, qui coulaient doucement dans des baquets destinés à cet effet.

« Le patient, croyant que c’était son sang, défaillait par degrés. Ce qui l’entretint dans l’erreur était la conversation à voix basse de deux médecins placés exprès dans cet endroit. « Le beau sangi c’est dom-

mage que cet homme soit condamné à mourir de cette manière, car il aurait vécu longtemps. — Chut { » disait l’autre. Puis, s’approchant du premier, il lui demandait à voix basse, mais de manière à être entendu du criminel : « Combien y a-t-il de sang dans le corps humain ? — Vingt-quatre livres ; en voilà déjà environ dix livres ; cet homme est maintenant sans ressource. » Puis ils s’éloignaient peu à peu et parlaient plus bas. Le silence qui régnait dans cette salle et le bruit des fontaines qui coulaient toujours affaiblirent tellement le cerveau du pauvre malheureux, qui cependant était un homme fortement constitué, qu’il s’éteignit peu à peu sans avoir perdu une goutte de sang. »

2° dams les artères. — Le mouvement du

sang dans les artères se fait du cœur vers les capillaires par le mécanisme suivant : au moment de la contraction des ventricules, le sang est projeté dans les artères pulmonaire et aorte ; dès que la systole ventriculaire cesse, les parois de ces artères, qui s’étaient laissées, distendre par Fondée sanguine, reviennent sur elles-mêmes, en raison de leur élasticité et poussent le sang vers les capillaires. La pression qu’exercent après chaque impulsion cardiaque les parois artérielles sur le sang qu’elles contiennent, a pour effet de rendre la progression de ce liquide continue, tandis qu’elle serait intermittente si les artères étaient des tubes inertes.

Les parois artérielles activent encore par leur contractilité le cours du sang. Cette action, qui apparaît surtout dans les artères de petit calibre, a été démontrée par ce fait que, si, sur un animal vivant, l’on ouvre une portion d’artère comprise entre deux ligatures, on voit le sang jaillir et s’écouler jusqu’à la dernière goutte.

imj pouls, sphygmographie. — En comprimant légèrement avec le doigt une artère superficielle reposant sur un plan résistant, comme la temporale au front, la carotide au cou, la radiale au poignet, la fémorale à l’aine et la pédieuse au pied, on perçoit au toucher un battement intermittent qui constitue le pouls (de pulsar e, battre).

Ce mouvement oscillatoire résulte de la dilatation imprimée à tout le système artériel par la projection de l’ondée sanguine à chaque contraction des ventricules. Il correspond donc à la systole ventriculaire, et toute cause morale, physique ou pathologique qui modifie les battements du cœur fait subir les mêmes modifications au pouls. Aussi son exploration fournit-elle aux médecins de précieux indices dans le diagnostic des maladies.

Connaissant l’action des émotions morales sur la circulation, Galien examinait toujours avec soin le pouls de ses malades pendant qu’il leur faisait prononcer le serment de ne rien lui cacher de ce qui concernait son art. Il reconnut ainsi qu’un de ses clients se faisait traiter en cachette par un ignorant empirique.

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L’agitation que présentent souvent les enfants à l’approche du médecin rend impossible l’examen de leur pouls ; aussi doit-on avoir recours au thermomètre, placé dans l’aisselle ou dans le rectum, pour so rendre un compte exact de leur degré de fièvre.

Le rapport intime qui existe entre le cœur et le pouls, et l’influence que de tout temps on a attribuée au centre psychique sur le centre circulatoire expliquent, sans les justifier, les locutions ; tâter le pouls à quelqu'un et se tâter le pouls, employées comme synonymes de sonder les dispositions d3 une personne et de réfléchir avant de prendre une détermination .

Dans certaines affections du cœur droit, les veines jugulaires sont animées de battements saccadés, sensibles à la vue et isochrones aux contractions des ventricules. C’est ce qui constitue le pouls veineux.

On a donné le nom de pouls capillaire à ces battements que l’on ressent dans les parties emfïammées, comme dans les panaris ; sensa-

tion qui fait dire aux cultivateurs des environs de Paris que « cela leur daube ».

M. Marey a imaginé un instrument, le spliygmographe (ffçuy^oc, pouls; Ypàçeiv, écrire), qui permet d’enregistrer tous les caractères du pouls, tels que la fréquence, la régularité, l’intensité et la forme.

Cet appareil (fig. 434) se fixe sur l’avant-bras ; il a un ressort qui repose sur l’artère explorée, et qui transmet les battements de ce vaisseau à un levier horizontal, dont l’extrémité libre inscrit les oscillations sur une plaque mise en mouvement par un système d'horlogerie.

On comprend quel parti l’on peut tirer de cet instrument dans le diagnostic des maladies du cœur et des artères.

La figure 435 montre quelques tracés sphygmographiques du pouls à l’état normal et dans différents états pathologiques.

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